mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401903 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AVOC'ARENES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024, M. B A, représenté par Me Toulouse, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2024 du préfet de la Gironde ordonnant son transfert vers la Suisse ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de procéder au réexamen de sa situation au regard de sa demande d'asile, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnait l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013, il n'a pas reçu les informations prévues par ce texte ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration en l'absence de procédure contradictoire, il n'a pas pu présenter ses observations préalablement à cette décision ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 17 du règlement Dublin III.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 15 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Siquier, première conseillère, en application des articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Siquier,
- et les observations de Me Toulouse, représentant M. A, qui reprend les mêmes moyens et insiste en outre sur les manquements de la Suisse qui ne l'a pas transféré en Italie en dépit des démarches effectuées en ce sens, qui a instruit sa demande d'asile une fois devenue compétente du fait de son inaction, en langue italienne alors qu'il est francophone, que le français constitue une langue officielle de la Suisse, et qu'il n'a pu disposer utilement d'un traducteur ; il a souffert de défaut de soins et a été exposé à des situations de violence sans aucune intervention des personnes responsables dans les camps dans lesquels il avait été placé ; il n'a pu contester le rejet par la Suisse de sa demande d'asile au regard du coût d'un avocat ; l'accord de transfert par les autorités suisses est rédigé en anglais qui n'est pas une langue de l'Union européenne, cet accord se fonde de manière erronée sur une demande au titre du b) de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013, il a été accepté sur le fondement du c) de ce règlement alors que sa situation relève de son d), révélant ainsi un défaut d'examen de sa situation personnelle.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né en 2004 à Conakry, est entré irrégulièrement en France le 30 juin 2024 en provenance d'un autre état membre. Il a déposé une demande d'asile le 2 juillet 2024. Le relevé d'empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait introduit une première demande d'asile en Suisse le 21 juin 2023. Les autorités suisses, saisies le 7 août 2024 d'une demande de reprise en charge, ont donné leur accord explicite le 8 août 2024 et le préfet de la Gironde a, le 7 octobre 2024, ordonné le transfert de M. A aux autorités suisses.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " l'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente ou son président ou par le président de la commission mentionnée à l'article L. 432-13 ou à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 15 octobre 2024 sur laquelle il n'a pas été statué à la date du présent jugement. Il y a lieu, en application des dispositions mentionnées au point 2, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, M. A soutient que l'auteur de la décision attaquée est incompétent. Toutefois, il ressort de l'instruction, et plus précisément de l'arrêté du 30 septembre 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 33-2024-216, que Mme D, cheffe du bureau de l'asile et signataire de la décision attaquée, en l'absence ou d'empêchement concomitant de M. C, directeur de l'immigration et de Mme F, directrice adjointe de l'immigration disposait d'une délégation de signature pour les décisions de transfert à un Etat responsable de l'examen d'une demande d'asile. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A affirme que la décision attaquée est insuffisamment motivée. Or, il ressort de l'instruction que l'arrêté contesté du 7 octobre 2024 est d'une part, suffisamment motivé en droit en ce qu'il fait référence aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, à l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, à la convention de Genève du 28 juillet 1951 et au protocole de New-York du 31 janvier 1967, à l'accord du 26 octobre 2004 entre la Communauté européenne et la Confédération suisse et au règlement (UE) n° 604/2013 ainsi qu'au règlement (UE) n° 1560/2003 et qu'il vise les articles L. 571-1, L. 571-2 et L. 572-1 à L. 572-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, d'autre part, suffisamment motivé en fait dès lors qu'il reprend, dans son intégralité, la situation de M. A. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : / a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ; / b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ; / c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ; / d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ; / e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ; f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits, y compris des coordonnées des autorités visées à l'article 35 et des autorités nationales chargées de la protection des données qui sont compétentes pour examiner les réclamations relatives à la protection des données à caractère personnel. / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en, vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. ".
