vendredi 10 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2001506 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | CABINET FRANCOIS JACQUOT |
Vu la procédure suivante :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Le tribunal administratif de Montreuil
La magistrate désignée
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 février 2020, l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 20 avril 2019 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger a refusé de lui communiquer la copie du registre de contention et d'isolement de l'établissement établi du 1er janvier au 31 décembre 2017 en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique et la copie du rapport annuel établi pour l'année 2017 par l'établissement rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger de lui communiquer les documents demandés à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 762,25 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Elle soutient que la décision implicite de refus de communication méconnaît la législation sur l'accès aux documents administratifs.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023, le centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait notamment valoir que la requête est irrecevable en raison de son enregistrement tardif et que les documents sollicités n'existent pas.
Par un acte, enregistré le 15 février 2023, l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme, représenté par Me Jacquot, déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme Jimenez, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique,
- le rapport de Mme Jimenez, magistrate désignée.
- les conclusions de M. Combes, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courriel du 6 décembre 2018, l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme a demandé au directeur du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger de lui communiquer la copie du registre de contention et d'isolement de l'établissement établi du 1er janvier au 31 décembre 2017 en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique et la copie du rapport annuel établi pour l'année 2017 par l'établissement rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention. Suite au silence de l'administration pendant une période d'un mois, elle a saisi la CADA par un courrier enregistré le 20 février 2019. Cette dernière a émis un avis favorable le 21 mars 2019. Le silence gardé par l'autorité mise en cause pendant plus de deux mois à compter de la saisine de la CADA valant confirmation de la décision de refus, l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite du 20 avril 2019 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger a refusé de faire droit à sa demande de communication.
2. Par un acte, enregistré le 15 février 2023, l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association requérante une somme au titre des frais exposés par le centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme et au directeur du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mars 2023.
La magistrate désignée,
J. Jimenez Le greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001506
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026