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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2500763

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500763

mardi 24 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500763
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 18 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 avril 2025 et le 19 mai 2025, Mme C D, représentée par Me Shebabo, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel la préfète de la Creuse lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec obligation de pointage, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois assortie d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Creuse de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'auteur de l'arrêté était incompétent pour le signer ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce que, d'une part, l'autorité préfectorale n'a pas statué sur sa demande de visa de long séjour et, d'autre part, ne lui a délivré ni récépissé ni autorisation provisoire de séjour ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- il méconnait les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est disproportionnée ;

- la décision portant obligation de pointage n'est pas motivée ; elle est disproportionnée ; elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 mai 2025 et le 27 mai 2025, la préfète de la Creuse conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gillet,

- et les observations de Me Pion, substituant Me Shebabo, représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C D, ressortissante algérienne née le 19 juin 2002 à Boghni (Algérie), est entrée une première fois en France le 6 août 2018 sous couvert d'un visa C de court séjour délivré par les autorités espagnoles à Alger. Après un séjour en Belgique pour y suivre ses études secondaires, elle a déposé le 15 juillet 2024 une demande de certificat de résidence algérien mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 18 mars 2025, dont elle demande l'annulation, la préfète de la Creuse a refusé de faire droit à cette demande, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec obligation de pointage, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé de M. Ottman Zair, secrétaire général de la préfecture de la Creuse. Par un arrêté du 28 mars 2024 modifié, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 2 avril 2024, la préfète de la Creuse a donné délégation à M. A " à l'effet de signer tous arrêtés, décisions () relatifs aux attributions du représentant de l'Etat dans ce département ", à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas l'arrêté en litige. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 18 mars 2025 manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, Mme D ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 211-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elles n'étaient plus en vigueur à la date de sa demande de titre de séjour formulée le 15 juillet 2024.

4. En troisième lieu, l'arrêté attaqué vise les articles pertinents de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'accord franco-algérien ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne les différents éléments de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. Il contient ainsi l'exposé des considérations de droit et de fait sur lesquelles la préfète de la Creuse s'est fondée pour rejeter la demande d'admission au séjour de Mme D. Par suite, le moyen invoqué par Mme D tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes du 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : / () / 2 au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; / () ". Il résulte des stipulations de l'accord franco-algérien que la délivrance d'un certificat de résidence d'un an à un ressortissant algérien en qualité de conjoint de français est notamment subordonnée à la justification d'une entrée régulière sur le territoire français.

6. Pour refuser la délivrance du certificat de résidence sollicité, la préfète de la Creuse s'est fondée sur l'absence d'entrée régulière de la requérante sur le territoire français. Il n'est pas contesté que, après s'être rendue en Belgique en 2018 pour y poursuivre ses études secondaires, Mme D est revenue en France à l'été 2023 sans visa. Dans ces conditions, dès lors que la requérante ne justifie pas en dernier lieu d'une entrée régulière sur le territoire français, la préfète de la Creuse pouvait sur ce seul fondement refuser de lui délivrer un certificat de résidence sans méconnaître les stipulations du 2 de l'article 6 de l'accord franco-algérien.

