jeudi 29 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401494 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés respectivement le 16 août 2024 et le 28 août 2024, Mme C B, représentée par Me Toulouse, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à sa prise en charge ainsi qu'à celle de ses enfants en hébergement d'urgence ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Creuse de maintenir son droit à l'hébergement d'urgence et celui de ses enfants au sein du Comité d'accueil creusois de Guéret dans le délai de 24 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75-1 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que la décision litigieuse ne constitue pas un simple courrier informatif, il comporte les voies et délais de recours, le courrier du comité d'accueil creusois ne constitue pas une décision dès lors qu'il se borne à prendre acte de la décision de la préfète de la Creuse ;
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'elle ne dispose d'aucune ressource qui lui permettrait de se loger par elle-même ; ses enfants âgés de 18 mois et de 6 ans, scolarisée, en l'absence de toute solution d'hébergement se retrouveraient à la rue ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que la décision a été prise par une autorité incompétente ; elle est entachée d'un défaut de motivation en droit ; elle méconnait les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'ayant pas été informée du projet de décision et n'ayant été mise à même de pouvoir présenter des observations, la convocation à l'entretien du 24 juillet 2024 visait à lui présenter le dispositif d'aide au retour ; elle méconnait les dispositions des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles ; elle méconnait les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par des mémoires en défense enregistré le 23 août 2024 et le 29 août 2024, la préfète de Creuse conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la lettre du 17 juillet 2024 ne revêt qu'un caractère informatif, la décision ayant été effectivement prise par le comité d'accueil creusois remise en main propre le 31 juillet 2024 ;
- le critère d'urgence n'est pas rempli : la requérante ne s'est pas rapprochée du comité d'accueil creusois afin qu'une solution puisse être trouvée en application des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles au titre de la protection de l'enfance ; elle sollicite un hébergement d'urgence sans limite de temps ; elle n'a pris aucune disposition pour respecter l'obligation de quitter le territoire français qui lui été faite le 29 septembre 2023 et alors que les services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration restent à sa disposition pour organiser son départ volontaire en direction de son pays d'origine ;
- le critère du doute sérieux n'est pas rempli : le courrier, essentiellement informatif a été signé par la directrice départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations qui dispose à cet effet d'une délégation de signature ; la requérante a été reçue par les services de la préfecture le 17 juillet 2024, lors de cet entretien elle a été informée de la décision prise par le chef d'établissement ; la situation de la requérante est bien connue de ses services ; elle n'est entachée d'aucune erreur de droit et ne méconnait ni les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; sa décision tient compte de la saturation du dispositif d'accueil d'urgence et l'oriente vers l'aide au retour, solution la plus adaptée à la situation de la requérante dès lors qu'elle ne dispose d'aucun droit au séjour ; la requérante tente de faire évoluer son référé suspension en référé liberté.
Vu :
- la requête par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Siquier, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Siquier,
- les observations de Me Toulouse, représentant Mme B, qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures. Et fait valoir en outre que la décision attaquée constitue bien une décision administrative dès lors qu'elle a été prise à l'initiative de l'administration, qu'elle comporte une motivation et que les voies et délais de recours sont précédées par la mention " si vous souhaitez contester cette décision " ; le directeur général du comité d'accueil creusois confirme par un courriel produit à l'instance confirmant qu'il n'est pas l'auteur de la décision attaquée, ce directeur souhaitait d'ailleurs poursuivre cet hébergement ; si le gestionnaire du SIAO avait été seul compétent pour prendre la décision de fin d''hébergement, la décision attaquée aurait d'autant plus été prise par une autorité incompétente ; aucun élément n'est produit par la préfète de la Creuse démontrant une saturation de l'hébergement d'urgence ni n'explique le choix de fin de prise en charge de cette famille ; les éléments apportés par la préfète ne correspondent pas à la motivation de la décision, fondée sur le rejet de la demande d'asile de Mme B ; le rendez-vous du 24 juillet 2024 lors duquel a été proposé une aide au retour est postérieur à la décision attaquée et une aide au retour ne répond pas au seul critère pouvant permettre de mettre fin à l'hébergement à l'obtention d'un logement ou un hébergement pérenne ;
