Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2502494
mardi 16 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2502494 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde le 7 novembre 2025. Le juge a constaté que l’introduction d’un recours au fond contre cette décision avait déjà pour effet, en application de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de suspendre l’éloignement jusqu’au jugement au fond. La demande de suspension était donc dépourvue d’objet et manifestement irrecevable. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 décembre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision du 7 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Gironde l’a obligée à quitter le territoire français.
Vu :
- la requête au fond enregistrée le 11 décembre 2025 sous le n° 2502495 tendant à l’annulation de la décision dont la suspension de l’exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 7 novembre 2025, le préfet la Gironde a rejeté la demande de délivrance de titre de séjour de Mme A..., lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. La requérante demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l’exécution de cet arrêté en ce qu’il l’oblige à quitter le territoire français.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
3. Aux termes de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ».
4. Il résulte de ces dispositions que l’introduction par Mme A... de la requête au fond n° 2502495 a eu pour effet de suspendre l’exécution de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa demande. Par suite, ses conclusions tendant à la suspension de l’exécution de cet arrêté, qui sont dépourvues d’objet, sont manifestement irrecevables.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er
:
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2
:
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Limoges, le 16 décembre 2025.
Le juge des référés,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
Par une requête, enregistrée le 11 décembre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision du 7 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Gironde l’a obligée à quitter le territoire français.
Vu :
- la requête au fond enregistrée le 11 décembre 2025 sous le n° 2502495 tendant à l’annulation de la décision dont la suspension de l’exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 7 novembre 2025, le préfet la Gironde a rejeté la demande de délivrance de titre de séjour de Mme A..., lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. La requérante demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l’exécution de cet arrêté en ce qu’il l’oblige à quitter le territoire français.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
3. Aux termes de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. ».
4. Il résulte de ces dispositions que l’introduction par Mme A... de la requête au fond n° 2502495 a eu pour effet de suspendre l’exécution de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa demande. Par suite, ses conclusions tendant à la suspension de l’exécution de cet arrêté, qui sont dépourvues d’objet, sont manifestement irrecevables.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er
:
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2
:
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Limoges, le 16 décembre 2025.
Le juge des référés,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON