mercredi 9 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-1912652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | DE FROMENT |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 15 novembre 2019 et
11 juin 2021 sous le numéro 1912652, M. A C, représenté par Me de Froment, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Tremblay-en-France à lui verser la somme de 10 000 euros au titre du préjudice de carrière subi du fait de l'illégalité de la décision du 17 juillet 2018 par laquelle le maire de cette commune l'a affecté sur le poste de référent au service enfance sur les questions de handicap ;
2°) de condamner cette même commune à lui verser la somme, à parfaire, de 595 euros par mois à compter du mois d'octobre 2018, au titre du préjudice financier subi en raison de l'illégalité de cette même décision ;
3°) de condamner cette même commune à lui verser la somme de 15 000 euros, au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis du fait du harcèlement moral et de la " placardisation " dont il a fait l'objet ;
4°) de condamner cette même commune à lui verser la somme de 10 000 euros, à parfaire, au titre du préjudice moral subi du fait de la discrimination dont il a fait l'objet en raison de ses engagements syndicaux ;
5°) enfin de mettre à la charge de cette même commune la somme de 3 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
En ce qui concerne les fautes :
- la décision du 17 juillet 2018, par laquelle le maire du Tremblay-en-France l'a affecté sur le poste de référent au service enfance sur les questions de handicap n'a pas été précédée d'une communication à la commission administrative paritaire des motifs qui ont conduit l'administration à ne pas suivre son avis, en méconnaissance des dispositions de l'article 30 alinéa 2 du décret du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- cette même décision constitue une sanction déguisée et est de ce fait entachée de détournement de pouvoir ;
- il a fait l'objet d'un harcèlement moral et d'une " placardisation " ;
- il a fait l'objet d'une discrimination en raison de son engagement syndical.
En ce qui concerne les préjudices :
- il a subi, du fait de l'illégalité de la décision du 17 juillet 2018, un préjudice de carrière qui peut être évalué à la somme de 10 000 euros ;
- il a subi, du fait de l'illégalité de cette même décision du 17 juillet 2018, un préjudice financier qui peut être évalué à la somme, à parfaire, de 595 euros par mois à compter du mois d'octobre 2018 ;
- il a subi du fait du harcèlement et de la " placardisation " dont il a fait l'objet, un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qui peuvent être évalués à la somme de 15 000 euros ;
- enfin, il a subi, du fait de la discrimination dont il a fait l'objet, un préjudice moral qui peut être évalué à la somme, à parfaire, de 10 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 décembre 2020 et 2 juillet 2021, la commune de Tremblay-en-France, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
La commune de Tremblay-en-France fait valoir qu'aucun des moyens que contient la requête n'est fondé.
II) Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 15 novembre 2019 et
21 juin 2021 sous le numéro 1912665, M. C, représenté par Me de Froment, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 17 juillet 2018, par laquelle le maire de Tremblay-en-France l'a affecté sur le poste de référent au service enfance sur les questions de handicap ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Tremblay-en-France une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
En ce qui concerne la recevabilité de la requête :
- sa requête n'est pas tardive dès lors qu'un recours gracieux a prorogé le délai de recours contentieux ;
- la décision attaquée n'a pas le caractère d'une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours.
En ce qui concerne la légalité de la décision attaquée :
- la décision du 17 juillet 2018, par laquelle le maire de Tremblay-en-France l'a affecté sur le poste de référent au service enfance sur les questions de handicap n'a pas été précédée d'une communication à la commission administrative paritaire des motifs qui ont conduit l'administration à ne pas suivre son avis, en méconnaissance des dispositions de l'article 30 alinéa 2 du décret du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- cette même décision constitue une sanction déguisée et est de ce fait entachée de détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2021, la commune de Tremblay-en-France, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Tremblay-en-France fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et vise à l'annulation d'une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, enfin, qu'aucun des moyens qu'elle contient n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-229 du 167 avril 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. L'hôte, rapporteur ;
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public ;
- et les observations de Me Derridj, substituant Me Peru, représentant la commune de Tremblay-en-France.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, adjoint d'animation principal de 2ème classe (grade de catégorie C), employé par la commune de Tremblay-en-France depuis le 19 décembre 2007 et titularisé à compter du 1er juillet 2010, demande l'annulation de la décision du 17 juillet 2018 par laquelle son maire l'a affecté sur le poste de référent au service enfance sur les questions de handicap, ainsi que la condamnation de cette commune à lui verser la somme de 10 000 euros au titre du préjudice de carrière subi et la somme, à parfaire, de 595 euros par mois à compter du mois d'octobre 2018, au titre du préjudice financier. Il demande également la condamnation de cette commune à lui verser la somme de 15 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions de l'existence subis suite au harcèlement et à la " placardisation " dont il a fait l'objet ainsi que la somme, à parfaire, de 10 000 euros au titre du préjudice moral subi suite à la discrimination dont il a fait l'objet en raison de son engagement syndical.
I. Sur la jonction des instances :
2. Les requêtes susvisées concernent la situation du même requérant, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
II. Sur les conclusions aux fins d'annulation et indemnitaires :
II.A.- En ce qui concerne la décision de changement d'affectation :
3. En premier lieu, les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Il en va ainsi des mesures qui, tout en modifiant leur affectation ou les tâches qu'ils ont à accomplir, ne portent pas atteinte aux droits et prérogatives qu'ils tiennent de leur statut ou à l'exercice de leurs droits et libertés fondamentaux, ni n'emportent perte de responsabilités ou de rémunération. Le recours contre une telle mesure, à moins qu'elle ne traduise une discrimination, est irrecevable, alors même que la mesure de changement d'affectation aurait été prise pour des motifs tenant au comportement de l'agent public concerné.
4. Il ressort des pièces du dossier, notamment des fiches de postes, que dans ses anciennes fonctions, M. C occupait un poste de catégorie B et exerçait des fonctions d'encadrement alors qu'il n'en exerce plus aucune dans son nouveau poste. Dès lors, la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Tremblay-en-France et tiré de ce que la décision contestée constitue une mesure d'ordre intérieur qui n'est pas susceptible de recours doit être écartée.
5. En deuxième lieu, la commune de Tremblay-en France a produit un courrier par lequel elle a communiqué à la commission administrative paritaire les motifs qui l'ont conduite à ne pas suivre son avis. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 30 alinéa 2 du décret du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics doit donc être écarté comme manquant en fait.
6. En troisième et dernier lieu, si le requérant soutient, à l'appui de ses moyens tirés de ce que la décision de changement d'affectation du 17 juillet 2018 constitue une sanction déguisée et est ainsi entachée de détournement de pouvoir, que l'administration a voulu le sanctionner en raison de son engagement syndical, il ne l'établit pas. En effet, il se borne à produire un courrier émanant de son syndicat et rédigé en décembre 2015 mentionnant qu'il a fait l'objet, à l'occasion d'une réunion relative à un préavis de grève dont il était le principal acteur, de menaces de suppression de son poste de la part de sa hiérarchie. De son côté, l'administration produit des éléments de preuves, notamment les comptes rendus des entretiens de notation du requérant pour les années 2015, 2016 et 2017, desquels il ressort que ce dernier était apprécié de sa hiérarchie et soutient, sans être contredite par le requérant, qu'il a continué à bénéficier de décharges syndicales, notamment au cours de l'année 2019. Au surplus, la commune de Tremblay-en-France produit des comptes rendus des comités techniques des 6 juin, 22 juin et 6 juillet 2018, desquels il ressort que la suppression du service auquel le requérant était précédemment affecté correspondait à une nécessité à la fois budgétaire et technique, ce service, essentiellement axé sur la médiation, n'assurant plus, dans un contexte d'évolution de la délinquance urbaine et de la menace terroriste, une sécurité suffisante et n'étant plus sollicité. Enfin, si le requérant fait remarquer que dans un courrier en date du 30 avril 2014, le maire avait émis des réserves sur sa capacité à travailler dans un service avec des enfants, il ressort de la lecture de ce courrier que l'édile ne faisait que rapporter les propos de M. C. Dès lors, l'élément subjectif de la sanction n'est pas caractérisé. Par ailleurs, en se bornant à se prévaloir d'une perte financière qui ne ressort pas des bulletins de paye produits ainsi que d'une perte de responsabilités, laquelle, si elle est caractérisée, ne saurait constituer une atteinte à la situation professionnelle de l'agent dès lors que M. C relève de la catégorie C, catégorie qui ne donne pas vocation à encadrer, le requérant ne démontre pas non plus que le changement d'affectation aurait les effets d'une sanction. Dès lors, l'élément objectif de la sanction n'est pas non plus caractérisé et les moyens tirés de la sanction déguisée et du détournement de pouvoir doivent être écartés.
7. Le requérant n'est donc pas fondé à demander l'annulation de la décision du
17 juillet 2018 par laquelle le maire de Tremblay-en-France l'a changé d'affectation. En l'absence de faute de l'administration, ses conclusions indemnitaires relatives aux préjudices liés à cette décision doivent également être écartées.
II.B.- En ce qui concerne la discrimination en raison de l'engagement syndical :
8. Aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires./Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race (). ".
9. Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Lorsqu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, le juge doit tenir compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. Il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, et au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Il en va également ainsi lorsque la décision contestée devant le juge administratif a été prise par une instance indépendante de l'administration qui défend. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
10. Si le requérant soutient qu'il fait l'objet d'une discrimination en raison de son engagement syndical, les arguments qu'il soutient et les éléments de preuve qu'il produit sont les mêmes que ceux avancés à l'appui de son moyen tiré du caractère de sanction déguisée de la décision de changement d'affectation du 17 juillet 2018. Dans ces conditions, pour les mêmes raisons qu'exposées au point 6, aucune discrimination liée à l'engagement syndical du requérant n'est caractérisée.
11. En l'absence de faute de l'administration, les conclusions indemnitaires relatives à la discrimination dont le requérant aurait fait l'objet doivent être écartées.
II.C. -En ce qui concerne le harcèlement moral et la " placardisation " :
12. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. ()".
13. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
14. Le requérant soutient, sans être contredit en défense, qu'il n'a plus jamais été invité à une réunion à partir de septembre 2015 et en particulier aux réunions avec les responsables de secteur et le directeur général adjoint chargé des sports. Par ailleurs, le requérant soutient également, toujours sans être contredit en défense et en produisant des commencements de preuve, qu'à son retour de ses congés d'été de l'année 2016, il a été isolé du reste de son équipe et a dû partager son bureau avec un autre employé de la mairie. Enfin, alors que le requérant et son collègue de bureau avaient signalé en mars 2017 à leur hiérarchie que leur bureau n'était pas nettoyé, du matériel de nettoyage a été personnellement attribué au requérant en octobre 2017, ce qui constitue un procédé vexatoire, alors que les bureaux des autres collègues sont nettoyés par du personnel spécialisé. Ce faisant, M. C a rassemblé suffisamment d'éléments de preuves permettant de présumer qu'il a fait l'objet d'un harcèlement moral de la part de sa hiérarchie, qui a ainsi commis une faute.
15. Pour autant, en se bornant à produire une attestation en date du 6 mai 2021, rédigée par un psychologue et faisant mention d'un état dépressif du requérant mais le rattachant à un accident du travail survenu le 24 septembre 2018 ainsi qu'un certificat médical rédigé le 14 juin 2021 par un médecin-psychiatre, se bornant à rapporter les propos de M. C, ce dernier n'établit pas avoir subi des troubles dans les conditions d'existence.
16. En revanche, le requérant est fondé à se prévaloir d'un préjudice moral, dont il sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 500 euros.
17. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense et tirée de la tardiveté de la requête tendant à l'annulation de la décision de changement d'affectation du 17 juillet 2018, que M. C est seulement fondé à demander la condamnation de la commune de Tremblay-en-France à lui verser la somme de 500 euros au titre du préjudice moral subi en raison du harcèlement moral et de la " placardisation " dont il a fait l'objet.
III. Sur les frais liés au litige :
18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, la somme que la commune de Tremblay-en-France réclame au titre des frais liés à ces instances. Il y a lieu, en revanche et dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Tremblay-en-France le versement d'une somme de 1 000 euros à M. C, au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Tremblay-en-France est condamnée à verser à M. C la somme de 500 (cinq cents) euros au titre du préjudice moral subi en raison du harcèlement moral et de la " placardisation " dont il a fait l'objet.
Article 2 : La commune de Tremblay-en-France versera une somme de 1 000 (mille) euros à
M. C, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Tremblay-en-France, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Tremblay-en-France.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Salzmann, présidente,
- Mme de Bouttemont, première conseillère,
- M. L'hôte, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2022.
Le rapporteur,La présidente,SignéSigné F. L'hôteM. DLa greffière,SignéA. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 1912652
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026