mercredi 29 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2500065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 janvier 2025, M. B C D et Mme A C D, représentés par Me Ghounbaj, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de leur accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 2 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) leur a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'Ofii, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de les rétablir dans le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros à verser à leur conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- le signataire de la décision en litige ne justifie pas de sa compétence ;
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de leur situation personnelle et familiale ;
- elle se fonde sur des faits matériellement inexacts, dès lors qu'ils ont rempli toutes leurs obligations et ne se sont pas soustraits à leur transfert vers la Suède.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions qui refusent, totalement ou partiellement, au demandeur d'asile le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. et Mme C D ont présenté une demande d'aide juridictionnelle enregistrée le 14 janvier 2025.
Le rapport de M. Josserand-Jaillet a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C D et Mme A C D, ressortissants irakiens nés respectivement le 1er juillet 1987 à Amadya et le 9 février 1990 à Duhok, sont, selon leurs déclarations, accompagnés de leur fils mineur, entrés irrégulièrement en France où ils ont demandé l'asile le 14 mai 2024. Les intéressés avaient, lorsqu'ils ont été munis de leurs attestations de demande d'asile, sollicité et accepté, le même jour, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil auprès des services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Leur transfert vers la Suède, Etat s'étant reconnu responsable du traitement de leurs demandes d'asile, n'ayant pu s'effectuer le 27 novembre 2024, M. et Mme C D ont été déclarés en fuite et le délai de transfert a été prolongé jusqu'au 8 février 2026. Après avoir recueilli leurs observations, par une décision du 2 janvier 2025, notifiée le 7 janvier 2025, le directeur territorial de l'Ofii leur a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif qu'ils n'avaient pas respecté leurs obligations en s'abstenant de se présenter aux autorités chargées de l'asile. M. et Mme C D demandent l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. et Mme C D ont déposé une demande d'aide juridictionnelle le 14 janvier 2025 sur laquelle il n'a pas été statué à la date du présent jugement. Il y a lieu, en application des dispositions mentionnées au point 2, de prononcer l'admission provisoire des intéressés au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III. ". Toutefois, aux termes de l'article L. 551-15 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / 1° Il refuse la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; /2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l'article L. 552-8 ; ()La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. ". Aux termes de l'article L. 551-16 dudit code : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : /1° Il quitte la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; /2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 ; /3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; ()La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. /Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil. ". Par ailleurs, selon les termes de l'article D. 551-17 dudit code : " La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-15 est écrite et motivée. Elle prend en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la personne concernée. Elle prend effet à compter de sa signature. ". À cet égard, l'article L. 522-3 de ce même code prévoit que : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. ".
5. Il résulte des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) après l'enregistrement de la demande d'asile. Dans le cas où elle envisage de refuser les conditions matérielles d'accueil ou d'y mettre fin sur le fondement des articles L. 551-15 ou L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité compétente de l'Ofii d'apprécier la situation particulière du demandeur au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il devait déférer pour bénéficier des conditions matérielles d'accueil.
6. Pour refuser à M. et Mme C D le rétablissement des conditions matérielles d'accueil après avoir examiné leurs besoins et leur situation personnelle et familiale, le directeur territorial de l'Ofii s'est fondé sur le motif tiré de ce que les intéressés n'avaient pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en s'abstenant de se présenter aux autorités.
7. En premier lieu, par une décision du 30 octobre 2023 publiée sur le site internet de l'Office, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a délégué, avec effet au 2 novembre 2023, sa signature à M. E F, directeur territorial à Limoges, pour signer tous actes, décisions et correspondances se rapportant aux missions dévolues à la direction territoriale de Limoges. Il n'est pas contesté que la décision en litige entre dans le champ des missions dévolues à la direction territoriale de Limoges telles qu'elles ressortent de la décision du 15 mars 2023 visée dans la délégation et portant organisation générale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 2 janvier 2025 manque en fait et doit être écarté.
8. En deuxième lieu, la décision contestée vise les textes dont elle fait application, en particulier les dispositions de l'article L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se réfère aux décisions antérieures et aux observations préalables des intéressés, et expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. et Mme C D sur lesquelles le directeur territorial de l'Ofii s'est fondé pour leur retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par suite, la décision en litige, qui comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et ont ainsi permis à M. et Mme C D d'en contester utilement le bien-fondé, est suffisamment motivée au regard des dispositions des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le directeur territorial de l'Ofii n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle et familiale de M. et Mme C D, notamment du point de vue de leur vulnérabilité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit est infondé et ne peut qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que les requérants, régulièrement convoqués pour la remise des routings, qu'ils ont réceptionnés le 26 novembre 2024 mais ont refusé de signer, sans les contester, ne se sont pas présentés à l'aéroport de Bordeaux le 27 novembre 2024 pour l'exécution de leur transfert vers Stockolm. Ils ont par suite été déclarés en fuite le 28 novembre 2024 et le délai de transfert a été prorogé jusqu'au 8 février 2026. M. et Mme C D, qui se bornent à faire valoir les délais de préparation de leur voyage de transfert et leur résidence à Limoges, alors que les convocations précisent qu'ils devaient se munir de leurs effets pour ce voyage, et n'établissent pas ainsi qu'ils l'allèguent s'être effectivement présentés, ne font dans ces conditions état d'aucun motif légitime de nature à justifier leur non-présentation à l'embarquement ou à contester la déclaration de fuite. Ils ne sont ainsi pas fondés à soutenir que la décision en litige serait entachée d'une erreur de fait ou d'une erreur de droit.
11. En cinquième lieu, en se bornant à faire valoir qu'ils ont la charge d'un enfant de six ans et sont sans ressources ni hébergement stable, cette circonstance par elle-même ne suffit pas à caractériser une situation de vulnérabilité particulière qu'il incomberait à l'Ofii de prendre en charge au titre de ses missions envers les demandeurs d'asile. Par suite, c'est sans méconnaitre les dispositions précitées de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entacher sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la vulnérabilité de M. et Mme C D que le directeur territorial de l'Ofii leur a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
12. Enfin, M. et Mme C D ne peuvent utilement invoquer des risques qu'ils encourraient en cas de transfert en Suède, lequel n'a pas pour effet, contrairement à ce qu'ils invoquent, de conduire à leur retour dans leur pays d'origine, à l'appui des conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision leur retirant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, celle-ci n'ayant pas pour objet ni ne saurait avoir pour effet de les éloigner du territoire français vers leur pays d'origine.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. et Mme C D ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision contestée du 2 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Ofii leur a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font, en tout état de cause, obstacle à ce que l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse une somme au conseil de M. et Mme C D au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er: M. et Mme C D sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2:Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme C D est rejeté.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B C D, à Mme A C D et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Copie pour information en sera adressée à Me Ghounbaj.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
D. JOSSERAND-JAILLET
La greffière,
M. G
La République mande et ordonne
au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Cheffe
La Greffière
M. G
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026