mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAINIER-SCHALL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 juin 2024, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Toulouse a transmis le dossier de la requête de M. A B au tribunal administratif de Limoges.
Par une requête enregistrée le 14 juin 2024, M. A B, représenté par Me Mainier-Schall, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation en droit et en fait ;
- cette décision a été prise sans mise en œuvre préalable d'une procédure contradictoire, en méconnaissance des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du droit d'être entendu, principe général de droit de l'Union européenne désormais et prévu à l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- présent depuis moins de trois mois en France, il n'était pas en situation irrégulière ;
- il remplissait les conditions pour obtenir un titre de séjour en qualité de membre de la famille d'un ressortissant de l'Union européenne vivant en France ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation en droit et en fait ;
- il n'a pas été préalablement mis à même de présenter ses observations sur cette décision ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation en fait.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Boschet a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant bulgare né le 29 novembre 1980, M. B a, depuis sa première entrée sur le territoire français, fait l'objet, à tout le moins, de sept mesures d'éloignement prononcées par des arrêtés des 13 mai 2013, 7 juillet 2015, 1er décembre 2017, 13 décembre 2021, 26 août 2022, 6 juillet 2023 et 8 février 2024. Après exécution, le 26 mars 2024, de cette dernière mesure d'éloignement, M. B est revenu sur le territoire français. Par un arrêté du 12 juin 2024, pris le lendemain de son interpellation par les services de police de Limoges pour des faits de vol à l'étalage, le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Eu égard à l'urgence qui s'attache au jugement de sa requête, il y a lieu, dans la présente instance, d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction sous astreinte et les frais liés au litige :
3. En premier lieu, M. Laurent Monbrun, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de l'arrêté en litige, bénéficie, à compter du 26 février 2024, d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date du 14 février 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-20287-2024-029 du 15 février 2024, à l'effet notamment de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions du 12 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.
4. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. B, les décisions contenues dans l'arrêté en litige comportent, pour chacune d'elles, l'énoncé des motifs de droit et de fait sur lesquels elles se fondent. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation en droit et en fait de ces décisions doit être écarté.
5. En troisième lieu, d'une part, il ressort, des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'administration prononce à l'encontre d'un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français ainsi que les décisions dont cette obligation est susceptible d'être assortie. Par suite, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, imposant de façon générale le respect d'une procédure contradictoire en préalable aux décisions individuelles soumises à l'exigence de motivation, ne peut être utilement invoqué par M. B.
6. D'autre part, si, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance par une autorité d'un État membre est inopérant. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Par ailleurs, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu avoir une influence sur le contenu de la décision. En l'espèce, si M. B soutient qu'il n'a pas été informé de ce qu'une obligation de quitter le territoire français et une décision lui refusant un délai de départ volontaire pouvaient être prises à son encontre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait eu de nouveaux éléments à faire valoir qui auraient conduit le préfet à prendre des décisions différentes. Par suite, alors que M. B a été mis à même de présenter tous éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle et familiale avant l'édiction de l'arrêté en litige dans le cadre de son audition par les services de police le 11 juin 2024, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 200-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les restrictions au droit de circuler et de séjourner librement en France prononcées à l'encontre de l'étranger dont la situation est régie par le présent livre ne peuvent être motivées que par un comportement qui constitue, du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. / Il en va de même lorsque l'étranger dont la situation est régie par le présent livre a fait l'objet d'une peine d'interdiction du territoire, d'une décision d'expulsion, d'une interdiction de circulation sur le territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire ". Aux termes de l'article L. 232-1 de ce code : " Tant qu'ils ne deviennent pas une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale mentionné par la directive 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relatif au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, les citoyens de l'Union européenne ainsi que les membres de leur famille, tels que définis aux articles L. 200-4 et L. 200-5 et accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne, ont le droit de séjourner en France pour une durée maximale de trois mois, sans autre condition ou formalité que celles prévues pour l'entrée sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 251-1 du même code : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; / 3° Leur séjour est constitutif d'un abus de droit. () / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ". Aux termes de l'article L. 251-3 du même code : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".
8. Il ressort des pièces du dossier que, depuis sa première entrée sur le territoire français il y a désormais plusieurs années, M. B a été condamné à de très nombreuses reprises à des peines d'emprisonnement et qu'il n'a eu de cesse, chaque fois qu'il est revenu en France à la suite de l'exécution des diverses mesures d'éloignement prononcées à son encontre, de commettre des faits délictuels sans qu'aucun élément ne révèle une éventuelle prise de conscience du caractère parfaitement inadapté de son comportement ou ne permette d'écarter un risque de récidive. En outre, s'il se prévaut de sa relation avec Mme C, ressortissante de l'Union européenne avec laquelle il déclare avoir deux enfants, il ne produit pas le moindre élément de nature à justifier de la réalité et de l'intensité des liens qu'il entretiendrait avec ces personnes. Ne faisait état d'aucun élément susceptible de démontrer une intégration particulière en France, pays dans lequel il s'est surtout distingué par son aptitude constante à commettre des infractions pénales, M. B, qui ne respecte par ailleurs pas l'interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans dont il a fait l'objet le 26 août 2022, ne justifie pas qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et quand bien même M. B résidait en France depuis moins de trois mois à la date de l'arrêté en litige en raison de l'exécution le 26 mars 2024 de la septième mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 8 février 2024, le préfet de la Haute-Vienne a pu, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation, estimé que le comportement personnel du requérant représentait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, et prendre une obligation de quitter le territoire français à son encontre en application du 2° de l'article 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Vienne a pu légalement, dès lors que la situation d'urgence prévue à l'article L. 251-3 du même code était caractérisée, refuser à M. B un délai de départ volontaire.
9. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 M. B n'est pas fondé à soutenir que les décisions l'obligeant à quitter le territoire français et lui refusant un délai de départ volontaire méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 12 juin 2024 du préfet de la Haute-Vienne et, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction avec astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige par M. B et son conseil doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Ce jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Haute-Vienne et à Me Mainier-Schall.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Revel, président,
M. Boschet, premier conseiller,
M. Gazeyeff, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
FJ. REVELLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. D
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026