- et les observations de M. Zair, secrétaire général de la préfecture, et de Mme A, DDETSPP, représentant la préfète de la Creuse, qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures. Et insiste en outre sur le caractère informatif de la lettre du 17 juillet 2024 ; la requérante ne dispose d'aucun droit au séjour fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ; il a été proposé à la requérante une aide majorée de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour le retour dans son pays d'origine où réside le père des enfants ; la préfète assure la gestion financière et est garante de la trajectoire financière du budget de l'hébergement d'urgence, à la veille de la trêve hivernale, le nombre de demande d'hébergement est inquiétant et a conduit l'ensemble des acteurs de décider du desserrement du dispositif ; l'Etat a augmenté ses crédits et la Creuse dispose de 52 places d'hébergement d'urgence, en augmentation de 6 % ; l'Office français de l'immigration et de l'intégration, sollicité par la préfète a donné un accord de principe pour majorer le montant de l'aide au retour des personnes ne disposant plus d'un droit au séjour ; la requérante n'a pas saisi ni le SIAO ni l'aide sociale à l'enfance afin de trouver une autre solution d'hébergement.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante angolaise, est accueillie avec ses deux enfants âgés respectivement de 6 ans et 18 mois ans au sein du dispositif d'hébergement d'urgence géré par le comité d'accueil creusois depuis le 1er novembre 2023 dans le dispositif d'accueil d'urgence. Par une décision du 17 juillet 2024 la préfète de la Creuse a mis fin à cet accueil, au motif que la famille n'a plus vocation à se maintenir dans ce dispositif et que Mme B ne se prévaut d'aucune circonstance exceptionnelle qui justifierait de son droit et de celui de sa famille à y prétendre. Mme B demande la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, l'admission provisoire de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
4. L'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles prévoit que, dans chaque département, est mis en place, sous l'autorité du préfet, " un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse ". L'article L. 345-2-2 du même code dispose que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence () ". Aux termes de l'article L. 345-2-3 : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée (). Aux termes de l'article L. 121-7 du même code : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : () 8° Les mesures d'aide sociale en matière de logement, d'hébergement et de réinsertion, mentionnées aux articles L. 345-1 à L. 345-3 () ".
5. Mme B fait valoir qu'elle ne dispose d'aucune solution de logement ni d'aucune ressource. Dans ces conditions, l'hébergement d'urgence de Mme B et de ses enfants relève de la compétence de l'Etat et de son représentant dans le département. En outre, sa rédaction et sa motivation ne laisse aucun doute sur son caractère décisionnel, positionnant l'organisme d'accueil dans une situation d'exécution de cette décision, comme ce dernier le confirme dans son courriel. Par suite, le courrier que la préfète de La Creuse a adressé à la requérante le 17 juillet 2024 qui, au demeurant comprend les voies et délais de recours constitue une décision administrative et la fin de non-recevoir opposée en défense doit être rejetée.
Sur les conclusions formées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Et aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
7. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier, ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
8. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles : " Dans chaque département est mis en place, sous l'autorité du représentant de l'Etat, un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu'appelle leur état. Cette orientation est assurée par un service intégré d'accueil et d'orientation, dans les conditions définies par la convention conclue avec le représentant de l'Etat dans le département, prévue à l'article L. 345-2-4. / Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut être saisi par toute personne, organisme ou collectivité ". En vertu des dispositions de l'article L. 345-2-2 du même code : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence () ". Et selon l'article L. 345-2-3 de ce même code : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée () ". Enfin, aux termes de l'article L. 121-7 du même code : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : () 8° Les mesures d'aide sociale en matière de logement, d'hébergement et de réinsertion, mentionnées aux articles L. 345-1 à L. 345-3 () ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
9. En l'espèce, eu égard au très jeune âge des enfants et à l'absence de toute autre solution d'hébergement dès lors que la requérante ne dispose d'aucune ressource, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
10. En l'état de l'instruction, au regard des pièces versées à l'instance, ainsi que du débat à l'audience, les moyens invoqués par la requérante à l'appui de sa demande de suspension et tirés de ce que la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation en droit, d'une erreur de droit sont, en l'état de l'instruction, et au regard du très jeune âge des enfants de Mme B sont de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
11. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à la prise en charge de Mme B ainsi qu'à celle de ses enfants en hébergement d'urgence.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
12. Eu égard aux pouvoirs du juge du référé-suspension, l'exécution de la présente ordonnance implique d'enjoindre au ministre de l'intérieur et de l'outre-mer de maintenir son droit à l'hébergement d'urgence et celui de ses enfants au sein du Comité d'accueil creusois de Guéret jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2er : L'exécution de la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à la prise en charge de Mme B ainsi qu'à celle de ses enfants en hébergement d'urgence est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de la Creuse de maintenir son droit à l'hébergement d'urgence et celui de ses enfants au sein du Comité d'accueil creusois de Guéret jusqu'à ce que le juge du fond statue sur la requête de Mme B.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, à Me Toulouse et à la ministre, du travail, de la santé et des solidarités.
Copie en sera adressée à la préfète de la Creuse.
Fait à Limoges, le 29 août 2024.
La juge des référés, La greffière en chef,
H. SIQUIER A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au ministre, du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
N°2401494
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026