lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2006763 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | KEZA-ZALAMOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 17 juillet 2020 et 22 mars 2022, Mme B C épouse D, représentée par Me Keza, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 décembre 2019 par laquelle le remboursement d'un trop-perçu de prestations familiales d'un montant de 5 980 euros ainsi que d'un trop-perçu de revenu de solidarité active de 23 153,84 euros lui est réclamé, ensemble les décisions implicites par lesquelles la commission de recours amiable et le président du conseil départemental ont respectivement rejeté les recours préalables par lesquels elle conteste les sommes ainsi réclamées ;
2°) d'ordonner à l'administration de la rétablir dans ses droits ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'insuffisance de motivation ;
- elles ne comportent ni la signature, ni le nom, ni la qualité de leur auteur en méconnaissance des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elles n'ont pas été précédées d'une procédure contradictoire en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elles sont entachées d'erreur de fait dans la mesure où elle justifie de sa résidence habituelle en France.
Des mises en demeure ont été adressées le 8 juillet 2021 respectivement au département de la Seine-Saint-Denis et à la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a désigné Mme Parent pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative, selon la procédure prévue par cet article.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Parent a été entendu au cours de l'audience publique et il a été dit qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions dirigées contre la décision du 2 décembre 2019 étaient irrecevables, dans la mesure où les décisions implicites par lesquelles la commission de recours amiable et le président du conseil départemental ont rejeté les recours exercés par Mme C se sont substitués à la décision initiale.
Les parties n'étaient ni présentesni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est allocataire de revenu de solidarité active et de prestations familiales. A la suite d'un contrôle, la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis lui a réclamé, par un courrier du 2 décembre 2019, le remboursement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale et d'allocation de logement familiale d'un montant de 5 980 euros ainsi que le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 23 153,84 euros. Par deux courriers en date du 3 février 2020 adressés à la commission de recours amiable de la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis et au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, Mme C a respectivement contesté ces deux indus. En l'absence de réponse, les recours exercés par Mme C ont fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision du 2 décembre 2019, ensemble les décisions implicites de rejet des recours préalables qu'elle a exercés par deux courriers en date du 3 février 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision du 2 décembre 2019 :
2. Il résulte des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles ainsi que de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation que l'exercice d'un recours contentieux dirigés contre des décisions relatives au revenu de solidarité active, à l'allocation de logement social et à l'allocation de logement familial est subordonné à l'exercice préalable d'un recours administratif qui a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que les décisions prises à la suite du recours se substituent en principe aux décisions initiales, et qu'elles sont seules susceptibles d'être déférées au juge. Tel est le cas, en particulier, des décisions de récupération d'indu, dont l'annulation implique, s'il y a lieu, que l'administration rembourse les sommes déjà recouvrées, sauf à régulariser ses décisions de récupération si celles-ci n'ont été annulées que pour un vice de forme ou de procédure.
3. Dans ces conditions, les décisions implicites par lesquelles la commission de recours amiable et le président du conseil départemental ont respectivement rejeté les recours exercés par Mme C contre les trop-perçus d'allocation de logement sociale et d'allocation de logement familiale d'un montant de 5 980 euros ainsi que le trop-perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 23 153,84 euros se sont substituées à la décision du 2 décembre 2019. Il s'ensuit que les conclusions dirigées contre cette décision initiale sont irrecevables.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre les décisions implicites de rejet de la commission de recours amiable et du président du conseil départemental :
4. Lorsque le recours dont le juge administratif est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, de prime d'activité ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans son office d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
5. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision. Lorsque tout ou partie de l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année a été recouvré avant que le caractère suspensif du recours n'y fasse obstacle, il appartient au juge, s'il est saisi de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de rembourser la somme déjà recouvrée, de déterminer le délai dans lequel l'administration, en exécution de sa décision, doit procéder à ce remboursement, sauf à régulariser sa décision de récupération si celle-ci n'a été annulée que pour un vice de forme ou de procédure.
S'agissant de la décision implicite de rejet du recours contre le trop-perçu de revenu de solidarité active :
6. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-2 de ce code : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ".
