jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401759 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HOUDART & Associés |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 septembre et le 10 octobre 2024, Mme D B, représentée par Me Moreau, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite née le 1er septembre 2024, par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Junien a rejeté son recours gracieux tendant à ce qu'il soit procédé à la rectification de la rubrique n°7 de l'attestation d'employeur destinée à Pôle emploi indiquant le montant du traitement des douze mois civils complets précédant le dernier jour travaillé ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Saint-Junien de lui délivrer un attestation France travail conforme, notamment eu égard aux informations contenues dans la rubrique n°7, et ce, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 15 euros par jour de retard, ou, dans un délai d'un mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Junien la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie en ce que la décision attaquée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle, dès lors que les informations figurant dans la rubrique n°7 de l'attestation d'employeur destinée à Pôle emploi, l'empêche de percevoir l'aide au retour à l'emploi (ARE), laquelle constitue un complément de ressources qu'elle pourrait cumuler avec d'autres revenus ;
- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés :
' du défaut de motivation en droit et en fait de la décision implicite de rejet de son recours gracieux, par application des dispositions de l'article L. 211-12 du code des relations entre le public et l'administration ;
' de l'erreur de droit, en ce que le centre hospitalier de Saint-Junien a renseigné sur l'attestation d'employeur le montant du traitement des douze derniers mois perçu par la requérante, soit du 26 novembre 2020 au 26 octobre 2021 et non le montant du traitement des douze mois précédant le dernier jour travaillé, cette dernière ayant été placée en congé longue maladie depuis le 10 novembre 2017.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2024, le centre hospitalier de Saint-Junien, représenté par le cabinet Houdart et associés, conclut au non-lieu à statuer et produit à ce titre l'attestation demandée par la requérante.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 23 septembre 2024 sous le n° 2401760 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- les observations de Me Moreau, qui demande au juge des référés de renvoyer l'audience à une date ultérieure, pour permettre à l'administration de produire et communiquer à la requérante une attestation d'employeur conforme.
La clôture de l'instruction a été différée par ordonnance au 17 octobre 2024 à 12 heures.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Il résulte de l'instruction que le centre hospitalier de Saint-Junien a, le 11 octobre 2024, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, procédé à la rectification intégrale de l'attestation d'employeur, telle que correspondant aux prétentions de Mme B. Ainsi, les conclusions à fin de suspension de la requête de Mme B sont devenues sans objet. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de la requête.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, alors que Mme B n'a obtenu satisfaction de sa demande qu'en cours d'instance, de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Junien le versement d'une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B.
Article 2 : Le contre hospitalier de Saint-Junien versera la somme de 800 (huit cents) euros à Mme B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B et au centre hospitalier de Saint-Junien.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
Le juge des référés,La greffière en chef,
D. A A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef,
A. BLANCHON
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026