mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2402161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2024, Mme B C, représentée par Me Plas, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du centre hospitalier de Guéret du 5 janvier 2024 rejetant sa demande de reprise d'ancienneté, ensemble la décision implicite de rejet du centre hospitalier de Guéret du 29 septembre 2024 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Guéret une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que le refus opposé par le centre hospitalier de Guéret porte sur la prise en considération de plusieurs années d'ancienneté au titre des droits à la retraite qu'elle doit faire valoir en janvier 2025 ;
-il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision dès lors que la circonstance selon laquelle la reprise d'ancienneté ne serait pas possible pour les titulaires ne ressort d'aucune disposition légale ou règlementaire et qu'en conséquence, elle est parfaitement fondée en sa demande de reprise d'ancienneté.
La requête a été communiquée au centre hospitalier de Guéret qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
-la requête enregistrée le 22 novembre 2024 sous le numéro 2402162 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le décret n°2019-54 du 30 janvier 2019 portant statut particulier du corps des cadres socio-éducatifs de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- et les observations de Me Plas, représentant Mme C, qui a repris et développé les moyens présentés dans ses écritures.
Une clôture d'instruction différée jusqu'au 3 décembre 2024, 12h, a été prononcée à l'issue de l'audience.
Un mémoire et des pièces complémentaires ont été produites par Me Plas pour Mme C le 3 décembre 2024 à 11h et n'ont pas été communiqués.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, responsable du service social au sein du centre hospitalier de Guéret, a, dans le cadre d'une demande de départ à la retraite effectif au 1er avril 2025, formulé, par courrier du 14 novembre 2023, une demande tendant à la reprise de son ancienneté dans les fonctions de cadre socio-éducatif qu'elle avait exercées sur les périodes du 1er janvier 2010 au 14 mars 2013, du 19 février 2018 au 1er octobre 2019 et depuis le 11 décembre 2020. Par un courrier du 5 janvier 2024, le centre hospitalier de Guéret a notifié à Mme C un avis défavorable à sa demande en lui indiquant que la reprise d'ancienneté n'était pas possible pour les titulaires. Mme C a transmis un recours gracieux le 26 juillet 2024, notifié au centre hospitalier de Guéret le 29 juillet 2024, auquel aucune suite n'a été apportée, faisant ainsi naître une décision implicite de rejet le 29 septembre 2024. Mme C demande la suspension de cette décision.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. Aux termes de l'article 8 du décret du 30 janvier 2019 susvisé : " Les fonctionnaires nommés dans le corps des cadres socio-éducatifs de la fonction publique hospitalière sont classés au 1er échelon du premier grade de cadre socio-éducatif ou à l'échelon comportant un indice brut égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui dont ils bénéficiaient dans leur corps, cadre d'emplois ou emploi d'origine. / Lorsque ce mode de classement ne leur procure pas une augmentation de traitement brut égale ou supérieure à celle qu'ils auraient obtenue par un avancement d'échelon dans leur situation précédente, ils conservent l'ancienneté d'échelon acquise dans leur grade précédent, dans la limite nécessaire à un avancement d'échelon dans leur nouveau corps. ". Aux termes de l'article 9 du même décret : " Les cadres socio-éducatifs qui, antérieurement à leur recrutement, ont été employés et rémunérés dans des fonctions correspondant à celles de cadre socio-éducatif () sont classés, lors de leur nomination, à un échelon déterminé en prenant en compte, sur la base de l'ancienneté exigée pour chaque avancement d'échelon, la durée d'exercice des fonctions antérieures, () ".
4. Il résulte de l'instruction que Mme C, assistante socio-éducative depuis 2013, s'est vue confier des fonctions de cadre socio-éducatif, ainsi qu'il ressort de deux mails des 11 et 15 décembre 2020 de sa hiérarchie, l'organisation d'un futur concours sur titre étant alors envisagé, à compter du mois de novembre 2020. L'exercice de ces responsabilités s'est en outre accompagné du versement mensuel d'une " indemnité différentielle " dès le bulletin de paie du mois de février 2021, correspondant selon la requérante à une prime d'encadrement. A la suite de la régularisation de son recrutement en qualité de cadre, une première décision du 9 décembre 2022 est venue rétroactivement nommer l'intéressée au 10ème échelon d'assistante de services sociaux (INM 605) à compter du 1er janvier 2022 puis une seconde décision du même jour a procédé à sa nomination future au 9ème échelon de cadre de services sociaux (INM 608) à compter du 7 juin 2023, avec reprise d'ancienneté au 27 novembre 2020, soit la date d'exercice des fonctions de cadre socio-éducatif précitée. Mme C n'établit pas, en l'état du dossier, avoir préalablement exercé de telles fonctions, rémunérées comme telles. Enfin, il résulte également des dernières pièces versées au dossier que la requérante a bénéficié dès le bulletin de paie du mois de décembre 2023 d'une rémunération au 10ème échelon de cadre de services sociaux (INM 634).
5. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le centre hospitalier de Guéret n'aurait pas repris son ancienneté, en dépit de la maladresse rédactionnelle du courrier du 5 janvier 2024, et aurait ainsi commis une erreur de droit n'apparaît pas propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'une situation d'urgence, de rejeter l'ensemble des conclusions de sa requête.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au centre hospitalier de Guéret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
Le juge des référés,
D. A
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026