lundi 7 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2004975 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LEBRUN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 26 mai 2020, enregistrée le 28 mai 2020 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Montreuil la requête présentée par M. A B.
Par cette requête, enregistrée le 15 mai 2020 au greffe du tribunal initialement saisi et un mémoire complémentaire, enregistré le 31 août 2021, M. B, représenté par Me Lebrun, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2020 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé
à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quinze jours
dont huit jours avec sursis ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à la reconstitution de sa carrière
ainsi que de procéder au retrait de cette sanction de son dossier et de supprimer, en tout état de
cause, toute mention de cette sanction de son dossier ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des
dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de la décision attaquée est incompétent ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que les membres du
conseil de discipline n'ont pas pris connaissance de son mémoire en défense et qu'en tout état de cause, ce mémoire n'a nullement été lu lors de la séance du 3 avril
2019 comme il aurait pourtant dû l'être.
- elle est entachée d'inexactitudes matérielles des faits ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, le ministre de
l'intérieur s'étant cru, à tort, en situation de compétence liée au regard des appréciations portées par le conseil de discipline pour prononcer la sanction litigieuse ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le ministre de l'intérieur s'est estimé lié quant au prononcé d'une sanction du deuxième groupe dès lors qu'il avait déjà fait l'objet d'une sanction relevant du premier groupe ;
- en estimant qu'il avait manqué à son devoir d'exemplarité en ayant adopté un comportement supposément indigne de ses fonctions dans la vie privée ainsi qu'à son devoir d'obéissance du fait d'une supposée violation délibérée de sujétions de service relatives à la conservation et à la sécurisation de l'armement professionnel hors service, alors qu'aucune obligation de porter une arme dans son étui n'existe, le ministre a entaché sa décision d'erreurs de droit ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation et est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 septembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 11 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;
- le décret n° 86-592 du 18 mars 1986 ;
- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- l'arrêté du 6 juin 2006 du ministre de l'intérieur portant règlement général d'emploi de la police nationale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Cozic, rapporteur public,
- et les observations de Me Lebrun, représentant M. B.
1. M. B, gardien de la paix, , demande l'annulation de l'arrêté du 28 février 2020 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quinze jours dont huit jours avec sursis.
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par. Il disposait en cette qualité en vertu de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement, d'une délégation du ministre de l'intérieur pour signer l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous son autorité. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Par ces dispositions combinées, le législateur a entendu imposer à l'autorité qui prononce une sanction disciplinaire de préciser elle-même, dans sa décision, les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre du fonctionnaire intéressé, de sorte que ce dernier puisse, à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée, connaître les motifs de la sanction qui le frappe.
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les dispositions des lois du 13 juillet 1983 et du 11 janvier 1984 ainsi que les dispositions applicables du code de la sécurité intérieure et mentionne, contrairement à ce que soutient le requérant, les faits qui ont été regardés comme constitutifs d'un manquement aux obligations statutaires et déontologiques qui s'imposent aux fonctionnaires de la police nationale, y compris hors service, en l'occurrence aux devoirs d'exemplarité par un comportement indigne dans la vie privée ainsi qu'un manquement à son devoir d'obéissance du fait de la violation délibéré de sujétions de services relatives à la conservation et à la sécurisation de l'armement professionnel hors service. Il résulte ainsi des termes de l'arrêté attaqué que le requérant pouvait à la seule lecture de la décision, connaître les motifs de la sanction qui le frappe, sans qu'il puisse sérieusement soutenir ne pas avoir été mis à même de comprendre la mention selon laquelle " il a attiré défavorablement l'attention ". Par suite, l'arrêté attaqué comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est suffisamment motivé.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat : " Lorsque le conseil de discipline examine l'affaire au fond, son président porte, en début de séance, à la connaissance des membres du conseil les conditions dans lesquelles le fonctionnaire poursuivi et, le cas échéant, son ou ses défenseurs ont exercé leur droit à recevoir communication intégrale du dossier individuel et des documents annexes. / Le rapport établi par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire ou par un chef de service déconcentré ayant reçu délégation de compétence à cet effet et les observations écrites éventuellement présentées par le fonctionnaire sont lus en séance. / () Le fonctionnaire et, le cas échéant, son ou ses défenseurs peuvent, à tout moment de la procédure devant le conseil de discipline, demander au président l'autorisation d'intervenir afin de présenter des observations orales. Ils doivent être invités à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer. ". L'article 8 du même décret dispose que : " Le conseil de discipline, au vu des observations écrites produites devant lui et compte tenu, le cas échéant, des déclarations orales de l'intéressé et des témoins ainsi que des résultats de l'enquête à laquelle il a pu être procédé, émet un avis motivé sur les suites qui lui paraissent devoir être réservées à la procédure disciplinaire engagée ()".
