vendredi 2 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401310 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET |
| Avocat requérant | FADIABA-GOURDONNEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2024, et un mémoire ampliatif, enregistré le 1er août 2024, Mme B A D, représentée par Me Fadiaba-Gourdonneau, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 19 juillet 2024 par lesquels le préfet de la Haute-Vienne, d'une part, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, d'autre part, l'a assignée à résidence pour quarante-cinq jours dans la commune de Limoges ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour, la décision fixant le pays de destination, l'assignation à résidence et l'obligation de quitter le territoire :
- le signataire ne justifie pas de sa compétence ;
- dès lors qu'elle n'a pas bénéficié d'un interprète pour l'assister dans la procédure administrative, l'obligation de quitter le territoire et le refus de séjour intervenus à l'issue de cette dernière sont irrégulières pour méconnaître les dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ces décisions sont entachées d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de la menace à l'ordre public ;
- elle est elle-même victime de violences intrafamiliales ;
- l'obligation de quitter le territoire est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- le préfet s'est à tort estimé en situation de compétence liée par l'obligation de quitter le territoire ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît son droit à une vie privée et familiale normale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard de l'ordre public.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- l'assignation à résidence est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut :
-au rejet de la requête ;
- à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 750 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Mme A D a présenté une demande d'aide juridictionnelle enregistrée le 1er août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles
L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. G a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A D, ressortissante ivoirienne née le 1er janvier 1991 à Bonoufla Vavoua, est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement le 22 septembre 2023 en France où elle a rejoint un compatriote. L'irrégularité de sa présence en France a été révélée par son audition libre le 18 juillet 2024 par les services de police, dans le cadre d'un contexte de violences intra-familiales, pour lesquelles elle avait fait l'objet d'une condamnation le 19 juin 2024 par le tribunal judiciaire de Limoges et avait elle-même déposé une plainte le 3 juillet 2024. Par deux arrêtés du 19 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne, d'une part, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, d'autre part, l'a assignée à résidence pour quarante-cinq jours dans la commune de Limoges. Mme A D demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté par l'intéressée, que depuis son arrivée irrégulière sur le territoire français Mme A D n'a formé aucune demande de titre de séjour.
4. Il ressort des termes du dispositif du premier des arrêtés du 19 juillet 2024, éclairé par sa motivation, dont Mme A D demande l'annulation dans la présente instance que, s'il a pour objet d'obliger l'intéressée à quitter le territoire français sans délai, de fixer le pays de renvoi et prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, il n'étend pas cet objet ni n'a pour effet de rejeter une demande de titre de séjour qu'aurait présentée Mme A D ou de lui refuser le séjour autrement qu'au seul constat de sa situation irrégulière. Il suit de là que le préfet de la Haute-Vienne a entendu, pour prendre la décision en litige, se placer exclusivement dans le cas prévu par le 1° de l'article L. 611-1précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par ailleurs expressément visé dans l'arrêté en litige.
5. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, ( ) ".
6. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 2 à 4 du présent jugement que la présente requête n'est pas dirigée contre un refus de titre de séjour. Dès lors, les conclusions de Mme A D tendant à l'annulation d'un refus de séjour sont irrecevables et ne peuvent, dans cette mesure, qu'être rejetées.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, Mme C E, directrice de cabinet du préfet de la Haute-Vienne et signataire de l'arrêté du 19 mai 2024 en litige, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date du 21 août 2023, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-2023-130 du même jour, à l'effet notamment de signer en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Mme A D n'allègue pas même que les conditions de cette délégation n'étaient pas réunies. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire () ".
9. Si Mme A D fait état de ce que les arrêtés en litige lui ont été notifiés en l'absence d'un interprète, alors qu'elle soutient ne pas s'exprimer en français et ne pas le comprendre, les conditions de notification d'une décision administrative sont toutefois sans incidence sur sa légalité. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme inopérant.
