jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2012884 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LOFFREDO-TREILLE KATHERINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 novembre 2020, Mme A B épouse D, gérante de l'hôtel " Le Jean Jaurès " à Saint-Denis, représentée par Me Loffredo-Treille, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé de la fermeture au public de l'établissement et subordonné sa réouverture à sa mise en sécurité, la visite de la commission de sécurité compétente et l'autorisation d'ouverture du maire ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris au terme d'une procédure irrégulière ; elle n'a pas été invitée à présenter ses observations à la suite de la visite de l'établissement qu'elle gère par la commission de la direction des bâtiments et de l'architecture de la commune le 27 octobre 2017 ; par ailleurs, la commission de sécurité a constaté que des travaux ont été effectués, sans en apprécier la réalité et la conformité, et le préfet ne pouvait donc légalement pas faire usage de son pouvoir de substitution en application de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales ;
- il est entaché d'" erreur de droit " et d'inexactitude matérielle des faits, dès lors que les travaux ont été réalisés en 2017 et que les justificatifs ont été adressés au maire ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation des risques pour la sécurité des résidents, les manquements n'étant pas de nature à justifier une fermeture.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret n° 95-260 du 8 mars 1995 relatif à la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité ;
- l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Terme, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. L'hôtel " Le Jean Jaurès ", établissement ouvert au public de 5ème catégorie de type " O ", au sens des articles R. 143-18 et R. 143-19 du code de la construction et de l'habitation et de l'article GN1 de l'arrêté du 25 juin 1980 susvisé, a fait l'objet le
18 novembre 2016 d'une visite de la commission communale de sécurité et d'accessibilité, laquelle a relevé des anomalies et rendu un avis défavorable à la poursuite de son activité. A la suite de cet avis, le maire de Saint-Denis a mis l'établissement en demeure, par un courrier du 28 novembre 2016, d'exécuter les travaux nécessaires dans un délai de deux mois. A la suite d'une deuxième visite qui s'est déroulée le 2 juin 2017, à l'issue de laquelle la commission a, après avoir constaté la persistance d'anomalies, rendu un avis défavorable, le maire de Saint-Denis a une nouvelle fois mis en demeure l'établissement, le 14 juin 2017, de se mettre en conformité dans un délai de trois mois. La commission, ayant une nouvelle fois visité le
24 octobre 2017 les lieux, a constaté que si des travaux d'isolements ont été réalisés, l'établissement ne justifiait pas du dépôt d'un dossier relatif à ces travaux ni de la présentation d'un rapport de vérification réglementaire après travaux établi par un organisme agréé, précisant la conformité des travaux d'isolement réalisés. Elle en a déduit que son avis définitif était soumis à la réalisation par l'exploitant d'un dossier relatif aux travaux et à la présentation d'un rapport de vérification et qu'elle n'avait donc pas la possibilité d'émettre un avis technique sur l'ouverture au public de l'établissement. Elle a en outre constaté la persistance d'anomalies en ce qui concerne l'éclairage de sécurité, ainsi qu'en l'absence de ferme-portes et d'une ligne téléphonique de secours en cas de coupure d'électricité. Le maire de Saint-Denis a, le
13 novembre 2017 puis à nouveau le 30 juin 2020, mis en demeure l'établissement de se mettre en conformité. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a, quant à lui, mis en demeure le maire de la commune, le 8 septembre 2020, de fermer administrativement l'établissement dans un délai d'une semaine. C'est ainsi que par un arrêté du 23 septembre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, sur le fondement des articles L. 123-4 et R. 123-28 du code de la construction et de l'habitation, décidé de la fermeture de l'établissement, en précisant que les anomalies relevées par la commission communale de sécurité et d'accessibilité le
24 octobre 2017 devront être levées après dépôt d'un dossier d'autorisation et que la réouverture ne pourra intervenir qu'après une mise en sécurité de l'établissement, une visite de la commission de sécurité compétente et une autorisation d'ouverture du maire. La requérante a exercé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté par un courrier du 26 octobre 2020. Par la requête visée ci-dessus, la gérante de l'établissement demande l'annulation de l'arrêté du
23 septembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 123-4 du code de la construction et de l'habitation, alors en vigueur : " I- Sans préjudice de l'exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux et dans le cadre de leurs compétences respectives, le maire ou le représentant de l'Etat dans le département peuvent par arrêté, pris après avis de la commission de sécurité compétente, ordonner la fermeture des établissements recevant du public en infraction avec les règles de sécurité propres à ce type d'établissement, jusqu'à la réalisation des travaux de mise en conformité. / L'arrêté de fermeture est pris après mise en demeure restée sans effet de l'exploitant ou du propriétaire de se conformer aux aménagements et travaux prescrits ou de fermer son établissement dans le délai imparti. () ". Aux termes de l'article R. 123-28 de ce code, alors applicable : " Le représentant de l'Etat dans le département peut prendre, pour toutes les communes du département ou pour plusieurs d'entre elles, ainsi que dans tous les cas où il n'y est pas pourvu par les autorités municipales, toutes mesures relatives à la sécurité dans les établissements recevant du public. / Ce droit n'est exercé à l'égard des établissements d'une seule commune ou à l'égard d'un seul établissement qu'après qu'une mise en demeure adressée au maire est restée sans résultat ". L'article R. 123-52 de ce code, alors en vigueur, dispose : " Sans préjudice de l'exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux, la fermeture des établissements exploités en infraction aux dispositions du présent chapitre peut être ordonnée par le maire, ou par le représentant de l'Etat dans le département dans les conditions fixées aux articles R. 123-27 et R. 123-28. / La décision est prise par arrêté après avis de la commission de sécurité compétente. L'arrêté fixe, le cas échéant, la nature des aménagements et travaux à réaliser ainsi que les délais d'exécution ". Ces dispositions imposent à l'autorité compétente, sauf motif d'urgence dûment établi, de recueillir l'avis de la commission de sécurité compétente et d'inviter le propriétaire à procéder aux travaux nécessaires pour assurer la sécurité du public avant de prononcer la fermeture d'un établissement.