6. Il est constant que M. B a remis en main propre au président du conseil de discipline le 3 avril 2019, soit le jour même de la séance du conseil de discipline, des observations écrites en défense rédigées par son conseil. Le requérant fait valoir que ses observations en défense n'ont toutefois nullement été lues lors de la séance du conseil de discipline et qu'en tout état de cause, les membres du conseil de discipline n'en ont pas pris connaissance. Il ressort toutefois du procès-verbal de la séance du conseil de discipline du 3 avril 2019, dont le récit du déroulement n'est pas contesté, que, s'il n'a été donné lecture que du rapport de saisine du conseil de discipline, M. B, présent et représenté par son conseil, a été invité à présenter ses observations à deux reprises et a présenté, lui-même ainsi que par la voix de son conseil, ses observations sur les faits reprochés et a développé, de manière certes plus concise, la teneur des observations écrites remises à l'ouverture de la séance. Ainsi, le requérant, qui a été mis à même de formuler des observations orales, pour résumer ses observations écrites ou développer son argumentation, n'est pas fondé à soutenir que la procédure aurait été irrégulière au motif que ses observations écrites n'auraient pas été lues en séance et que les membres du conseil n'en auraient pas eu connaissance. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le ministre de l'intérieur, qui a formulé sa propre appréciation sur les faits de l'espèce et a qualifié de manière précise les faits reprochés au requérant, se serait cru, à tort, en situation de compétence liée au regard des appréciations portées par le conseil de discipline pour prononcer la sanction litigieuse. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes. / Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours. / Deuxième groupe : la radiation du tableau d'avancement ; l'abaissement d'échelon à l'échelon immédiatement inférieur à celui détenu par l'agent ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours ; le déplacement d'office. / Troisième groupe : la rétrogradation au grade immédiatement inférieur et à l'échelon correspondant à un indice égal ou, à défaut, immédiatement inférieur à celui afférent à l'échelon détenu par l'agent ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans. / Quatrième groupe : la mise à la retraite d'office ; la révocation. ()".
9. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont matériellement établis, constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
10. Il ressort des termes de la décision en litige que le ministre s'est fondé sur le fait qu'après s'être rendu M. B, alors qu'il était alcoolisé et qu'il portait son arme sur lui de manière non réglementaire, avait, en compagnie de ses collègues, eu une altercation avec un chauffeur de " VTC ", lequel avait porté plainte contre lui, donnant lieu à l'indemnisation d'un rétroviseur, pour estimer que l'intéressé avait ainsi manqué à son devoir d'exemplarité en ayant adopté un comportement supposément indigne de ses fonctions dans la vie privée ainsi qu'à son devoir d'obéissance du fait d'une violation délibérée de sujétions de service relatives à la conservation et à la sécurisation de l'armement professionnel hors service.
11. Le requérant conteste tout d'abord la matérialité des faits qui lui sont reprochés, en particulier la consommation excessive d'alcool, l'altercation avec un chauffeur de " VTC " qu'il aurait invectivé et le fait d'avoir dégradé le véhicule de ce chauffeur. Toutefois, contrairement à ce qu'il soutient, le ministre s'est borné à mentionner l'altercation, dont l'existence ressort bien des pièces du dossier, les motifs de l'interpellation de M. B et de ses collègues, les motifs de la plainte déposée par le chauffeur et le fait que ce dernier ait retiré sa plainte après avoir trouvé un arrangement amiable avec M. B et ses collègues pour rembourser le rétroviseur détérioré sans indiquer que l'intéressé aurait agressé physiquement le chauffeur ni même qu'il aurait dégradé son rétroviseur. Ainsi le moyen tiré pour ces deux motifs de l'inexactitude matérielle des faits manque en fait. A supposer même que la mention selon laquelle l'intéressé a consommé plusieurs verres d'alcool " sans modération " puisse être regardée comme erronée, compte tenu des taux d'alcoolémie relevés pour les différents protagonistes, le ministre aurait en tout état de cause pris la même décision s'il n'avait pas retenu le caractère excessif de la consommation d'alcool, compte tenu de l'existence même d'une altercation conjuguée au port de l'arme et à la consommation d'alcool. Par suite, le moyen tiré pour ce motif de l'erreur de fait doit être écarté.
