mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401917 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET |
| Avocat requérant | LE ROY DES BARRES ADRIEN-CHARLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2024, M. B A, représenté par Me Le Roy des Barres, a demandé au tribunal administratif d'Orléans :
1°) d'annuler les arrêtés du 6 octobre 2024 par lesquels le préfet de l'Indre, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'autre part, l'a assigné à résidence pour quarante-cinq jours dans le département de l'Indre ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Indre de lui restituer ses documents d'identité, subsidiairement d'ordonner le transfert de l'assignation à résidence dans le département du Cher ;
Il soutient que:
- l'obligation de quitter le territoire porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le refus de lui accorder un délai de départ volontaire est excessif dès lors qu'il ne présente aucun risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée alors qu'il ne présente aucune menace à l'ordre public et elle porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, en l'empêchant notamment de revenir exercer en France son activité professionnelle ;
- l'assignation à résidence dans l'Indre est trop contraignante et entachée d'erreur de fait dès lors qu'il réside dans le Cher.
Par une ordonnance n° 2404315 du 16 octobre 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif d'Orléans, en application des articles R. 351-3, R. 922-17 et R. 312-8 du code de justice administrative, a ordonné la transmission du dossier de la requête de M. A au tribunal administratif de Limoges.
La requête a été communiquée au préfet de l'Indre, qui n'a pas produit d'observations à l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Josserand-Jaillet, président honoraire, pour statuer notamment sur les litiges visés aux articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Josserand-Jaillet a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 19 octobre 1985 à Chlef, est, selon ses déclarations, entré irrégulièrement le 4 octobre 2019 en France où l'irrégularité de sa présence en France a été révélée par son audition le 6 octobre 2024 par les services de police, dans le cadre d'une procédure pour ivresse publique manifeste. Par deux arrêtés du 6 octobre 2024, le préfet de l'Indre, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'autre part, l'a assigné à résidence pour quarante-cinq jours dans le département de l'Indre. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté par l'intéressé, que depuis son arrivée irrégulière sur le territoire français M. A n'a formé aucune demande de titre de séjour.
4. Il ressort des termes du dispositif du premier des arrêtés du 19 juillet 2024, éclairé par sa motivation, dont M. A demande l'annulation dans la présente instance que, s'il a pour objet d'obliger l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, de fixer le pays de renvoi et prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, il n'étend pas cet objet ni n'a pour effet de rejeter une demande de titre de séjour qu'aurait présentée M. A ou de lui refuser le séjour autrement qu'au seul constat de sa situation irrégulière. Il suit de là que le préfet de l'Indre a entendu, pour prendre la décision en litige, se placer exclusivement dans le cas prévu par le 1° de l'article L. 611-1précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par ailleurs expressément visé dans l'arrêté en litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
5. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations, de celles de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, laquelle prévoit également que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications " ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
6. M. B A, ressortissant algérien, est entré, selon ses déclarations, sur le territoire français en 2019, à l'âge de trente-trois ans et s'est maintenu sur le territoire sans solliciter de titre de séjour. Il fait valoir, à l'appui de sa requête, d'une part, qu'il exerce une activité professionnelle, dispose d'un logement, et que sa situation au regard des obligations fiscales est en règle, d'autre part qu'un de ses oncles et une cousine résident sur le territoire. Toutefois, et sans qu'il tire un droit de la durée de sa présence irrégulière sur le territoire depuis 2019 non plus que de la présence en France de membres de sa famille, sans au demeurant qu'il établisse entretenir avec eux des liens particuliers, les seules circonstances qu'il indique disposer d'un logement et de ressources professionnelles ne suffisent pas à établir l'existence d'une insertion dans la société française. Il ne démontre pas par ailleurs être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans et où résident notamment ses parents, sa grand-mère, et sa fratrie, et où il a ainsi nécessairement tissé des liens. Par suite, le moyen tiré d'une atteinte à son droit à une vie privée et familiale normale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté. Par les mêmes motifs, le préfet de l'Indre n'a pas entaché la décision en litige d'une erreur manifeste dans son appréciation de la situation personnelle de M. A.
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () ".
8. Pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, le préfet de l'Indre s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français et qu'il n'a pas sollicité son admission au séjour, si bien qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement prononcée à son encontre. Il ressort des pièces du dossier, et, notamment, des termes mêmes de la décision en litige, que le préfet a également tenu compte des circonstances de la vie privée caractérisant la situation de M. A. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le préfet de l'Indre, en estimant, d'une part que l'exercice de l'activité professionnelle de M. A était en tout état de cause irrégulière, d'autre part que l'ancienneté et l'intensité des attaches familiales de l'intéressé sur le territoire n'étaient pas établies et que ces dernières ne justifiaient pas l'octroi d'un délai de départ volontaire, n'a entaché sa décision d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ".
10. Pour prononcer à l'encontre de M. A, qui s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre, une interdiction de retour sur le territoire français, le préfet de l'Indre a relevé notamment que si l'intéressé a déclaré être entré en France en 2019, il s'y est maintenu sans jamais solliciter la régularisation de sa situation. Contrairement à ce que soutient le requérant, les éléments dont il fait état, tirés de son exercice d'une activité professionnelle durant son séjour dans ces conditions, et compte-tenu des éléments sus analysés de sa vie privée et familiale, ne constituent pas une circonstance humanitaire justifiant que l'autorité administrative s'abstienne de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français. Le préfet n'a, par suite, pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant une telle interdiction.
En ce qui concerne l'assignation de M. A à résidence dans le département de l'Indre :
11. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de justice administrative : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 733-1 de ce code : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ".
12. En premier lieu, M. A, qui ne conteste pas entrer dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a déclaré lors de son audition du 6 octobre 2024 ne pas vouloir quitter la France et s'est maintenu depuis son entrée sur le territoire en 2019 en situation irrégulière. Dans ces conditions, c'est sans entacher sa décision d'erreur manifeste dans son appréciation de la situation de M. A que le préfet de l'Indre a pu décider, en vue de garantir sa représentation pour l'exécution de la mesure d'éloignement, son assignation à résidence.
13. En second lieu, toutefois, devant le juge de l'excès de pouvoir, M. A produit un avis d'imposition au titre des revenus de 2023, établi en 2024, et un justificatif d'abonnement de fourniture d'énergie daté du 7 octobre 2024, dont il ressort que du début de l'année 2024 au moins et jusqu'au lendemain de l'édiction de l'arrêté en litige l'assignant à résidence, il résidait de manière stable au 31, rue de la Chappe à Bourges, dans le département du Cher. Dans ces conditions, en l'assignant à résidence dans les limites du département de l'Indre, où l'intéressé ne justifie d'aucun hébergement et où l'administration n'établit pas plus qu'il pourrait y résider, le préfet de l'Indre a méconnu les dispositions précitées de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que le périmètre ainsi fixé par la décision en litige ne comprend pas sa résidence. Il suit de là que M. A est fondé, par ce seul motif, à demander l'annulation de l'arrêté portant son assignation à résidence dans la mesure où lui est fixé pour l'exécution de cette dernière le seul périmètre du département de l'Indre, et par voie de conséquence une obligation de se présenter périodiquement aux services de gendarmerie à Issoudun dans ce même département.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2024 l'assignant à résidence, dans la mesure où le périmètre fixé pour son exécution est limité au département de l'Indre et où lui est imposée sa présentation périodique aux services de gendarmerie d'Issoudun.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. L'annulation partielle qui vient d'être prononcée n'implique par elle-même aucune mesure d'exécution. Les conclusions de la requête aux fins d'injonction doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: L'arrêté du 6 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Indre a assigné à résidence est annulé dans la mesure où est fixé à l'intéressé le seul périmètre du département de l'Indre et où la présentation périodique de l'intéressé est fixée à la gendarmerie d'Issoudun
Article 2:Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Indre.
Copie pour information en sera adressée à Me Le Roy des Barres.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
D. JOSSERAND-JAILLET
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. C
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026