LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2501890

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2501890

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2501890
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision du maire de La Roche l'Abeille refusant d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal des délibérations demandées par une majorité de conseillers. Le juge a estimé que la demande était sans objet dès l'introduction de la requête, la séance du conseil municipal du 25 septembre 2025 s'étant déjà tenue, privant ainsi la décision contestée de tout effet. La condition d'urgence n'était donc pas remplie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision par laquelle le maire a refusé d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal du 25 septembre 2025 les délibérations demandées par les conseillers municipaux dans un courrier du 22 août 2025 ;

2°) d’enjoindre au maire de la commune de La Roche l’Abeille d’inscrire à l’ordre du jour les délibérations relatives à l’exonération de la taxe d’habitation pour les meublés et les gîtes ruraux, au budget supplémentaire, à la communication municipale avec choix du site et à la demande d’envoi d’un dossier à la direction départementale des territoires concernant les travaux de réaménagement d’un terrain de sport, avant le 1er octobre 2025.


Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que le maire a dépassé le délai prévu par l’article L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales pour convoquer le conseil municipal ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors qu’elle méconnait l’article L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales, en ce que le maire de la commune de La Roche l’Abeille a refusé d’inscrire à l’ordre du jour les délibérations demandées par une majorité de conseillers municipaux.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond enregistrée le 26 septembre 2025 sous le n° 2501891.


Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 22 août 2025, huit conseillers municipaux ont demandé au maire de la commune de La Roche l’Abeille, sur le fondement de l’article L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales, de convoquer le conseil municipal au vu d’inscrire à l’ordre du jour les délibérations sur le budget supplémentaire, la communication, le projet de rénovation du terrain de tennis, ainsi que l’exonération de la taxe d’habitation pour les propriétaires des gites ruraux et chambre d’hôtes. Le 19 septembre 2025, les conseillers municipaux ont été informés de l’ordre du jour du conseil municipal qui s’est déroulé le 25 septembre 2025 et qui ne faisait pas état de leurs demandes. M. A... a donc saisi le juge des référés le 26 septembre 2025 afin de suspendre la décision par laquelle le maire a refusé d’inscrire à l’ordre du jour les délibérations demandées par les conseillers municipaux.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. Dès lors que la séance du conseil municipal du 25 septembre 20252 s’est déroulée, le refus qui a été opposé au requérant d’inscrire à l’ordre du jour les propositions de délibérations mentionnées ci-dessus a produit tous ses effets à cette date. Par suite, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de cette décision étaient sans objet et ce, dès l’introduction de la requête, et il y a donc lieu de rejeter la requête en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., désigné en tant que représentant unique.

Fait à Limoges, le 9 octobre 2025.

Le juge des référés,




D. ARTUS


La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,

A. BLANCHON



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions