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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2500169

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500169

jeudi 3 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500169
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMALABRE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a constaté, par ordonnance, le non-lieu à statuer sur la requête de M. C, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Cette solution a été retenue car le préfet de la Corrèze a délivré à l'intéressé une carte de séjour permanent de 10 ans le 5 février 2025, rendant le litige sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a mis fin à l'instance. L'État a été condamné à verser 800 euros au conseil du requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 30 janvier, 10 février et 25 avril 2025, M. A C, représenté par Me Malabre, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à l'Etat de lui délivrer un titre de résident, dans un délai de dix jours à compter de la décision à intervenir, assortie d'une astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ()() / 5° statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".

2. Il résulte de l'instruction que le préfet de la Corrèze a, le 5 février 2025, délivré à M. C une carte de séjour permanent d'une durée de validité de 10 ans. Dans ces conditions, les conclusions du requérant tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour et tendant à la délivrance d'un titre de résident sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu pour le tribunal d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à Me Malabre, conseil du requérant, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. C.

Article 2 : L'Etat versera à Me Malabre, conseil du requérant, la somme de 800 (huit cents) euros, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Me Malabre et au préfet de la Haute-Vienne.

Fait à Limoges, le 3 juillet 2025.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. Bjb

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