10. En troisième lieu, il ressort de la motivation des arrêtés en litige et des autres pièces du dossier que, si le préfet, pour prendre les mesures en litige, a, d'une part, pris en compte la situation personnelle et familiale de Mme A D, d'autre part, a estimé qu'elle représente une menace pur l'ordre public, il n'a pas fondé ses décisions principalement sur cette dernière considération mais sur la globalité de la situation, irrégulière, de l'intéressée sur le territoire et les conditions de son séjour en France. Il en résulte, ainsi qu'il le fait valoir dans ses écritures contentieuses, que le préfet de la Haute-Vienne aurait en tout état de cause pris les mêmes mesures s'il ne s'était fondé que sur les autres éléments que l'atteinte à l'ordre public. Dès lors, Pour contester les autres motifs, déterminants, des décisions en litige, Mme A D ne peut utilement invoquer, seraient-elles mêmes établies, les circonstances dans lesquelles elle a fait l'objet d'une composition pénale, qu'elle allègue vouloir contester sur le fond comme sur la forme, ou encore dans lesquelles elle s'est trouvée prise en charge en qualité de victime de violences de la part de son compagnon.
11. En quatrième lieu, il ne ressort pas de la motivation des arrêtés en litige, ni des autres pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Vienne se serait à tort estimé en situation de compétence liée pour, d'une part, interdire à Mme A D le retour sur le territoire français, d'autre part, à supposer le moyen articulé contre ces décisions, lui faire obligation de quitter le territoire français et l'assigner à résidence.
12. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations, de celles de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, laquelle prévoit également que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications " ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
13. Mme A D, ressortissante de la Côte-d'Ivoire, est entrée, selon ses déclarations, sur le territoire français en décembre 2023, à l'âge de trente-deux ans pour y rejoindre un compatriote qu'elle déclare avoir rencontré virtuellement et qu'elle a épousé religieusement par procuration dans leur pays d'origine, tous deux étant alors en France. Elle fait valoir, à l'appui de sa requête, qu'à la suite de cette union elle serait répudiée par sa famille en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, et au regard de son entrée très récente sur le territoire, alors qu'elle a déclaré devant les services de police vouloir se séparer de son compagnon à la suite de deux épisodes de violences conjugales réciproques qui ont conduit l'autorité judicaire à notamment interdire tout rapprochement entre Mme A D et son compagnon, ce qui a amené l'intéressée à être prise en charge par une association pour un hébergement temporaire d'urgence, elle n'apporte pas d'éléments permettant de démontrer l'existence d'une insertion dans la société française, où notamment elle est allophone et sans aucune ressource ni perspective à court terme. Si elle soutient qu'à la suite de son mariage religieux elle est dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-deux ans et où réside notamment sa fille âgée de six ans, prise en charge par un tiers, et y a ainsi nécessairement tissé des liens, elle n'apporte aucun élément permettant de corroborer ses allégations. Par suite, le moyen tiré d'une atteinte à son droit à une vie privée et familiale normale, qui doit être regardé comme tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté. Par les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas entaché la décision en litige d'une erreur manifeste dans son appréciation de la situation personnelle de Mme A D.
14. En sixième lieu, Mme A D ne peut, en tout état de cause, invoquer par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire en litige, l'illégalité d'une décision de refus de séjour qui, ainsi qu'il a été dit aux points 2 à 6 du présent jugement, n'a pas d'existence.
15. Enfin, Il résulte de ce qui vient d'être dit que Mme A D ne peut exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'assignant à résidence.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A D n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions en litige. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font, en tout état de cause, obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse une somme au conseil de Mme A D au titre des frais liés au litige. Il n'apparaît pas inéquitable, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à la charge de l'Etat les frais exposés par le préfet de la Haute-Vienne à l'instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme A D est rejetée.
Article 2:Les conclusions de l'Etat tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à Mme B A D et au préfet de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2024.
Le magistrat désigné,
D. G
La greffière,
M. F
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Cheffe
La Greffière
M. F
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026