LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2500173

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500173

lundi 17 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500173
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2025, Mme A C représentée par Me Ouangari demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour déposée le 8 novembre 2024 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze d'enregistrer sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision en litige l'empêche de séjourner régulièrement en France, d'exercer une activité professionnelle et de bénéficier d'une couverture sociale ; en outre cette décision place son foyer dans une situation de grande précarité et vulnérabilité notamment en ce qu'ils ont à leur charge deux enfants mineurs et qu'ils ne disposent pas des ressources nécessaires pour subvenir décemment à leurs besoins ; au surplus aucun intérêt public ne saurait s'opposer à cette demande de suspension ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés : de l'incompétence de l'auteur de l'acte ; de l'erreur de droit en ce que l'arrêté litigieux méconnait les dispositions des articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; du défaut de motivation en droit et en fait de la décision attaquée et d'un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante ; de la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant ; de l'erreur d'appréciation en ce que la décision attaquée est manifestement disproportionnée au but poursuivi par l'autorité administrative.

La requête a été régulièrement communiquée le 31 janvier 2025 au préfet de la Corrèze qui en a accusé réception le 2 février suivant et qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2025.

Vu :

- la requête au fond enregistrée le 30 janvier 2025 sous le n°2500171 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. François-Joseph Revel, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique à laquelle le préfet de la Corrèze n'était ni présent ni représenté :

- le rapport de M. B,

- les observations de Me Ouangari, représentant Mme C, qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante arménienne est, selon ses dires, arrivée en France accompagnée de son époux et de son enfant mineur en mai 2023. Elle soutient avoir été contrainte de fuir son pays d'origine après que son mari ait refusé d'intégrer les rangs de l'armée russe en pleine guerre contre l'Ukraine. Après avoir accouché en France de son deuxième enfant, elle a formé une demande d'asile avec son époux le 6 juin 2023, laquelle a été rejetée par une décision du 7 novembre suivant de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). En conséquence, le préfet de la Haute-Vienne a, par un arrêté du 31 janvier 2024, confirmé par un jugement du tribunal administratif de Limoges du 11 avril 2024, refusé de renouveler l'attestation de demande d'asile de la requérante, l'a obligée de quitter le territoire français, l'a interdite de retour sur ce même territoire et a fixé le pays de renvoi. Le 8 novembre 2024, la requérante a formé une demande de titre de séjour auprès du préfet de la Corrèze qui a refusé de l'enregistrer par une décision du 15 novembre 2024. La requérante demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. Cette condition d'urgence est en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour ou d'un retrait de titre de séjour. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce. Enfin, l'urgence n'est pas admise lorsque le requérant s'est placé lui-même dans une situation d'urgence en raison de sa propre négligence.

4. En premier lieu, la décision contestée ne constitue ni un refus de renouvellement ni le retrait d'un titre de séjour. Mme C ne peut donc se prévaloir d'une présomption en ce sens.

5. En deuxième lieu, pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour déposée le 8 novembre 2024, Mme C se borne à faire valoir que cette décision la maintient en situation irrégulière, qu'elle est matériellement particulièrement démunie, qu'une mesure d'éloignement antérieure pourrait être exécutée et que son dossier est illégalement retardé d'une année. Toutefois, il est constant qu'elle est arrivée en France irrégulièrement, que sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 7 novembre 2023 de l'Ofpra, puis qu'elle s'est maintenue sur le territoire national irrégulièrement et ce, alors même que le préfet de la Haute-Vienne l'avait obligée de quitter ce dernier par un arrêté du 31 janvier 2024, confirmé par un jugement du tribunal administratif de Limoges du 11 avril suivant. Ainsi, elle s'est elle-même placée dans la situation d'urgence qu'elle invoque, et dont elle ne peut donc utilement se prévaloir. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par la requérante.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2025. Il n'y a pas lieu de statuer sur ce point. Par ailleurs, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme dont Mme C demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Corrèze.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2025.

Le juge des référés,

F-J. B

La greffière en chef,

A. BLANCHON

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La greffière en chef,

A. BLANCHON

cg

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions