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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-1903369

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-1903369

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-1903369
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre
Avocat requérantGIDE LOYRETTE NOUEL A.A.R.P.I

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Sous le n° 1903369, par une requête et des mémoires enregistrés les 29 mars, 12 août 2019 et 24 février et 21 juillet 2020, la société par actions simplifiée (SAS) Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° 2019-0526 du 26 février 2019 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a ordonné le paiement d'une astreinte journalière d'un montant de 100 euros à l'encontre de la société Derichebourg Environnement Revival jusqu'à satisfaction de la mise en demeure prononcée par l'arrêté n° 2017-3127 du 23 octobre 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- l'arrêté litigieux est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 171-8 du code de l'environnement en ce qu'il est fondé sur une mise en demeure de réaliser des prescriptions irrégulières, dès lors que, d'une part, elle ne pouvait être destinataire des mesures prescrites et, d'autre part, ces mesures sont disproportionnées et dépourvues de toute utilité pour la protection des intérêts visés à l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du 4° du II de l'article L. 171-8 du code de l'environnement dès lors que le montant de l'astreinte journalière n'est pas justifié par l'importance d'un trouble causé à l'environnement ;

- le préfet n'était pas en situation de compétence liée pour édicter la mesure d'astreinte journalière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2019, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

II. Par une ordonnance du 9 octobre 2020, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 8 septembre 2020, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2010792, par une requête enregistrée le 8 septembre 2020, la SAS Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 juillet 2020 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a rejeté l'opposition à poursuites formée le 11 février à l'encontre des décisions du 1er janvier 2020 par lesquelles il a procédé à deux saisies administratives à tiers détenteur afin de recouvrer les sommes de 3 300 et 2 750 euros ;

2°) d'annuler les actes de saisie administrative à tiers détenteur du 1er janvier 2020 ;

3°) de la décharger de l'obligation de payer ces sommes ;

4°) de mettre à la charge de la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant l'opposition à poursuites est insuffisamment motivée ;

- les actes de saisie administrative à tiers détenteur émis le 1er janvier 2020 ne sont pas exécutoires dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- ils sont insuffisamment motivés dès lors que ni ces actes ni les titres de perception sur lesquels ils sont fondés ne précisent les bases de liquidation de ces créances ;

- il sont dirigés à l'encontre du mauvais destinataire ;

- les actes de saisie administrative à tiers détenteur sont illégaux dès lors qu'ils ont pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte administrative irrégulière.

Par une lettre enregistrée le 3 avril 2023, la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France a fait valoir que l'interlocuteur unique en matière de contentieux fiscal d'assiette était le pôle juridictionnel du Nord installé à la direction départementale des finances publiques du Nord.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, et au préfet de la région Ile de France qui n'ont pas produit d'observations.

III. Par une ordonnance du 9 octobre 2020, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 9 juin 2020, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2010794, par une requête enregistrée le 9 juin 2020, la société Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er janvier 2020 par laquelle la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a procédé à une saisie administrative à tiers détenteur afin de recouvrer la somme de 3 300 euros, ensemble la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable du 7 février 2020 ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;

3°) de mettre à la charge de la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- l'acte de saisie administrative à tiers détenteur contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors que ni cet acte ni le titre de perception sur lequel il est fondé ne précisent les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est illégal dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte administrative irrégulière.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord et au préfet de la région Ile-de-France qui n'ont pas produit d'observations.

IV. Par une ordonnance du 9 octobre 2020, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 9 juin 2020, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2010795, par une requête enregistrée le 9 juin 2020, la société Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er janvier 2020 par laquelle la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a procédé à une saisie administrative à tiers détenteur afin de recouvrer la somme de 2 750 euros, ensemble la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable du 7 février 2020 ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;

3°) de mettre à la charge de la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- l'acte de saisie administrative à tiers détenteur contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors que ni cet acte ni le titre de perception sur lequel il est fondé ne précisent les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est illégal dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte administrative irrégulière.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord et au préfet de la région Ile-de-France qui n'ont pas produit d'observations.

V. Par une ordonnance du 22 février 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 21 janvier 2021, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2102796, par une requête enregistrée le 21 janvier 2021, la SAS Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 novembre 2020 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a implicitement rejeté sa réclamation préalable formée le 11 février 2020 ;

2°) d'annuler le titre de perception n° 059000 009 070 093 467451 2019 0006120 émis le 21 juin 2019 par le directeur général des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord en vue du recouvrement de la somme de 3 000 euros ;

3°) de prononcer la décharge de la somme mise à sa charge par ce titre de perception ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- le titre de perception contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne précise pas les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est dépourvu de base légale dès lors que l'arrêté du 26 février 2019 ordonnant l'astreinte est illégal et a été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 9 juillet 2020 ;

- il est entaché d'une irrégularité de fond dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte irrégulière.

