mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401432 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | AVOC'ARENES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, M. A B, représenté par Me Toulouse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant un an, et l'a informé de son signalement dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour et de travail dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- le signataire de l'arrêté en litige ne justifie pas de sa compétence ;
- elle révèle, par une mention erronée dans la décision litigieuse, un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation ;
- le préfet de la Haute-Vienne a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des dispositions des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l'article 8 §1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne présente pas une menace à l'ordre public.
La décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité affectant le refus de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est disproportionnée au regard de sa durée de présence en France et de l'importance exceptionnelle de ses liens familiaux.
La décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chambellant, conseillère,
- et les observations de Me Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant arménien, né le 15 décembre 1989, est entré irrégulièrement en France le 25 août 2010. Le 29 septembre 2011, il a été mis en possession d'un titre de séjour en raison de son état de santé, régulièrement renouvelé jusqu'au 1er septembre 2017. M. B a sollicité, le 23 février 2024, la délivrance d'un titre de séjour en raison de son ancienneté de présence en France et d'une promesse d'embauche sous couvert d'un contrat à durée indéterminée. Par un arrêté du 17 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, et l'a interdit de retour sur le territoire français pour un délai d'un an. Il sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, M. Laurent Monbrun, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de l'arrêté en litige, bénéficie, à compter du 26 février 2024, d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date du 14 février 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-20287-2024-029 du 15 février 2024, à l'effet notamment de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". M. B ne peut, en tout état de cause, utilement alléguer que les conditions de cette délégation n'étaient pas réunies en l'absence de toute condition mise à la délégation de signature sur ce point. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, si M. B soutient que le préfet de la Haute-Vienne a entaché sa décision portant refus de séjour d'une erreur laquelle révèlerait un défaut d'examen sérieux de sa demande, il ressort toutefois de l'arrêté en litige que le préfet a mentionné la date exacte de l'entrée en France du requérant. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Vienne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B avant d'adopter la décision attaquée.
4. En troisième lieu, en vertu de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour ". En vertu de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
5. Si l'intéressé soutient qu'il ne trouble pas l'ordre public, ce moyen, compte tenu du fait que le motif de refus tiré du trouble à l'ordre public est surabondant, sera écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
7. Il est constant que M. B, qui déclare être entré irrégulièrement en France une première fois le 25 août 2010 puis une seconde fois en novembre 2019, a produit à l'appui de sa demande de délivrance d'un titre de séjour le 23 février 2024 une promesse d'embauche sous couvert d'un contrat à durée indéterminée en qualité de plaquiste au sein de l'entreprise " SAS DIATAXI " daté de janvier 2022. Le requérant se prévaut, outre de cette activité professionnelle future, de son insertion sur le territoire français, de son intégration et de ses activités professionnelles antérieures révélatrices de sa durée de présence sur le territoire. A cet égard, il produit un certificat de travail en qualité de chauffeur manutentionnaire pour la période du 5 février 2014 au 21 novembre 2014 ainsi que des extraits Kbis accompagnés du compte de résultat de son entreprise pour les années 2016 et 2017. Toutefois, ces seuls éléments ne suffisent pas à caractériser l'existence d'un motif exceptionnel. En outre, si M. B fait valoir que son état de santé nécessite son maintien sur le territoire français, les pièces produites n'établissent pas que les troubles psychologiques dont il est atteint ne pourraient effectivement pas être pris en charge hors de France. Par ailleurs, si le requérant se prévaut de la présence en France de membres de sa famille, il n'établit pas qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a résidé jusqu'en 2010, ainsi que partiellement au cours de l'année 2019 suite à son expulsion du territoire. Dès lors, célibataire et sans enfant, les éléments précités sont insuffisants pour considérer que le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de délivrer à M. B un titre de séjour " salarié " et de lui accorder le bénéfice de l'admission exceptionnelle au séjour.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application des stipulations et des dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. B fait notamment valoir qu'il vivait en France depuis plus de quatorze années à la date de la décision attaquée, qu'il a appris le français, qu'il est intégré, qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche sous couvert d'un contrat de travail à durée déterminé et que les membres de sa famille résident sur le territoire national. Toutefois, ces éléments ne sauraient, à eux-seuls, suffire à établir un ancrage ancien et durable de l'intéressé en France alors qu'il ressort des pièces du dossier que le requérant est célibataire et sans enfant, et que les pièces produites ne révèlent pas l'existence de liens personnels et familiaux solides en France. En outre, l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français après le rejet de sa demande de titre de séjour et s'est soustrait à deux décisions lui faisant obligation de quitter le territoire. Par ailleurs, aucun élément ne permet d'établir que le requérant serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Compte tenu ce qui précède, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige lui refusant la délivrance d'un titre de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
10. Aucun des moyens dirigés à l'encontre de la décision portant refus de séjour n'étant fondé, les moyens, soulevés par voie d'exception, tirés du défaut de base légale des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas établie, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée emporterait des conséquences manifestement disproportionnées sur sa situation personnelle et familiale.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi, et l'a interdit de retour sur le territoire doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Le présent jugement qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête ne peuvent également qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. L'Etat n'ayant pas dans la présente instance, la qualité de partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à sa charge les sommes dont le requérant demande le versement à son conseil sur le fondement de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Toulouse et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,
J. CHAMBELLANT
Le président,
F-J. REVEL
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef,
La Greffière,
M. C
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026