7. Il résulte des articles L. 262-2, R. 262-5 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'ils mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du RSA est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
8. Il résulte de l'instruction que Mme C se voit réclamer le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active en raison de ce qu'elle ne justifiait plus de sa résidence en France à compter du 1er décembre 2017. Cependant, Mme C produit des documents de nature à justifier qu'elle était présente en France au cours de l'été 2017, au cours du mois de septembre 2017, puis des mois de février, mars, avril, mai, juin, octobre, novembre et décembre 2018. Par ailleurs, en l'absence de réponse du département de la Seine-Saint-Denis et de la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis à la mise en demeure qui leur a été adressé par courrier du 8 juillet 2021, ils sont réputés avoir acquiescé aux faits. Il s'ensuit que le moyen tiré par la requérante de ce que le département de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de fait en considérant qu'elle ne justifiait plus de sa résidence en France à compter du 1er décembre 2017 doit être accueilli.
9. Il s'ensuit que la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis a rejeté le recours exercé par Mme C contre la décision du 2 décembre 2019 lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active de 23 153,84 euros doit être annulée.
S'agissant de la décision implicite de rejet du recours contre le trop-perçu d'allocation de logement sociale et d'allocation de logement familiale :
10. Aux termes de l'article L. 542-1 du code de la sécurité sociale, dans sa version applicable au litige : " L'allocation de logement est accordée dans les conditions prévues à l'article suivant : / 1°) aux personnes qui perçoivent à un titre quelconque : / a. soit les allocations familiales ; / b. soit le complément familial ; / c. soit l'allocation de soutien familial ; / d. soit l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé ; / 2°) aux ménages ou personnes qui, n'ayant pas droit à l'une des prestations mentionnées au 1°, ont un enfant à charge au sens de l'article L. 512-3 ; () ". Aux termes de l'article L. 512-1 du même code : " Toute personne française ou étrangère résidant en France, au sens de l'article L. 111-2-3, ayant à sa charge un ou plusieurs enfants résidant en France, bénéficie pour ces enfants de prestations familiales dans les conditions prévues par le présent livre () ". Aux termes de l'article R. 111-2, dans sa version applicable au litige : " () sont considérées comme résidant en France de manière stable les personnes qui ont leur foyer ou le lieu de leur séjour principal sur le territoire métropolitain, en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy ou à Saint Martin. / () La condition de séjour principal est satisfaite lorsque les bénéficiaires sont personnellement et effectivement présents à titre principal sur le territoire métropolitain, en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy ou à Saint Martin. Sous réserve de l'application des dispositions de l'article R. 115-7, sont réputées avoir en France le lieu de leur séjour principal les personnes qui y séjournent pendant plus de six mois au cours de l'année civile de versement des prestations. () ".
11. Pour les mêmes raisons que celles exposées au point 7, le moyen tiré par la requérante de ce que la commission de recours amiable de la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de fait en considérant qu'elle ne justifiait plus de sa résidence en France à compter du 1er décembre 2017 doit être accueilli.
12. Il s'ensuit que la décision implicite par laquelle la commission de recours amiable de la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis a rejeté le recours exercé par Mme C contre la décision du 2 décembre 2019 lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale et d'allocation de logement familiale de 5 980 euros doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au département de la Seine-Saint-Denis et à la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis de rétablir Mme C dans ses droits au revenu de solidarité active et aux allocations de logement social et de logement familial conformément à ce qui a été dit au point 5. Il y a lieu d'enjoindre à ces autorités de procéder à ce rétablissement dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
D E C I D E:
Article 1er : les décisions implicites par lesquelles le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et la commission de recours amiable de la caisse des allocations familiales de la Seine-Saint-Denis ont respectivement rejeté les recours exercés par Mme C contre les décisions lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu de revenu de solidarité active ainsi qu'un trop-perçu d'allocation de logement sociale et d'allocation de logement familiale sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au département de la Seine-Saint-Denis de rétablir Mme C dans ses droits au revenu de solidarité active dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Il est enjoint à la caisse des allocations familiales de Seine-Saint-Denis de rétablir Mme C dans ses droits aux allocations de logement social et aux allocations de logement familial dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse D, au département de la Seine-Saint-Denis et à la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
La magistrate désignée,
M. Parent
La greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026