LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2501194

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2501194

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2501194
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantGOMOT-PINARD NATHALIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante dominicaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de ne pas opposer la rupture de la vie commune en cas de violences conjugales. Le tribunal a jugé que les violences alléguées n'étaient pas suffisamment établies, faute de suites pénales, de certificat médical ou de témoignages circonstanciés. En conséquence, la décision de refus de séjour n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 juin 2025, Mme D... A..., représentée par Me Gomot-Pinard, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet de l’Indre lui a refusé le séjour, l’a obligée à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre au préfet de l’Indre de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l’Etat aux entiers dépens.


Elle soutient que la décision portant refus de séjour est entachée d’une erreur d’appréciation, dès lors que la rupture de la communauté de vie avec son défunt mari à la suite de son dépôt de plainte pour violences conjugales ne peut lui être imputée.


La requête a été régulièrement communiquée au préfet de l'Indre, qui n'a pas produit d'observations en défense.


Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 17 septembre 2025.

Par une ordonnance en date du 27 juin 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 18 août 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droits d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de M. Christophe a été entendu au cours de l’audience publique à laquelle aucune des parties n’était présente ou représentée.



Considérant ce qui suit :

1. Mme A..., ressortissante dominicaine née en 1979, est entrée en Guyane française en 2017 où elle s’est mariée avec un ressortissant français, M. B... C..., le 26 juillet de la même année. Elle a bénéficié de cartes de séjour pluriannuelles « conjoint de Français » dont la dernière a expiré le 20 juin 2023. Elle est entrée en France métropolitaine le 18 janvier 2023. Elle a sollicité le 10 juin 2024 le renouvellement de son titre de séjour suite au décès de son mari, le 26 avril 2024. Par un arrêté du 20 mai 2025 dont elle demande l’annulation, le préfet de l’Indre lui a refusé le séjour, l’a obligée à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de renvoi.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; (…) ». Aux termes de l’article L. 423-3 du même code : « (…) /. Le renouvellement de la carte est subordonné au maintien du lien conjugal et de la communauté de vie avec le conjoint qui doit avoir conservé la nationalité française ». Et aux termes de l’article L. 423-5 du même code : « La rupture de la vie commune n'est pas opposable lorsqu'elle est imputable à des violences familiales ou conjugales ou lorsque l'étranger a subi une situation de polygamie. (…). ».

3. Les dispositions précitées ont créé un droit particulier au séjour au profit des personnes victimes de violences conjugales ayant conduit à la rupture de la vie commune avec leur conjoint de nationalité française. Dans ce cas, le renouvellement du titre de séjour n’est pas conditionné au maintien de la vie commune. Il appartient à l’autorité administrative, saisie d’une telle demande, d’apprécier, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, l’existence de violences conjugales ayant conduit à la rupture de la vie commune du demandeur avec son conjoint de nationalité française.

4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A... aurait sollicité la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision attaquée que le préfet de l’Indre aurait examiné son droit au séjour sur ce fondement. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la requérante qui s’est mariée avec M. B... C... le 26 juillet 2017 a déposé plainte contre lui le 18 mai 2018, en raison des violences conjugales qu’elle aurait subies. Au soutien de ses allégations, elle produit le procès-verbal de sa plainte où elle a notamment déclaré que son époux l’avait frappée à plusieurs reprises au niveau de la tête et des mains, qu’il était un homme très agressif, souvent ivre et qu’elle voulait divorcer. Elle y précise également qu’elle a décidé de quitter le domicile conjugal et s’être installée avec sa fille chez sa tante. La policière qui a pris sa plainte a constaté une bosse sur son front et le majeur de sa main droite enflé et bleuté, et lui a remis une réquisition judiciaire à médecin afin que Mme A... puisse se faire examiner à l’unité médico-judiciaire de l’hôpital de Cayenne. Toutefois, la requérante n’établit pas que ce dépôt de plainte aurait eu des suites pénales ni ne produit le résultat de l’examen médico-judiciaire ou tout autre document médical à même d’établir une corrélation entre les violences alléguées et les blessures constatées. Dès lors, faute pour Mme A... de produire d’autres éléments plus circonstanciés, telle qu’une attestation de sa tante chez laquelle elle se serait réfugiée avec sa fille ainsi que des témoignages de tiers qui accréditeraient les violences conjugales alléguées, ces dernières ne peuvent être regardées comme suffisamment établies. Dans ces conditions, Mme A... ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions citées au point 2. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme A... n’est pas fondée à demander l’annulation de l’arrêté du 20 mai 2025. Ses conclusions à fin d’injonction ne peuvent, par voie de conséquence, qu’être rejetées, tout comme ses conclusions relatives aux frais liés à l’instance.









D E C I D E :





Article 1er
:
La requête de Mme A... est rejetée.



Article 2
:
Le présent jugement sera notifié à Mme D... A... et au préfet de l’Indre.



Délibéré après l’audience du 16 septembre 2025 où siégeaient :

- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- M. Gazeyeff, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2025.


Le rapporteur,





F. CHRISTOPHE
Le président,





F-J. REVEL

La greffière,





GUICHON



La République mande et ordonne
au préfet de l’Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef
La Greffière,




GUICHON



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions