vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-1911300 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | SCP RAFFIN ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par un arrêt n°17VE03962 en date du 14 mai 2019, la cour administrative d'appel de Versailles, saisie d'un appel présenté par M. A B, a annulé l'ordonnance du tribunal administratif de Montreuil en date du 21 juillet 2017 et a renvoyé l'affaire au tribunal pour qu'il soit statué sur la requête de M. B enregistrée le 13 juin 2017.
Par cette requête et quatre mémoires enregistrés respectivement le 21 décembre 2017, le 18 février 2020, le 30 octobre 2019 et le 2 novembre 2021, M. B, représenté par Me Boula, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 6 février 2017 par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui communiquer la copie de la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny lui a demandé de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision implicite du 30 mai 2017 par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui communiquer les copies de la lettre par laquelle le bâtonnier a saisi Me Audouin à la suite de sa réclamation en date du 24 octobre 2016, les explications et les pièces par lesquelles ce confrère a justifié ses diligences, la demande de Me Audouin et l'accord qu'il a obtenu pour le représenter lors de l'audience du 12 janvier 2017, ainsi que la copie de la lettre par laquelle celui-ci a avisé son confrère de la partie adverse du terme de sa mission d'aide juridictionnelle n°2016/001162.
3°) de condamner le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis à lui verser la somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral subi ;
4°) d'enjoindre au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer la copie du courrier par lequel le bureau d'aide juridictionnelle lui a demandé de désigner un avocat, au titre de l'aide juridictionnelle n°2016/001162 ;
5°) d'enjoindre au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer les copies de la lettre par lequel le bâtonnier a saisi Me Audouin à la suite de sa réclamation en date du 24 octobre 2016, les explications et les pièces par lesquelles ce confrère a justifié ses diligences, la demande de Me Audouin et l'accord qu'il a obtenu pour le représenter lors de l'audience du 12 janvier 2017, ainsi que la copie de la lettre par laquelle celui-ci a avisé son confrère de la partie adverse du terme de sa mission d'aide juridictionnelle n°2016/001162 ;
6°) de déclarer irrecevable et/ou rejeter la demande reconventionnelle de l'ordre des avocats de Seine-Saint-Denis ;
7°) de condamner le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis à lui verser la somme de 250 euros, non prise en charge au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
8°) de condamner le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis à verser à Me Boula la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
9°) de condamner le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis aux entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- la décision implicite de refus du 6 février 2017 ne mentionne pas les voies et délais de recours ;
- la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny a demandé au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle existe et est un document administratif communicable ;
- la demande indemnitaire est fondée en ce qu'il existe un préjudice moral résultant du refus de transmission du document demandé et des délais déraisonnables de communication des autres documents demandés initialement.
Par trois mémoires en défense enregistrés respectivement le 30 janvier 2020, le 1er octobre 2021 et le 19 octobre 2021, l'ordre des avocats du barreau de la Seine-Saint-Denis, représenté par la SCP Interbarreaux Raffin et associés, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. B la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Il fait valoir qu'il a communiqué l'ensemble des pièces ressortant de la mission de service public de l'aide juridictionnelle et que M. B n'est pas fondé à demander la communication d'un document qui n'existe pas.
Par une ordonnance du 27 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) en date du 9 février 2017.
Vu la décision modificative d'aide juridictionnelle totale en date du 1er avril 2021.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Jimenez, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique,
- le rapport de Mme Jimenez, magistrate désignée.
- et les conclusions de M. Combes, rapporteur public, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier en date du 18 octobre 2016, M. B a demandé au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis la communication de la demande de désignation d'un avocat que lui a adressée le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de grande instance de Bobigny. La CADA a été saisie le 6 décembre 2016. Par un avis du 9 février 2017, la CADA a déclaré sans objet la demande d'avis considérant que le seul document en la possession du bâtonnier avait été transmis. Le silence gardé par l'autorité mise en cause pendant plus de deux mois à compter de la saisine de la CADA valant confirmation de la décision de refus, M. B demande l'annulation de la décision du 6 février 2017 par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui communiquer la copie de la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny lui a demandé de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle. Par un courrier en date du 25 février 2017, M. B a demandé au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis la communication de la copie de la lettre par lequel le bâtonnier a saisi Me Audouin à la suite de sa réclamation en date du 24 octobre 2016, les explications et les pièces par lesquelles ce confrère a justifié ses diligences, la demande de Me Audouin et l'accord qu'il a obtenu pour le représenter lors de l'audience du 12 janvier 2017, ainsi que la copie de la lettre par laquelle celui-ci a avisé son confrère de la partie adverse du terme de sa mission d'aide juridictionnelle n°2016/001162. La CADA a été saisie le 30 mars 2017 et a émis un avis favorable le 8 juin 2017. Le silence gardé par l'autorité mise en cause pendant plus de deux mois à compter de la saisine de la CADA valant confirmation de la décision de refus, M. B a demandé au tribunal d'annuler la décision implicite du 30 mai 2017 par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de faire droit à sa demande de communication. Par une ordonnance du 21 juillet 2017, le tribunal de céans a rejeté sa requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Par un arrêt n°17VE03962 en date du 14 mai 2019, la cour administrative d'appel de Versailles, qui s'est estimée compétente, a annulé l'ordonnance du tribunal administratif de Montreuil du 21 juillet 2017 et a renvoyé l'affaire au tribunal.