vendredi 28 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2007622 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | BIDAULT NADEJDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er août 2020 et le 28 mai 2022, M. C A, représenté par Me Bidault, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2018 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme 1 500 euros à son conseil en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnait l'article L. 512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision de refus de séjour :
- est entachée d'un vice de procédure à défaut de saisine de la commission départementale du titre de séjour ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnait l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 et l'article L. 313-14 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision obligeant à quitter le territoire français :
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnait l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision refusant un délai de départ volontaire :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- est illégale du fait de l'illégalité des autres décisions ;
La décision interdisant le retour sur le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il oppose, à titre principal, la fin de non-recevoir tirée de sa tardiveté et soutient, à titre subsidiaire que la requête n'est pas fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme B a lu son rapport, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant nigérian né le 17 mars 1972 à Lagos, a déposé le 17 janvier 2018 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 24 octobre 2018, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être renvoyé et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis:
2. Aux termes de l'article L.512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable à la date décision contestée : " () II. ' L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou d'interdiction de circulation sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. () ". Aux termes du II de l'article R. 776-2 du code de justice administrative, dans sa rédaction alors en vigueur : " Conformément aux dispositions du II de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément () ". La notification par voie postale d'une obligation de quitter sans délai le territoire français, et non par voie administrative comme le prévoient les dispositions précitées, fait obstacle à ce que le délai de recours contentieux de quarante-huit heures que ces dispositions instituent soit opposable au destinataire.
3. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée a été notifiée par voie postale, et non par voie administrative comme le prévoient les dispositions citées au point 2, au plus tard le 9 janvier 2020, date à laquelle M. A a introduit une demande d'aide juridictionnelle. Cette demande ayant pour conséquence de proroger le délai de recours contentieux, le délai de recours d'un an mentionné au point précédent, n'a commencé à courir que le 9 juillet 2020, soit à la date de notification de la décision d'admission totale du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny. Par suite, la requête ayant été introduite le 1er août 2020, elle n'est pas tardive. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée par le préfet doit être écartée.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, expose de manière suffisante les éléments relatifs à la situation de M. A pris en compte par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour écarter sa demande de titre de séjour. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision est insuffisamment motivée doit être écarté.
6. En deuxième lieu, le préfet de la Seine-Saint-Denis a estimé que M. A ne justifiait pas d'une résidence continue et habituelle en France depuis plus de dix ans, et notamment entre 2011 et 2012 et entre 2017 et 2018. Le requérant conteste cette appréciation en produisant un ensemble de documents et notamment des pièces à caractère médical, des relevés d'opération bancaire, des avis d'impositions, des justificatifs attestant de ses droits à l'aide médicale de l'Etat, des attestations d'hébergements et diverses factures. Ces seules pièces, dont la véracité de certaines est contestée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, eu égard à leur nombre et à leur nature, ne permettent pas d'établir de manière probante que le requérant aurait séjourné habituellement en France entre le mois de décembre 2010 et le mois de novembre 2012 et pour l'ensemble de l'année 2017. En outre, s'il fait valoir qu'il a deux enfants scolarisés en France dont il assure l'entretien, il se borne à produire des mandats cash à destination de leur mère datés entre le 5 janvier 2016 et le 20 décembre 2017, qui n'établissent pas qu'il pourvoirait à leurs besoins matériels et participerait à leur éducation. Enfin, il ne justifie d'aucune insertion personnelle et professionnelle susceptibles de conduire à une admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation doivent être écartés.
7. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent, que M. A n'établit pas participer à la charge matérielle et éducative de ses enfants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le moyen tiré méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction : " () L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. () ".
9. Le requérant fait valoir qu'il réside en France depuis plus de dix ans. Pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 6, M. A ne justifie pas d'une résidence habituelle et continue en France depuis 2010. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision lui refusant un titre de séjour doivent être rejetées.
Sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision refusant à M. A la délivrance d'un titre de séjour n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'annulation par voie de conséquence de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
12. En second lieu, pour les motifs exposés au 6, le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. A en prononçant à l'encontre du requérant une obligation de quitter le territoire français.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doivent être rejetées.
Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
14. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il fait application, expose de manière suffisante les éléments relatifs à la situation M. A, notamment l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français et son maintien en situation irrégulière en France. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision est insuffisamment motivée doit être écarté.
15. En second lieu, pour les motifs exposés au 6, le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. A en refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
Sur la décision fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit :
17. Il résulte de ce qui précède que la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'annulation par voie de conséquence de la décision fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit ne peut qu'être écarté. Par suite, les conclusions de M. A à fin d'annulation de cette décision doivent être rejetées.
Sur la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
18. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () III. - L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger () / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. () /". Le huitième alinéa du III de ce même article précise que : " () le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
19. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
20. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
21. L'arrêté attaqué, qui mentionne que la décision est fondée sur les dispositions du premier alinéa du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expose les circonstances relatives aux conditions du séjour de M. A en France, notamment en ce qui concerne sa durée de présence, sa situation familiale et son insertion. Ainsi, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français en litige est suffisamment motivée tant dans son principe que dans sa durée.
22. En second lieu, au regard des conditions du séjour en France de M. A, telles que décrites au point 6, le préfet de la Seine-Saint-Denis a pu prononcer l'interdiction de retour sur le territoire français en litige sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
23. Il résulte de tout ce qui précède les conclusions à fin d'annulation de M. A ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 28 octobre 2022.
La présidente-rapporteure,
J. B
Le premier assesseur,
D. Charageat
Le greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
200762
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026