Par un mémoire, enregistré le 31 mars 2021, la direction générale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord fait valoir qu'en tant que comptable public, elle n'est pas habilitée à statuer sur la régularité des titres exécutoires.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée au préfet de la région Ile-de-France qui n'a pas produit d'observations.

VI. Par une ordonnance du 22 février 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 21 janvier 2021, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2102798, par une requête enregistrée le 21 janvier 2021, la SAS Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 novembre 2020 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a implicitement rejeté sa réclamation préalable présentée le 7 février 2020 ;

2°) d'annuler le titre de perception n° 059000 009 070 093 467451 2019 0006121 émis le 21 juin 2019 par le directeur général des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord en vue du recouvrement de la somme de 2 500 euros ;

3°) de prononcer la décharge de la somme mise à sa charge par ce titre de perception ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre de perception contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne précise pas les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est dépourvu de base légale dès lors que l'arrêté du 26 février 2019 ordonnant l'astreinte est illégal et a été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 9 juillet 2020 ;

- il est entaché d'une irrégularité de fond dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte irrégulière.

Par un mémoire, enregistré le 31 mars 2021, la direction générale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord fait valoir qu'en tant que comptable public, elle n'est pas habilitée à statuer sur la régularité des titres exécutoires.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée au préfet de la région Ile-de-France qui n'a pas produit d'observations.

VII. Par une ordonnance du 22 février 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 21 janvier 2021, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2103618, par une requête enregistrée le 21 janvier 2021, la SAS Revival, représentée par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 novembre 2020 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a implicitement rejeté sa réclamation préalable formée le 11 février 2020 ;

2°) d'annuler le titre de perception n° 059000 009 070 093 467451 2019 0006120 émis le 21 juin 2019 par le directeur général des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord en vue du recouvrement de la somme de 3 000 euros ;

3°) de prononcer la décharge de la somme mise à sa charge par ce titre de perception ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- le titre de perception contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne précise pas les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est dépourvu de base légale dès lors que l'arrêté du 26 février 2019 ordonnant l'astreinte est illégal et a été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 9 juillet 2020 ;

- il est entaché d'une irrégularité de fond dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte irrégulière.

Par un mémoire, enregistré le 12 avril 2021, la direction générale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord fait valoir qu'en tant que comptable public, elle n'est pas habilitée à statuer sur la régularité des titres exécutoires.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée au préfet de la région Ile-de-France qui n'a pas produit d'observations.

VIII. Par une ordonnance du 22 février 2021, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 21 janvier 2021, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2103663, par une requête enregistrée le 21 janvier 2021, la SAS Revival, représentée par Me Clément, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a implicitement rejeté sa réclamation préalable présentée le 7 février 2020 ;

2°) d'annuler le titre exécutoire n° 059000 009 070 093 467451 2019 0006121 émis le 21 juin 2019 par le directeur général des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord en vue du recouvrement de la somme de 2 500 euros ;

3°) de prononcer la décharge de la somme mise à sa charge par ce titre exécutoire ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- le titre de perception contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne précise pas les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est dépourvu de base légale dès lors que l'arrêté du 26 février 2019 prononçant l'astreinte est illégal et a été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 9 juillet 2020 ;

- il est entaché d'une irrégularité de fond dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte irrégulière.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée au préfet de la région Ile-de-France et à la direction générale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord qui n'ont pas produit d'observations.

IX. Par une ordonnance du 13 mai 2022, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lille a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête, enregistrée le 3 mars 2020, présentée pour la société Revival.

Sous le n° 2208068, par une requête enregistrée le 3 mars 2020, la SAS Revival, représentée par Me Clément, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 24 juin 2019 par le préfet de la région Ile-de-France en vue du recouvrement de la somme de 3 100 euros, ensemble la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable présentée le 1er août 2019 ;

2°) de prononcer la décharge de la somme mise à sa charge par ce titre exécutoire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision rejetant implicitement sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;

- le titre de perception contesté n'est pas exécutoire dès lors qu'aucun arrêté de liquidation de créances n'est intervenu ;

- il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne précise pas les bases de liquidation de ces créances ;

- il est dirigé à l'encontre du mauvais destinataire ;

- il est entaché d'une irrégularité de fond dès lors qu'il a pour objet l'exécution d'une mesure d'astreinte irrégulière.

