mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2402058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un courrier, enregistrés les 8 et 28 novembre 2024, l'association de défense des usagers des services publics de la Haute-Vienne (DUSP 87) demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la communication des documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets (comptes administratifs et annexes, fixation de la TEOM, budgets primitifs), des procès-verbaux retranscrivant les débats des organes délibérants ayant dû se prononcer sur ces documents et des notes explicatives de synthèse des conseils communautaires ayant votés les documents susvisés et le tout, pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 ;
2°) d'assujettir la communication d'un délai raisonnable au regard de l'échéance du 31 décembre 2024, tenant notamment compte du fait que la collectivité a connaissance de cette demande depuis le 21 octobre 2024 ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Briance - Combade une somme de 75 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle dispose de la capacité à agir ;
- elle dispose d'un intérêt à agir ;
- il existe une urgence à la communication des documents sollicités dès lors que les documents budgétaires et fiscaux ainsi que les notes explicatives de synthèse dont la communication est demandée sont nécessaires à l'exercice de la réclamation préalable visée à l'article R. 77-12-4 du code de justice administrative, procédure indispensable à l'introduction du recours visé à l'article L. 77-12-1 du même code, lequel doit intervenir avant le 31 décembre 2024 sous peine de se voir opposer les délais de prescriptions de l'article L. 173 du livre des procédures fiscales concernant la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2023 ;
- le présent référé mesures-utiles est bien-fondé :
' les documents sont nécessaires afin de fonder une demande préalable le cas échéant ;
' les documents sollicités ont un caractère communicable ;
' l'administration n'a pas opposé de refus formel à leur communication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ". Aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Il résulte des dispositions combinées de ces articles que, saisi sur le fondement de cette dernière disposition d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
2. Il ressort de l'instruction que dans le but d'apprécier la légalité du montant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, contribution facturée par le SYDED, la DUSP 87 a sollicité de la communauté de communes Briance - Combade, les 21 octobre et 4 novembre 2024, la communication, d'une part, des documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets (comptes administratifs et annexes, fixation de la TEOM, budgets primitifs), d'autre part, des procès-verbaux retranscrivant les débats des organes délibérants ayant dû se prononcer sur ces documents et enfin, des notes explicatives de synthèse des conseils communautaires ayant votés les documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets, le tout pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024.
3. L'utilité de la demande tendant à ordonner à la communauté de communes Briance - Combade la communication des documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets, des procès-verbaux retranscrivant les débats des organes délibérants ayant dû se prononcer sur ces documents et des notes explicatives de synthèse des conseils communautaires ayant votés les documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets, le tout pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024, apparaît constituée de manière à préserver les droits de la requérante dans la cadre d'une éventuelle action indemnitaire ultérieure. De surcroît, l'urgence de la demande est également démontrée en ce qu'en l'absence d'une telle transmission, la DUSP 87 se trouverait dans l'impossibilité de contester, le cas échéant, l'illégalité de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2023, celle-ci se trouvant prescrite à compter du 31 décembre 2024. Il s'ensuit que l'association DUSP 87 justifie tant de l'utilité que de l'urgence des mesures qu'elle sollicite.
4. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner à la communauté de communes Briance - Combade la communication des documents visés au point 3 concernant les années 2022 à 2024 dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'association DUSP 87 présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à la communauté de communes Briance - Combade la communication à l'association DUSP 87 des documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets, des procès-verbaux retranscrivant les débats des organes délibérants ayant dû se prononcer sur ces documents et des notes explicatives de synthèse des conseils communautaires ayant votés les documents budgétaires et fiscaux afférents à la gestion des déchets, le tout pour les années 2022, 2023 et 2024, dans un délai de dix jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'association DUSP 87 en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association DUSP 87 et à la communauté de communes Briance-Combade.
Limoges, le 4 décembre 2024.
Le juge des référés
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026