7. En cinquième lieu, aux termes du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".

8. Selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. Il ressort des pièces du dossier que Mme D déclare être revenue sur le territoire français à l'été 2023. Il est constant qu'elle a épousé le 8 juin 2024 à la mairie d'Aubusson M. E, ressortissant français, et elle est décrite, par sa belle-sœur, comme ayant une bonne relation avec la famille de son époux. Toutefois, si elle fait état de l'ancienneté de sa relation avec cette personne depuis environ un an et demi, elle a tissé cette attache familiale récente alors qu'elle se trouvait irrégulièrement en France et ne pouvait dès lors ignorer la précarité qui en découlait. En outre, le couple est sans enfant et la présence en France de membres de sa fratrie, dont elle n'établit pas l'intensité de leurs relations, ne lui confère aucun droit au séjour. Alors qu'elle n'exerce aucune activité professionnelle et ne justifie d'aucune perspective à court terme, elle ne fait valoir aucune attache en dehors du cercle familial et n'établit pas avoir noué d'autres liens personnels d'une particulière intensité sur le territoire national. Mme D ne démontre pas être dépourvue de tout lien avec son pays d'origine, où elle n'établit pas qu'elle ne pourrait se réinsérer socialement. Dans ces circonstances, et compte tenu du caractère récent du mariage, l'arrêté pris par la préfète de la Creuse n'a pas porté, à la date à laquelle il a été pris, une atteinte disproportionnée au droit de Mme D au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît pas les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles de l'accord franco-algérien. Il n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante.

10. En sixième lieu, il ne ressort pas de la lecture de l'arrêté attaqué que la préfète de la Creuse ne se serait pas livrée à un examen particulier et sérieux de la situation familiale de Mme D dès lors qu'elle relève que l'intéressée est mariée, sans enfant et n'indique pas être dépourvue de tout lien personnel et familial dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable au litige : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. /Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. /Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

12. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

13. Il ressort des motifs exposés au point 9 que Mme D a épousé un ressortissant français le 8 juin 2024 et que, si leur vie commune était récente, celle-ci était effective à la date de la décision de la préfète de la Creuse. Par suite, en interdisant à Mme D de retourner sur le territoire français durant une période de six mois, alors au demeurant qu'elle ne s'est pas soustraite à une précédente mesure d'éloignement, la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard du droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale.

14. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, que Mme D est fondée à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une période de six mois prononcée à son encontre.

En ce qui concerne l'obligation de présentation à raison de deux fois par semaine à la gendarmerie d'Aubusson :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, invoqué à l'encontre de la décision fixant une obligation de présentation auprès des services de la gendarmerie d'Aubusson, doit être écarté.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 721-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être contraint de résider dans le lieu qui lui est désigné par l'autorité administrative. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ". Aux termes de l'article L. 721-7 du même code : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire ".

17. Si les décisions fondées sur les articles L. 721-6 et L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont le caractère de décisions distinctes de l'obligation de quitter le territoire français, elles tendent à assurer que l'étranger accomplit les diligences nécessaires à son départ dans le délai qui lui est imparti et concourent à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, si l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration impose que ces décisions soient motivées au titre des mesures de police, cette motivation peut, outre la référence aux articles L. 721-6 et L. 721-7, se confondre avec celle de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire.

18. En l'espèce, l'obligation de quitter le territoire français en litige comporte les éléments de fait et de droit qui en constituent le fondement, si bien qu'elle est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision instituant l'obligation de présentation contestée doit être écarté.

19. En troisième lieu, la décision attaquée fait obligation à Mme D de se présenter les mardi et vendredi aux services de la gendarmerie d'Aubusson pour indiquer les démarches qu'elle a engagées dans le cadre de la préparation de son départ du territoire français. La requérante, qui n'exerce pas d'activité professionnelle, n'apporte aucun élément permettant de regarder la décision contestée comme portant une atteinte disproportionnée à sa situation privée et familiale. Par suite les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions précitées doivent être rejetés.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

20. L'annulation retenue au terme du présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint à la préfète de la Creuse de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission de Mme D dans le système d'information Schengen dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

21. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".

22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que la requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 18 mars 2025 par laquelle la préfète de la Creuse a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français durant une période de six mois à l'encontre de Mme D est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Creuse de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission de Mme D dans le système d'information Schengen dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et à la préfète de la Creuse. Copie en sera transmise pour information à Me Shebabo.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,

M. Martha, premier conseiller,

M. Gillet, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.

Le rapporteur,

K. GILLET

Le président,

D. ARTUSLe greffier,

M. B

La République mande et ordonne

à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

La greffière

M. B

cg

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