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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2401484

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401484

mercredi 28 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401484
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) du 22 juillet 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant soutenait que le dépassement du délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l’asile après son retour en France n’était pas dû à un défaut de diligence de sa part. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. A n’apportait pas la preuve de démarches suffisantes pour justifier un motif légitime de retard, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 août 2024, M. D A, représenté par Me Karakus, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 22 juillet 2024 par laquelle le directeur territorial à Limoges de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé de lui accorder les conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre au directeur territorial à Limoges de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, de lui rétablir le versement de l'allocation pour demandeur d'asile et de lui attribuer un logement dans un délai de vingt-quatre heures à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration de l'intégration une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- après avoir été renvoyé en Espagne le 4 janvier 2022, il est revenu en France et a tenté à de nombreuses reprises de solliciter l'asile mais sa demande n'a jamais été enregistrée en raison du refus de la préfecture ;

- il n'a pu présenter sa demande que le 19 juillet 2024 ; s'il y a dépassement de quatre-vingt-dix jours, cela n'est pas dû à un défaut de diligence de sa part ;

- la première date de dépôt de sa demande d'asile est le 8 juillet 2021, et il était bien entré en France le 20 juin 2021, soit dix-huit jours avant ; sa demande n'est pas une demande nouvelle mais la continuité de sa demande du 8 juillet 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, l'Office français de l'immigration de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il soutient les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, ressortissant guinéen né le 4 juillet 1990, est entré en France le 20 juin 2021, selon ses déclarations puis, après avoir sollicité l'asile, a été renvoyé vers l'Espagne, pays dans lequel il avait formé une première demande d'asile. Revenu en France, il demande l'annulation de la décision du 22 juillet 2024, qui lui a été notifiée le 9 août 2024, par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " () L'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente ou son président ou par le président de la commission mentionnée à l'article L. 432-13 ou à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué ".

3. M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas été statué à la date de la présente ordonnance. Il y a lieu, en application des dispositions mentionnées au point 1, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

4. Aux termes de l'article L.551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : () /4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. () ". L'article L. 531-27 du même code dispose : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile dans les cas suivants : / () 3° Sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France ; () ".

5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé une première demande d'asile en France le 8 juillet 2021 mais qu'il a fait l'objet d'un arrêté de transfert le 7 décembre 2021 aux autorités espagnoles chargées de l'examen de sa demande déposée préalablement dans ce pays. D'autre part, si M. A soutient être revenu en France le 22 février 2022 et avoir entrepris des démarches pour déposer une nouvelle demande d'asile, il se borne à produire un échange de courriels datant du mois de juin 2023 entre son conseil et la structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA), laquelle indique d'ailleurs ne pas connaitre le requérant, et une convocation pour l'enregistrement de sa demande d'asile le 13 juillet 2023, ces éléments ne permettant pas de justifier de l'engagement effectif de la démarche dans le délai de quatre-vingt-dix jours après son retour en France ni d'établir la réalité des comportements dilatoires qu'il reproche à l'administration.

6. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 22 juillet 2024, par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à Limoges lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Ses conclusions à fin d'annulation, et par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction doivent donc être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Ofii, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à l'Office français de l'immigration de l'intégration et au préfet de la Haute-Vienne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 août 2024.

Le magistrat désigné,

Y. BLa greffière,

M. C

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour La Greffière en Chef

La greffière,

M. C

mf

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