mardi 19 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2501567 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCHLEEF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 août 2025, M. A B représenté par Me Schleef demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'ordonnance n° 2500321 rendue le 14 avril 2025 par le tribunal administratif de Limoges.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, par une première requête enregistrée le 14 février 2025 sous le n°2500321, M. B a demandé au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision, reçue le 12 décembre 2024, par laquelle son état de santé n'a pas été reconnu imputable à ses conditions de travail. Toutefois, cette requête n'étant pas accompagnée de la décision attaquée, le tribunal a invité M. B, par un courrier du 17 février 2025, dont il a accusé réception le 24 février 2025, à la régulariser en produisant cette dernière. Si M. B se prévaut dans la présente instance, du fait que cette demande de régularisation lui a été adressée directement et non à son conseil, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de cette demande, aucun avocat n'était alors mentionné dans la procédure, la requête introductive d'instance ayant été rédigée par M. B et envoyée au greffe du tribunal par voie postale. Dans ces conditions, et alors que M. B n'a pas, à l'expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée, ou justifié de l'impossibilité de la produire, le tribunal administratif de Limoges a, par une ordonnance du 14 avril 2025 rejeté sa demande sur le fondement des dispositions combinées de l'article R. 412-1 et du 4° de l'article R. 222-1.
2. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que parallèlement à l'introduction de sa première requête, M. B a formé une demande d'aide juridictionnelle le 14 février 2025, laquelle lui a été accordée en totalité par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 12 mars 2025. Si l'absence de mention de cette demande d'aide juridictionnelle dans le corps de l'ordonnance du 14 avril 2025 constitue bien une omission, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait formé un recours en rectification d'erreur matérielle, ni même fait appel de cette décision dans les délais qui lui étaient impartis à compter de la date de notification de celle-ci, soit le 14 avril 2025.
3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.".
4. Ainsi, il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à ce que l'ordonnance du 14 avril 2025 rendue par le tribunal administratif de Limoges soit annulée pour excès de pouvoir, sont manifestement irrecevables dès lors qu'il n'appartient pas à ce même tribunal, qui a épuisé sa compétence, d'annuler ses propres décisions juridictionnelles.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Schleef.
Fait à Limoges, le 19 août 2025.
Le magistrat désigné,
F. CHRISTOPHE
La République mande et ordonne
au ministre d'état, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
A. BLANCHON
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026