LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2401543

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401543

mardi 23 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401543
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantFOURET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges annule la décision du 26 juillet 2024 par laquelle la commission de l’académie de Limoges a rejeté le recours de M. D... et Mme E... contre le refus d’autorisation d’instruire leur fils en famille. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : l’administration n’a pas justifié de la composition régulière de la commission, en méconnaissance de l’article D. 131-11-11 du code de l’éducation. Le tribunal rejette la demande d’injonction mais condamne l’État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 août 2024, M. A... D... et Mme B... E..., représentés par Nausica Avocat, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 26 juillet 2024 par laquelle la commission de l’académie de Limoges a rejeté leur recours administratif formé contre la décision du 25 juin 2024 par laquelle le directeur académique de l’éducation nationale de la Creuse a refusé leur demande d’autorisation d’instruire leur fils en famille ;

2°) d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Limoges de leur délivrer une autorisation d’instruction en famille pour leur fils ou, à défaut, de réexaminer la situation de leur fils ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Ils soutiennent que :
- à titre principal :
-- la décision est entachée d’une erreur de droit au regard des dispositions de l’article L. 131-5 du code de l’éducation ;
-- elle est entachée d’une erreur d'appréciation ;
-- elle méconnaît l’intérêt supérieur de leur enfant ;
- à titre subsidiaire :
-- elle a été prise au terme d’une procédure irrégulière dès lors que la commission de l’académie de Limoges était irrégulièrement composée.


Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2025, la rectrice de l’académie de Limoges conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 octobre 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 10 novembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique à laquelle aucune des parties n’était présente ni représentée :
- le rapport de M. Vaillant,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

M. A... D... et Mme B... E... ont déposé une demande d’autorisation pour instruire leur fils en famille au titre de l’année 2024-2025 auprès du rectorat de Limoges. Par une décision du 25 juin 2024, le directeur académique des services de l’éducation nationale de la Creuse a refusé cette demande. Par un courrier du 10 juillet 2024, ils ont formé un recours administratif contre cette décision devant la commission de recours du rectorat. Par une décision du 26 juillet 2024, elle a rejeté leur recours, qui a le caractère d’un recours administratif préalable obligatoire. M. A... D... et Mme B... E... demandent l’annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Lorsque le requérant choisit de hiérarchiser, avant l’expiration du délai de recours, les prétentions qu’il soumet au juge de l’excès de pouvoir en fonction de la cause juridique sur laquelle reposent, à titre principal, ses conclusions à fin d’annulation, il incombe au juge de l’excès de pouvoir de statuer en respectant cette hiérarchisation, c’est-à-dire en examinant prioritairement les moyens qui se rattachent à la cause juridique correspondant à la demande principale du requérant. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens assortissant la demande principale du requérant mais retient un moyen assortissant sa demande subsidiaire, le juge de l’excès de pouvoir n’est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu’il retient pour annuler la décision attaquée : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande principale.

Aux termes de l’article D. 131-11-11 du code de l’éducation : « La commission est présidée par le recteur d'académie ou son représentant. Elle comprend en outre quatre membres : 1° Un inspecteur de l'éducation nationale ; 2° Un inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional ; 3° Un médecin de l'éducation nationale ; 4° Un conseiller technique de service social. Ces membres sont nommés pour deux ans par le recteur d'académie. Des membres suppléants sont nommés dans les mêmes conditions que les membres titulaires. ».

Il ressort des pièces du dossier que l’administration rectorale en défense se borne à produire des arrêtés de désignation de l’année 2025 ainsi que le procès-verbal de la réunion de la commission du 6 juin 2025. Ces éléments ne sont pas de nature à établir la composition régulière de la commission lorsqu’elle s’est prononcée sur le recours administratif des requérants. Par suite, ils sont fondés à soutenir que la décision du 26 juillet 2024 a été prise au terme d’une procédure irrégulière.

Il en résulte que M. A... D... et Mme B... E... sont fondés à demander l’annulation de la décision du 26 juillet 2024.


Sur les conclusions à fin d’injonction :

Eu égard aux circonstances de l’espèce, la présente annulation n’implique aucune mesure d’injonction. Par suite, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser à M. D... et à Mme E... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.









D E C I D E :



Article 1er
:
La décision du 26 juillet 2024 de la commission de l’académie de Limoges est annulée.

Article 2
:
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3
:
L’Etat versera la somme de 1 200 (mille deux cents) euros à M. D... et Mme E... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4
:
Le présent jugement sera notifié à M. A... D..., Mme B... E... et au ministre de l’éducation nationale. Une copie en sera adressée pour information à la rectrice de l’académie de Limoges.


Délibéré après l’audience du 9 décembre 2025 où siégeaient :

- M. Artus, président,
- M. Gillet, conseiller,
- M. Vaillant, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2025.



Le rapporteur,





A. VAILLANT
Le président,





D. ARTUS

La greffière,





M. C...


La République mande et ordonne
au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
La greffière





M. C...


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions