LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2401575

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401575

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401575
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 août 2024, M. A et Mme D C, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire en date du 11 juillet 2024 ;

2°) d'enjoindre au rectorat de délivrer l'autorisation d'instruire en famille leur fille sur le fondement du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation en raison de la situation propre à l'enfant à titre provisoire jusqu'au prononcé de la décision au fond et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au rectorat de reconsidérer la situation de leur fille en tirant toutes les conséquences de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

-la condition d'urgence est remplie car l'enfant devra être inscrit dans un établissement public ou privé d'ici la rentrée scolaire ; une décision en cours d'année viendrait bouleverser le parcours scolaire de l'enfant ; la décision du rectorat préjudicie gravement à l'enfant, d'une part, car la scolarisation risque d'entraîner un grand inconfort chez l'enfant qui souffre d'hypersensibilité auditive, d'autre part, car le mal-être que la scolarisation va entraîner sera exacerbé par le fait que l'enfant est très sensible et très émotif et, enfin, par le fait que la scolarisation entraînera un sevrage forcé de l'enfant qui n'y est pas prêt ;

-il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée : la décision est entachée d'erreur de droit dès lors que le rectorat ne pouvait opposer que la scolarisation était possible sans justifier qu'elle était la meilleure solution pour l'enfant ; la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et de méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant dans la mesure où la flexibilité offerte par l'instruction en famille est tout à fait adaptée à la situation propre de l'enfant et le programme qu'ils ont élaboré est tout à fait adapté au profil de leur enfant ; la composition de la commission de l'académie chargée d'examiner les recours administratifs préalables obligatoires en matière d'instruction en famille est irrégulière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2024, la rectrice de l'académie de Limoges demande que soit prononcé un non-lieu à statuer dès lors que suite à la réception de deux certificats émanant d'un médecin et d'une psychologue, la commission a considéré que ces documents permettaient de caractériser une situation propre et a décidé d'autoriser l'instruction en famille par courrier du président de la commission du 27 août 2024, envoyé le même jour et notifié le 28 août aux requérants.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la requête enregistrée le 28 août 2024 sous le numéro 2401576 par laquelle M. et Mme C demandent l'annulation de la décision attaquée ;

- le code de justice administrative.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées lors de l'audience publique.

L'instruction a été clôturée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1.Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme C ont déposé une demande en vue d'obtenir une autorisation d'instruction en famille au titre de la rentrée scolaire 2024-2025 de leur enfant, B, âgée de 3 ans, au motif de l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, qui a été rejetée par une décision de la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Haute-Vienne du 17 juillet 2024. Par une décision du 22 août 2024, la commission de recours académique a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire. Toutefois, la rectrice de l'académie de Limoges est revenue sur son refus et a considéré que les deux certificats médicaux transmis par les requérants permettaient de caractériser une situation propre. Une décision en ce sens a été notifiée par le président de la commission de recours académique par courrier en date du 27 août 2024, envoyé le même jour et notifié le 28 août 2024 aux requérants.

3. Ainsi, la requête visant à ce que la décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire en date du 11 juillet 2024 soit suspendue et qu'il soit enjoint au rectorat de Limoges de délivrer une autorisation d'instruire en famille à M. et Mme C est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le paiement d'une somme de 800 euros à M. et Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. et Mme C sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : L'État versera la somme de 800 (huit cents) euros à M. et Mme C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Une copie en sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Limoges.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le juge des référés,La greffière en chef,

D. ARTUS A. BLANCHON

La République mande et ordonne

au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

A. BLANCHON

cg

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions