mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401196 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GUILLOT OLIVIER |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré et des pièces enregistrés les 4, 8 et 9 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne demande au tribunal d'annuler l'élection de M. C A en qualité de conseiller municipal lors des opérations électorales qui se sont déroulées le 30 juin 2024 dans la commune de Champsac.
Il soutient qu'en application de l'article L. 230 du code électoral, M. A, placé sous curatelle renforcée, était inéligible et ne pouvait être élu conseiller municipal.
Par un mémoire enregistré le 24 août 2024, l'association d'entraide des pupilles et anciens pupilles de l'Etat (AEPAPE), curateur de M. A, représentée par Me Guillot, s'en remet à l'appréciation du tribunal.
La procédure a été communiquée à M. A, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code électoral ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- les conclusions de Mme Siquier, rapporteur public,
- les observations de Mme B, représentant le préfet de la Haute-Vienne.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de la démission de onze des quinze conseillers municipaux de Champsac les 19, 20 et 22 avril 2024, des opérations électorales se sont déroulées le 30 juin 2024 en application de l'article L. 258 du code électoral en vue de pourvoir ces onze sièges vacants. A l'issue de ces opérations, les onze personnes qui se sont portées candidates ont été élues au premier tour. Le préfet de la Haute-Vienne demande l'annulation de l'élection de M. C A en qualité de conseiller municipal de cette commune de moins de 1 000 habitants.
2. Aux termes de l'article L. 44 du code électoral : " Tout Français et toute Française ayant la qualité d'électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des cas d'incapacité ou d'inéligibilité prévus par la loi ". Selon l'article L. 230 de ce code : " Ne peuvent être conseillers municipaux : () / 2° Les majeurs placés sous tutelle ou sous curatelle ".
3. Il résulte de l'instruction qu'au jour de son élection en qualité de conseiller municipal de Champsac, M. C A était placé sous curatelle renforcée. En application de l'article L. 230 du code électoral, cette mesure de protection faisait obstacle à ce que M. C A, qui n'était pas éligible, puisse être élu en qualité de conseiller municipal. Par suite, comme le demande le préfet de la Haute-Vienne, il y a lieu d'annuler son élection.
D E C I D E :
Article 1er : L'élection de M. C A en qualité de conseiller municipal de Champsac est annulée.
Article 2 : Ce jugement sera notifié au préfet de la Haute-Vienne, à M. C A et à l'AEPAPE. Une copie en sera adressée pour information à la commune de Champsac.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Revel, président,
M. Boschet, premier conseiller,
M. Gazeyeff, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 septembre 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
FJ. REVELLe greffier,
M. D
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière,
M. D
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026