7. M. A soutient que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'aucun document d'information ne lui a été communiqué. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre les brochures " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' " et " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' " en langue française, langue que M. A a déclaré comprendre, lire et parler lors de la remise de ces brochures le 2 juillet 2024. Ainsi, les documents et informations visés par l'article 4 du règlement (UE) précité ont bien été portés à la connaissance et remis à M. A. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France le 30 juin 2024 et y réside depuis seulement trois mois au jour de la décision attaquée. Par ailleurs, il est célibataire et sans enfant sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, nonobstant la circonstance que le requérant est francophone, doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. M. A soutient que le transfert vers la Suisse aurait pour conséquence de le soumettre à des traitements inhumains ou dégradants. Toutefois, les documents produits, notamment un court enregistrement vidéo, ne permettent pas de caractériser à eux seuls un risque auquel il serait personnellement exposé en cas de transfert en Suisse, ni d'établir qu'il existerait de sérieuses raisons de croire que devraient être constatées en Suisse des défaillances systémiques dans le traitement des demandeurs d'asile, alors que la Suisse est partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. De surcroît, le requérant, qui fait état, d'une part, de problèmes de santé aux poumons et aux yeux et, d'autre part, de ce que la décision de transfert interromprait son suivi médical en France, ne verse aucune pièce qui serait susceptible de confirmer ses dires. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / (). " et de son article 18 : " 1. L'État membre responsable en vertu du présent règlement est tenu de : a) prendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 21, 22 et 29, le demandeur qui a introduit une demande dans un autre État membre ; b) reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29, le demandeur dont la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre ; c) reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29 le ressortissant de pays tiers ou l'apatride qui a retiré sa demande en cours d'examen et qui a présenté une demande dans un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre ; d) reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29, le ressortissant de pays tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre. () ".
13. M. A fait valoir que l'examen de sa demande d'asile doit être pris en charge en France, au titre du droit souverain des autorités françaises d'accorder l'asile sur leur territoire, y compris lorsque cet examen relève de la compétence d'un autre Etat, eu égard à sa situation personnelle. Pour en justifier, M. A indique que la Suisse a commis des manquements lors de sa prise en charge initiale en ce qu'il s'était vu contraint de déposer une demande d'asile sous la menace des autorités policières suisses, qu'elle avait négligé d'assurer son transfert vers l'Italie, que sa demande d'asile a été examinée en italien, sans que ne lui soit permis de s'exprimer et d'être compris normalement, qu'il avait été soumis à des conditions d'existence indignes et, enfin, que contrairement à ce que prétend l'Etat suisse, il n'a pas retiré sa demande d'asile, celle-ci ayant été rejetée. Toutefois, d'une part, les prétentions relatives aux menaces des autorités ainsi qu'aux conditions d'existence indignes ne sont étayées par aucune pièce du dossier. D'autre part, si la décision produite au dossier de rejet de sa demande d'asile par l'Etat suisse est rédigée en italien, rien n'établit qu'il n'en a pas été informé en langue française, langue qu'il a déclaré comprendre et parler. Encore, si M. A se prévaut à l'audience de ce que le préfet de la Gironde aurait dû fonder l'arrêté en litige sur le d) du 1 de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et non sur le b) de ce même article, il ressort des pièces du dossier que les autorités suisses ont reconnu être l'Etat membre responsable de la demande d'asile présentée par l'intéressé, de sorte que cette situation n'emporte aucune incidence sur la légalité de la décision et cet élément ne permet pas à prouver, à lui seul, un défaut d'examen de sa situation personnelle alors que le préfet a procédé à un examen complet de celle-ci. Enfin, à supposer que la négligence de la Suisse dans le transfert de M. A vers l'Italie soit démontrée, cette seule circonstance ne saurait être de nature à établir que le préfet de la Gironde aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des faits de l'espèce en ne faisant pas application de la clause discrétionnaire prévue par les dispositions précitées du paragraphe 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
14. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant transfert aux autorités suisses. En conséquence, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 octobre 2024 du préfet de la Gironde doivent être rejetées ainsi que celles aux fins d'injonction et celles au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er: M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2:Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Toulouse et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
H. SIQUIER
Le greffier,
M. E
La République mande et ordonne
au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
Le Greffier
M. E
N°2401903
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026