LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2500489

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500489

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500489
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDURANÇON DELPHINE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Indre d'exécuter le jugement du 5 mars 2024. Ce jugement avait condamné l'État à verser 1 200 euros à Me Durançon au titre des frais de justice, somme restée impayée malgré la renonciation de l'avocate à l'aide juridictionnelle. Constatant l'inexécution et l'acquiescement du préfet aux faits, le tribunal a ordonné le paiement sous un mois, assorti d'une astreinte de 100 euros par jour de retard et des intérêts légaux majorés. La décision applique les articles L. 911-4 et R. 612-6 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 313-3 du code monétaire et financier.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 28 février 2025, le président du tribunal administratif de Limoges a ordonné l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d’exécution du jugement n° 2302215 du 5 mars 2024.

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2025, Me Delphine Durançon, représentant M. B... dans l’instance n° 2302215, demande au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet de l’Indre de lui verser la somme prévue par le jugement du 5 mars 2024 au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient qu’elle a renoncé à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.


La requête a été communiquée au préfet de l’Indre, qui malgré une mise en demeure datée du 15 juillet 2025, n’a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 15 juillet 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 12 septembre 2025 à 17 h 00.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code monétaire et financier ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique à laquelle le préfet de l’Indre n’était ni présent, ni représenté:
- le rapport de M. Vaillant ;
- les conclusions de M. Slimani, rapporteur public ;
- les observations de Me Durançon qui a repris à l’audience les conclusions et les moyens formulés dans sa requête.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement (…), la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement (…) dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ».

Par un jugement n° 2302215 du 5 mars 2024, le tribunal, après avoir annulé l’arrêté du 12 décembre 2023 du préfet de l’Indre, a mis à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser directement à Me Durançon sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de la renonciation de celle-ci à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Aux termes de l’article R. 612-6 du code de justice administrative : « Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n’a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ».

Malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 15 juillet 2025, le préfet de l’Indre n’a produit aucun mémoire en défense dans le délai d’un mois qui lui a été imparti et avant que l’instruction soit close le 12 septembre 2025. Ainsi, il est réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête et selon lesquelles la somme mise à la charge de l’Etat au profit de Me Durançon ne lui a pas été versée malgré sa renonciation à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Faute pour le préfet de l’Indre d’avoir exécuté le jugement n° 2302215 du 5 mars 2024 sur ce point, il y a lieu de lui enjoindre de verser à Me Durançon la somme fixée par ce jugement au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette somme sera augmentée des intérêts au taux légal acquis entre le 5 mars 2024 et la date d’exécution du présent jugement, dont le taux est majoré de cinq points en application de l’article L. 313-3 du code monétaire et financier depuis l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où le jugement du 5 mars 2024 est devenu exécutoire. Il y a lieu d’enjoindre au préfet de l’Indre d’y procéder dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.


D E C I D E :


Article 1er
:
Il est enjoint au préfet de l’Indre de verser la somme fixée par le jugement n° 2302215 du 5 mars 2024 au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, dans les conditions fixées au point 5 du présent jugement et dans un délai d’un mois à compter de la notification de celui-ci, sous astreinte de 100 (cent) euros par jour de retard.

Article 2
:
Le présent jugement sera notifié à Me Delphine Durançon et au préfet de l’Indre.



Délibéré après l’audience du 21 octobre 2025 où siégeaient :

- M. Artus, président,
- M. Gillet, conseiller,
- M. Vaillant, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 novembre 2025.


Le rapporteur,

A. VAILLANT
Le président,

D. ARTUS


La greffière,

M. A...





La République mande et ordonne
au préfet de l’Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
La greffière

M. A...





Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions