Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre le refus implicite d'une carte de séjour "vie privée et familiale". Cette solution est motivée par le fait que le préfet a, postérieurement à la requête, délivré le titre de séjour sollicité, rendant ainsi l'annulation sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 12 novembre 2024 et 17 janvier 2025, M. C... A..., représenté par Me Gomot-Pinard demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l’Indre a rejeté sa demande de carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Indre de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, assorti d’une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat les entiers dépens.
Il soutient que la décision est entachée d’une erreur d’appréciation dès lors qu’il remplit les conditions nécessaires à l’obtention d’une telle carte de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2025, le préfet de l’Indre conclut au non-lieu à statuer de la requête.
Il fait valoir que M. A... a obtenu une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » d’une durée d’un an valable du 5 février 2025 au 4 février 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...)/ 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. (…) ».
2. Il ressort des pièces versées au dossier que le préfet de l’Indre a délivré à M. A... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » d’une durée d’un an valable du 5 février 2025 au 4 février 2026. Il suit de là que la décision de délivrance ayant pour effet de retirer implicitement mais nécessairement la décision de refus implicite attaquée, les conclusions tendant à son annulation ainsi que celles présentées aux fins d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.
3. La présente instance n’ayant généré aucun dépens au sens des dispositions de l’article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées par le requérant à ce titre ne peuvent qu’être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er
:
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. A....
Article 2
:
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3
:
La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au préfet de l’Indre.
Fait à Limoges, le 23 février 2026.
Le vice-président,
F-J. REVEL
La République mande et ordonne
au préfet de l’Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. B...