12. Le requérant conteste ensuite la qualification juridique de ces faits en soutenant qu'en estimant qu'il avait manqué à son devoir d'exemplarité en ayant adopté un comportement supposément indigne de ses fonctions dans la vie privée ainsi qu'à son devoir d'obéissance du fait d'une supposée violation délibérée de sujétions de service relatives à la conservation et à la sécurisation de l'armement professionnel hors service, alors qu'aucune obligation de porter une arme dans son étui n'existe, le ministre a entaché sa décision d'erreurs de droit.
13. D'une part, aux termes de l'article R. 434-14 du code de la sécurité intérieure : " Le policier () est au service de la population. Sa relation avec celle-ci est empreinte de courtoisie et requiert l'usage du vouvoiement. Respectueux de la dignité des personnes, il veille à se comporter en toute circonstance d'une manière exemplaire, propre à inspirer en retour respect et considération ". Aux termes de l'article R. 434-12 du même code : " Le policier () ne se départ de sa dignité en aucune circonstance. / En tout temps, dans ou en dehors du service, y compris lorsqu'il s'exprime à travers les réseaux de communication électronique sociaux, il s'abstient de tout acte, propos ou comportement de nature à nuire à la considération portée à la police nationale (). Il veille à ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte à leur crédit ou à leur réputation. "
14. En qualifiant les faits décris ci-dessus de manquement au devoir d'exemplarité, dont la qualification, contrairement à ce que soutient le requérant, n'est pas circonscrite aux faits revêtant la nature d'infraction pénale à l'occasion desquels il a été fait état de la qualité de policier, le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur de droit.
15. D'autre part, l'article 114-4 de l'arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale énonce que : " Les fonctionnaires actifs des services de la police nationale reçoivent en dotation une arme individuelle, qu'ils portent en service et qu'ils peuvent porter hors service, et dont l'usage est assujetti aux règles de la légitime défense et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. () De même, les mesures liées à la sécurisation, à la manipulation et à la conservation de l'arme individuelle font l'objet d'instructions de la part d'une direction, d'un service ou d'une unité, compte tenu des nécessités du service ou des contraintes particulières liées aux fonctions exercées par le fonctionnaire de police () ". L'instruction du 9 mars 2017 relative à l'arme de service ou individuelle applicable à l'intéressé prévoit au titre des " principes généraux " que : " l'arme est portée dans les étuis de dotation administrative ", que, lorsque l'agent est en tenue civile, " l'agent peut utiliser d'autres étuis agréés et proposés par l'administration " et qu'il " est proscrit de porter ou transporter l'arme dans des contenants autres que ceux agréés et proposés par l'administration (ex : sac à dos, ) ".
16. Il est constant que M. B n'avait pas conservé son arme dans son étui réglementaire mais qu'il la portait à même sa ceinture uniquement recouverte par son T-Shirt et son blouson, et ce, en méconnaissance des règles décrites ci-dessus, ainsi que le reconnaissait au demeurant l'intéressé lors de la séance du conseil de discipline. Par suite, en qualifiant de tels faits de " violation délibéré de sujétions de services relatives à la conservation et à la sécurisation de l'armement professionnel hors service ", le ministre de l'intérieur n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur de droit.
17. Si le ministre a fait état dans sa décision de l'existence d'un comportement fautif antérieur, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il se soit estimé être en situation de compétence liée quant au prononcé d'une sanction du deuxième groupe. Par suite le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
18. Enfin, eu égard à la gravité des faits reprochés à M. B, partie prenante, hors service, dans une altercation avec un chauffeur de " VTC " alors qu'il était alcoolisé et armé dans des conditions non-réglementaires, et aux deux manquements ainsi commis, la sanction du 2ème groupe d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de quinze jours dont 8 jours avec sursis retenue par l'arrêté litigieux, n'est pas disproportionnée. Par suite le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 février 2020 du ministre de l'intérieur présentées par M. B, ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
Mme Lunshof, première conseillère,
Mme Courneil, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
M. C
La présidente,
Signé
N. Ribeiro-Mengoli
La greffière,
Signé
P. Demol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026