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier que le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a, le 27 juillet 2018, délivré à M. B la copie de la lettre par laquelle le bâtonnier a saisi Me Audouin à la suite de sa réclamation en date du 24 octobre 2016, les explications et les pièces par lesquelles ce confrère a justifié ses diligences, la demande de Me Audouin et l'accord qu'il a obtenu pour le représenter lors de l'audience du 12 janvier 2017, ainsi que la copie de la lettre par laquelle celui-ci a avisé son confrère de la partie adverse du terme de sa mission d'aide juridictionnelle n°2016/001162. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite du 30 mai 2022 lui refusant la communication des documents précités, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction relative à la communication de ces documents sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer. Il y a lieu, en revanche, de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 6 février 2017 par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de communiquer à M. B la copie de la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny lui a demandé de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 6 février 2017 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration : " La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux. ". En vertu des dispositions des articles R. 311-12 et R. 311-13 du même code, le silence gardé pendant plus d'un mois par l'autorité compétente, saisie d'une demande de communication de documents en application de l'article L. 311-1 de ce code, vaut décision de refus. Aux termes de l'article R. 311-15 dudit code : " () l'intéressé dispose d'un délai de deux mois à compter du refus d'accès aux documents administratifs qui lui est opposé pour saisir la commission d'accès aux documents administratifs ". L'article R. 343-3 de ce code dispose : " La commission notifie son avis à l'intéressé et à l'autorité mise en cause, dans un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de la demande au secrétariat. Cette autorité informe la commission, dans le délai d'un mois qui suit la réception de cet avis, de la suite qu'elle entend donner à la demande. ". En vertu des articles R. 343-4 et R. 343-5, le silence gardé par l'autorité mise en cause pendant plus de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la CADA vaut confirmation de la décision de refus.
4. Le requérant ne peut utilement invoquer le défaut de mention des voies et délais de recours, lequel est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. ". Aux termes du sixième alinéa de l'article L. 311-1 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. "
6. Il résulte des dispositions du code des relations entre le public et l'administration que les documents doivent être existants pour pouvoir être communiqués. Par conséquent, l'administration n'est tenue de communiquer que les documents qu'elle détient. Il appartient, à ce titre, au juge administratif de tenir compte des allégations des parties pour apprécier si le document dont la communication est demandée existe bien et s'il est toujours aux mains de l'administration. Enfin, il revient à l'administration de démontrer qu'elle est dans l'impossibilité matérielle de produire les documents en cause.
7. Par une décision n°2016/001162 en date du 13 janvier 2016, le président du tribunal de grande instance de Bobigny a accordé à M. B l'aide juridictionnelle partielle, en fixant la contribution de l'Etat à 85 %, dans le cadre d'une instance initiée à l'encontre de l'agent judiciaire de l'Etat devant la juridiction de proximité du tribunal d'instance d'Aulnay-sous-Bois sur et aux fins de la demande présentée le 11 janvier 2016. Il est constant que la décision d'aide juridictionnelle a été portée à la connaissance du barreau de la Seine-Saint-Denis le 6 juin 2016 et, qu'à réception, Me Audouin a été désigné. M. B précise que cette décision ne lui a été notifiée qu'au jour de l'audience fixée devant le juge de proximité du tribunal d'instance d'Aulnay-sous-Bois, soit le 13 juin 2016. Si M. B conteste le refus de communication de la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny a demandé au bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle, le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis indique que le seul document en sa possession était la décision d'aide juridictionnelle partielle et qu'il est dans l'impossibilité de communiquer une lettre qui n'existe pas. Dès lors, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui communiquer ce document.
8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête aux fins d'annulation de la décision implicite de refus du 6 février 2017 du bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. Eu égard à ce qui a été indiqué au point 7, M. B ne peut se prévaloir d'aucune faute résultant de l'absence de communication de la copie de la lettre par laquelle le bureau d'aide juridictionnelle de Bobigny a demandé au bâtonnier du barreau de Seine-Saint-Denis de désigner un avocat au titre de l'aide juridictionnelle. S'agissant des conclusions tendant au versement d'une somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral né de la communication, dans un délai déraisonnable, de documents demandés initialement et transmis le 27 juillet 2018, M. B n'établit pas la réalité du préjudice allégué. Dès lors, les conclusions à fin d'indemnisation doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties tendant au versement d'une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
11. Les parties n'établissent pas avoir exposé de dépens, de sorte que les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions relatives à la communication de la copie de la lettre par laquelle le bâtonnier a saisi Me Audouin à la suite de la réclamation de M. B en date du 24 octobre 2016, des explications et des pièces par lesquelles ce confrère a justifié ses diligences, de la copie de l'accord qu'il a obtenu pour le représenter lors de l'audience du 12 janvier 2017, ainsi que de la copie de la lettre par laquelle celui-ci a avisé son confrère de la partie adverse du terme de sa mission d'aide juridictionnelle n°2016/001162.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de l'ordre des avocats du barreau de la Seine-Saint-Denis présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'ordre des avocats du barreau de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.
La magistrate désignée,
J. Jimenez Le greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1911300
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026