vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401358 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET |
| Avocat requérant | MOREAU LISE-NADINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Rennes le 19 juillet 2024, M. A B D a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 18 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Orne a fixé le pays de renvoi pour l'exécution de la décision d'interdiction temporaire du territoire français pour une durée de sept ans prononcée par un jugement du tribunal judiciaire de Saumur du 22 juin 2023.
Il soutient que :
- le signataire de la décision en litige ne justifie pas de sa compétence ;
- la décision est insuffisamment motivée ; elle révèle un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle est intervenue sans qu'il ait été mis en mesure de présenter préalablement ses observations ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
Par une ordonnance n° 2404216 en date du 25 juillet 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Rennes, constatant l'assignation à résidence de l'intéressé, a renvoyé le dossier de la requête de M. B D au tribunal administratif de Limoges.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 et le 27 juillet 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en délibéré, qui n'a pas été communiqué, enregistré le 2 août 2024 à 11h31, M. B D, représenté par Me Moreau, avocat commis d'office, demande son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2022, M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. G ;
- les observations de Me Moreau, représentant M. B D.
La clôture de l'instruction a été reportée au 2 août 2024, 16h.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B D, ressortissant soudanais né le 6 février 1992 à El Guneïna, est, selon ses allégations, entré irrégulièrement le 17 août 2015 en France où il a obtenu le statut de réfugié et a été muni en cette qualité d'une carte de résident valable jusqu'au 28 novembre 2026. A la suite de sa condamnation par un jugement du tribunal correctionnel de Saumur du 22 juin 2023, il a été incarcéré et, par une décision du 15 mai 2024, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a retiré son statut de réfugié. Par une décision du 18 juillet 2024, le préfet de l'Orne lui a retiré sa carte de résident. Pour appliquer une interdiction de territoire de sept ans prononcée par le jugement du 22 juin 2023, le préfet de l'Orne, par un arrêté du 18 juillet 2024, a fixé pour pays de renvoi de l'intéressé tout pays qui lui aurait délivré un document de voyage en cours de validité ou dans lequel il serait légalement admissible, à l'exception du Soudan. Placé en rétention administrative à sa levée d'écrou, M. B D a été ensuite, par une décision du 19 juillet 2024, assigné à résidence pour un an par le ministre de l'Intérieur dans le territoire de la commune de Brive-la-Gaillarde, avec obligation de présentation quotidienne aux services de police. Au constat de cette dernière circonstance, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Rennes a transmis au tribunal administratif de Limoges, par une ordonnance du 25 juillet 2024, la requête par laquelle M. B D demande l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2024.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique prévoit que : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Selon le second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. B D, dont le conseil a été commis d'office, a déposé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas été statué à la date du présent jugement. Il y a dès lors lieu, en application des dispositions mentionnées au point 1, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
4. En premier lieu, M. C E, directeur de la citoyenneté et de la légalité de la préfecture de l'Orne et signataire de l'arrêté en litige, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de l'Orne du 15 avril 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 2024 04 08 du 16 avril 2024, à l'effet notamment de signer " les arrêtés fixant le pays de renvoi ". M. B D n'allègue pas même que les conditions de cette délégation n'étaient pas réunies. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de destination en litige énonce clairement les considérations de droit et de fait relatives à la situation personnelle de M. B D sur lesquelles elle se fonde, s'agissant notamment de sa situation judiciaire et familiale ainsi que de l'ordre public, dans une mesure suffisante pour permettre à son destinataire d'en connaître et discuter utilement les motifs, et pour mettre le juge de l'excès de pouvoir en mesure d'exercer son office en pleine connaissance de cause. Cette décision, dont aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration qu'elle devrait reprendre exhaustivement tous les éléments de la situation de fait de l'intéressé, est, dès lors, suffisamment motivée. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. B D, celui-ci déduit du premier, manquent dès lors en fait et doivent être écartés.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 131-30 du code pénal, auquel renvoie l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'elle est prévue par la loi, la peine d'interdiction du territoire français peut être prononcée, à titre définitif ou pour une durée de dix ans au plus, à l'encontre de tout étranger coupable d'un crime ou d'un délit./ L'interdiction du territoire entraîne de plein droit la reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant, à l'expiration de sa peine d'emprisonnement ou de réclusion./ Lorsque l'interdiction du territoire accompagne une peine privative de liberté sans sursis, son application est suspendue pendant le délai d'exécution de la peine. Elle reprend, pour la durée fixée par la décision de condamnation, à compter du jour où la privation de liberté a pris fin. /() ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office () d'une peine d'interdiction du territoire français (). " Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : /1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
8. Il résulte de ces dispositions qu'aussi longtemps que la personne condamnée n'a pas obtenu de la juridiction qui a prononcé la condamnation pénale le relèvement de sa peine d'interdiction du territoire, l'autorité administrative est tenue de pourvoir à son exécution en édictant à son encontre une décision motivée fixant son pays de destination, sous réserve qu'une telle décision n'expose pas l'intéressé à être éloigné à destination d'un pays dans lequel sa vie ou sa liberté serait menacée, ou d'un pays où elle serait exposée à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. La décision fixant le pays de renvoi d'un étranger frappé d'une peine d'interdiction du territoire français présente le caractère d'une mesure de police qui doit être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et est soumise notamment aux dispositions des articles L. 121-1 et suivants de ce code selon lesquelles l'administration doit mettre à même la personne intéressée de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales en ayant la faculté de se faire assister par un conseil de son choix.