Par un mémoire, enregistré le 14 juin 2022, la direction générale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord fait valoir qu'en tant que comptable public, elle n'est pas habilitée à statuer sur la régularité des titres exécutoires.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que l'arrêté du 26 février 2019 a été abrogé par un arrêté n°2023-1069 du 2 mai 2023 et notifié à la société requérante le 9 mai 2023.

La requête a été communiquée au préfet de la région Ile-de-France qui n'a pas produit d'observations.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure ;

- et les conclusions de M. Löns, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Revival, qui exerçait jusqu'en 2013 une activité de collecte et de tri de métaux et déchets métalliques, exploitée sous le régime des installations classées pour l'environnement, sur le territoire de la commune de Bagnolet, a été, par deux arrêtés des 14 avril et 23 octobre 2017, sommée dans un délai de trois mois, puis mise en demeure dans un délai de deux mois, de réaliser un diagnostic de l'état des milieux de l'ancien site qu'elle exploitait et qui avait été repris par la société ADS IDF Nord. Par un arrêté du 26 février 2019, le préfet de la Seine-Saint-Denis a ordonné à son encontre, sur le fondement du 4° du II de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, le paiement d'une astreinte journalière d'un montant de 100 euros jusqu'à satisfaction de la mise en demeure prononcée par l'arrêté du 23 octobre 2017. En application de cet arrêté, trois titres de perception portant sur le recouvrement de sommes d'un montant de 2 000, 3 000 et 3 100 euros ont été émis les 21 et 24 juin 2019 par la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord. En outre, par deux arrêtés du 1er janvier 2020, la direction générale des finances publiques a pris à son encontre deux saisies à tiers détenteur portant sur les sommes mentionnées par les deux titres de perception du 21 juin 2019 assorties d'une majoration. Par les présentes requêtes, la société Revival sollicite l'annulation de l'arrêté du 26 février 2019, des trois titres de perception pris pour son exécution, ainsi que des deux saisies à tiers détenteur ainsi que le prononcé de la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces actes.

Sur la jonction :

2. Les requêtes nos 1903369, 2010792, 2010794, 2010795, 2102796, 2102798, 2103618, 2103663 et 2208068 présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 février 2019 :

3. Il est constant que l'arrêté du 26 février 2019 a pour objet de rendre redevable la société Revival d'une astreinte jusqu'à satisfaction de la mise en demeure de réaliser un diagnostic complémentaire de l'état du site qu'elle exploitait dans un délai de deux mois, signifiée par l'arrêté du 23 octobre 2017. Toutefois, il résulte de l'instruction que cet arrêté, ainsi que l'arrêté du 14 avril 2017 par lequel le préfet lui avait prescrit de réaliser ce diagnostic dans un délai de trois mois, ont été annulés par un arrêt n°18VE02254 de la Cour administrative d'appel de Versailles du 9 juillet 2020, confirmé par décision du Conseil d'Etat n°444388 du 17 octobre 2022. Il s'ensuit que l'arrêté du 26 février 2019 est dépourvu de base légale et doit, par suite, être annulé.

Sur les conclusions des autres requêtes :

4. Il résulte de l'instruction que les créances pour lesquelles ont été émis les titres de perception des 21 et 24 juin 2019 ainsi que les avis à tiers détenteur du 1er janvier 2020 procèdent de l'arrêté du 26 février 2019. Par suite, dès lors que le point 3 du présent jugement implique la disparition rétroactive de cet arrêté, il y a lieu d'annuler les actes litigieux et de prononcer la décharge de l'obligation de payer les sommes en procédant.

Sur les frais de justice :

5. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le versement à la société Revival d'une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 26 février 2019, les titres de perception des 21 et 24 juin 2019 et les avis de saisie à tiers détenteur du 1er janvier 2020 sont annulés.

Article 2 : La société Revival est déchargée de l'obligation de payer les sommes mises à sa charge par la direction régionale des finances publiques pour l'exécution de l'arrêté du 26 février 2019.

Article 3 : L'Etat versera à la société Revival la somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Revival, à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, au préfet de la région Ile-de-France et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,

- Mme Jasmin-Sverdlin, première conseillère,

- Mme Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023,

La présidente-rapporteure,

K. Weidenfeld

La première assesseure,

I. Jasmin-SverdlinLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 1903369

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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

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