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 (), sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 121-2 dudit code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles; / () ".
4. La requérante soutient que la procédure suivie est entachée d'irrégularité, dès lors qu'elle n'a pas été invitée à présenter ses observations sur les constatations effectuées selon elle le 27 octobre 2017 par la commission communale de sécurité et d'accessibilité sur l'établissement qu'elle gère. Cependant, il ressort des pièces du dossier qu'après la dernière visite de la commission communale de sécurité et d'accessibilité le 24 octobre 2017, le maire de Saint-Denis a, par un courrier du 13 novembre 2017, demandé à la gérante de l'établissement, dans un délai de six mois, de déposer un dossier relatif aux travaux d' " isolement " entre les différentes entités composant l'établissement et un rapport de vérification réglementaire après travaux établi par un organisme agréé, ainsi que, " dans les plus brefs délais ", de remédier aux autres anomalies relevées par la commission. Le maire de cette commune a ensuite demandé à la gérante de l'établissement, par un courrier du 30 juin 2020 rappelant le contenu du procès-verbal de la visite de l'établissement par la commission communale de sécurité et d'accessibilité le 24 octobre 2017, de l'informer, dans un délai d'un mois, des " suites () données à cette affaire ainsi que des difficultés " qu'elle aurait pu rencontrer. Ce faisant, le maire de Saint-Denis a mis à même l'établissement, par l'intermédiaire de sa propriétaire, qui était présente lors de la visite réalisée par la commission le 24 octobre 2017 et qui ne conteste pas qu'elle avait connaissance du contenu du procès-verbal de celle-ci, de procéder aux travaux nécessaires et de présenter ses éventuelles observations.
5. D'autre part, la requérante soutient que la commission de sécurité a constaté que des travaux avaient été effectués mais qu'elle n'a pu en apprécier la réalité et la conformité, et que le préfet ne pouvait donc faire usage de son pouvoir de substitution en application de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. A cet égard, il ressort du procès-verbal de la visite de la commission de sécurité du 24 octobre 2017 que l'exploitant ayant lui-même réalisé les travaux d'isolement entre la partie hôtel de l'établissement et celle dédiée au restaurant, il n'a pas été possible, pour la commission, de " constater la validité des travaux réalisés " et donc d' " émettre d'avis technique à l'ouverture au public de l'établissement ". Il ressort des termes de ce procès-verbal que la commission a soumis son " avis définitif " à la " réalisation par l'exploitant d'un dépôt de dossier relatif à ces travaux et à la présentation d'un rapport de vérification réglementaire après travaux établi par un organisme agréé, précisant la conformité des travaux d'isolement réalisés ". La commission a également prescrit d'assurer le bon fonctionnement de l'éclairage de sécurité dans les circulations communes de l'établissement, de terminer la pose de ferme-portes sur plusieurs portes desservant des chambres et des locaux techniques et enfin d'assurer le fonctionnement d'une ligne téléphonique permettant de contacter les secours en cas de coupure électrique. La commission, qui avait déjà rendu précédemment deux avis défavorables les 14 novembre 2016 et 2 juin 2017, a ainsi entendu, le 24 octobre 2017, maintenir un avis défavorable. Dans ces conditions, la décision doit être regardée comme ayant été prise après avis de la commission de sécurité compétente, nonobstant la circonstance qu'elle a réservé son avis technique s'agissant des travaux d'isolement. La requérante n'est donc pas fondée à soutenir que le préfet ne pouvait, en l'absence d'appréciation de la réalité et de la conformité de certains travaux effectués, mettre en œuvre son pouvoir de substitution qu'il tient de l'article R. 123-28 du code de la construction et de l'habitation précité au point 2, la requérante ne pouvant en tout état de cause utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales dont il n'a pas été fait application en l'espèce.
6. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit, dans ses deux branches, être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 122-23 du code de la construction et de l'habitation, alors applicable : " La commission visite l'immeuble à la demande du maire ; / elle se fait présenter le registre de sécurité et les rapports de vérification établis par les personnes ou organismes agréés ; / elle procède aux contrôles qu'elle juge utiles. Le propriétaire est tenu d'assister à cette visite ". Aux termes de l'article R. 123-43 : " Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de s'assurer que les installations ou équipements sont établis, maintenus et entretenus en conformité avec les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils font respectivement procéder pendant la construction et périodiquement en cours d'exploitation aux vérifications nécessaires par les organismes ou personnes agréés dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l'intérieur. Le contrôle exercé par l'administration ou par les commissions de sécurité ne les dégage pas des responsabilités qui leur incombent personnellement ". L'article R. 123-48 du même code dispose : " Ces établissements doivent faire l'objet, dans les conditions fixées au règlement de sécurité, de visites périodiques de contrôle et de visites inopinées effectuées par la commission de sécurité compétente. / Ces visites ont pour but notamment : / -de vérifier si les prescriptions du présent chapitre ou les arrêtés du représentant de l'Etat dans le département ou du maire pris en vue de son application sont observés et, notamment, si tous les appareils de secours contre l'incendie ainsi que les appareils d'éclairage de sécurité fonctionnent normalement ; / -de vérifier l'application des dispositions permettant l'évacuation des personnes en situation de handicap ; / -de s'assurer que les vérifications prévues à l'article R. 123-43 ont été effectuées ; / -de suggérer les améliorations ou modifications qu'il y a lieu d'apporter aux dispositions et à l'aménagement desdits établissements dans le cadre de la présente réglementation ; / -d'étudier dans chaque cas d'espèce les mesures d'adaptation qu'il y a lieu d'apporter éventuellement aux établissements existants ".
8. La requérante soutient que les travaux, dont la teneur a été rappelée au point 5, prescrits par la commission communale d'accessibilité et de sécurité dans son avis du
24 octobre 2017, dont la décision en litige a entendu se réapproprier le contenu, ont été réalisés en 2017, qu'un prestataire agréé s'est en particulier assuré de la conformité des travaux d'isolation, et que l'arrêté en litige est donc entaché d'erreur de droit, d'inexactitude matérielle des faits et d'erreur d'appréciation. Cependant, s'agissant des travaux d' " isolement ", qui auraient été réalisés en 2017, et de leur conformité contestée par la commission de sécurité, la requérante, sans fournir aucun élément quant à la consistance des travaux et à la date de leur réalisation, se borne à se prévaloir d'un rapport de vérifications réglementaires après travaux (RVRAT), ne relevant aucune non-conformité, émis le 19 octobre 2020, postérieurement à l'arrêté en litige et qui est, dès lors, dépourvu d'incidence sur la légalité de ce dernier. Si la requérante verse également une attestation de contrôle technique relatif à la solidité, n'émettant pas d'avis défavorable sur la stabilité à froid de la construction, cette attestation, également postérieure à l'arrêté en litige, ne remet utilement en cause aucun des motifs relevés par la commission dans son procès-verbal du 24 octobre 2017 sur lequel se fonde l'arrêté en litige. Il en est de même de la facture du 28 septembre 2020, également postérieure à la décision attaquée, portant sur la vérification des extincteurs, du désenfumage et de l'alarme incendie. La requérante ne remet enfin pas utilement en cause les anomalies constatées par la commission en 2017 en se prévalant de photographies non datées de ferme-portes et d'une facture du 21 octobre 2020, postérieure à l'arrêté en litige, attestant de l'achat d'un onduleur. Elle ne verse aucune pièce s'agissant de l'éclairage de sécurité. Dans ces conditions, dès lors que la requérante ne démontre pas avoir, à la date de la décision attaquée, remédié aux anomalies constatées, lesquelles, en raison de leur nombre et de leur gravité au regard du risque d'incendie, étaient de nature à justifier une mesure de fermeture, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur de fait, d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
10. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par la requérante doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A B épouse D, gérante de l'hôtel " Le Jean Jaurès ", est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse D et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gauchard, président,
Mme de Bouttemont, première conseillère,
M. Breuille, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
L. C
Le président,
Signé
L. Gauchard La greffière,
Signé
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026