10. Si le préfet de l'Orne indique, dans ses écritures contentieuses, faisant valoir l'urgence dans les circonstances particulières de l'espèce, ne pas avoir pu mettre l'intéressé en mesure de présenter expressément ses observations préalablement à la décision fixant le pays de destination en litige, il soutient qu'en tout état de cause M. B D a été à même de présenter celles-ci dès le 14 mai 2024 à l'occasion du rapport social demandé par l'administration en vue de statuer sur sa situation dans la perspective de l'exécution de l'interdiction judiciaire du territoire français qui s'impose à l'autorité préfectorale. Il ressort de ce rapport, produit à l'instance par le préfet, que, quoiqu'il y est relevé une expression limitée de l'intéressé en français, les éléments de sa situation personnelle, notamment maritale, ont pu être recueillis et que M. B D a expressément indiqué souhaiter rester en France pour y reprendre une activité d'auto-entrepreneur livreur. Il y est également fait état, sans que soit précisé si le rédacteur du rapport a relevé d'office ces éléments ou a transcrit les déclarations de M. B D, de la protection internationale dont celui-ci bénéficiait alors et, implicitement, des risques qu'il encourrait en cas de retour au Soudan, où réside par ailleurs sa famille. Par ailleurs, M. B D n'invoque à l'instance aucun autre élément, fût-il complémentaire, qui aurait été de nature à influer sur le sens de la décision en litige. Il ressort dans ces conditions des pièces du dossier que, si l'administration n'a effectivement pas mis M. B D en situation de présenter expressément et préalablement à la mesure en litige ses observations, le préfet de l'Orne n'en a pas moins, en excluant expressément le Soudan pour sa destination, pris en compte l'ensemble des éléments qu'il lui incombait d'examiner pour son appréciation dans les limites de l'étendue de cette dernière, fixées par la décision judiciaire qu'il était tenu d'exécuter.
11. Dans ces circonstances toutes particulières à l'espèce de l'exécution par l'administration d'une décision de justice s'imposant à elle, et si M. B D est fondé à faire valoir qu'il n'a pas été effectivement mis en situation de présenter ses observations spécifiquement au cours de la procédure d'instruction préalablement à l'intervention de la décision fixant le pays de destination en litige, et que par suite les dispositions mentionnées au point 7 du présent jugement ont été méconnues, le vice de procédure qui affecte cette décision n'a pas eu pour effet de priver l'intéressé d'une garantie. Dès lors, le moyen qui en est tiré doit être écarté.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. ()". Aux termes de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ". D'autre part, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
13. M. B D, qui ne fait valoir aucun élément de nature à établir qu'il encourrait des risques dans un pays tiers à son pays d'origine, ne peut utilement invoquer l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination en litige qui, si elle a pour objet de désigner pour destination tout pays qui aurait délivré à M. B D des documents de voyage en cours de validité ou tout pays dans lequel il serait légalement admissible, exclut expressément de cette liste le Soudan, son pays d'origine vers lequel il ne peut être éloigné pour l'exécution de cette mesure dès lors qu'il avait été reconnu comme y encourant des risques. Le moyen qui en est tiré ne peut par suite qu'être écarté comme inopérant.
14. Enfin, M. B D, qui ne justifie aucune de ses allégations quant à sa situation familiale au-delà des éléments figurant dans la motivation de l'arrêté en litige et connus de l'administration, n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant la décision en litige, au regard de l'ordre public et pour exécuter l'interdiction du territoire national édictée par l'autorité judiciaire, le préfet aurait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
15. Il suit de là que M. B D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination en litige. Dès lors, sa requête doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er :M. B D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête de M. B D est rejeté.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A B D et au préfet de l'Orne.
Copie pour information en sera adressée au ministre de l'Intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2024.
Le magistrat désigné,
D. G
La greffière,
M. F
La République mande et ordonne
au préfet de l'Orne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La Greffière,
M. F
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026