vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2014457 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête et un mémoire enregistrée sous le n° 2014457 le 20 décembre 2020, et le 7 décembre 2021, Mme B représentée par SCP Saidji et Moreau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 novembre 2020 par laquelle le président du jury de l'examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal territorial de la session 2020 l'a déclarée non admise ;
2°) de mettre à la charge du Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est victime de discrimination du fait de son état de santé dès lors que le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France ne pouvait lui refuser de passer l'épreuve orale par visioconférence, eu égard à sa contamination au virus covid-19.
La requête a été communiquée au Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 8 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 10 janvier 2022.
II) Par une requête enregistrée le 16 décembre 2021 sous le n° 2117382, Mme B représentée par SCP Saidji et Moreau, demande au tribunal :
1°) de condamner le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France à lui verser la somme de 41 651,60 euros au titre des préjudices subis ;
2°) d'assortir les sommes dues des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande préalable le 7 décembre 2021, avec capitalisation des intérêts ;
3°) de mettre à la charge du Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la responsabilité pour faute du Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France est engagée en raison du refus d'organiser l'épreuve orale d'admission à l'examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal territorial par visioconférence ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute du Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France est engagée en raison du refus d'organiser l'épreuve orale d'admission à l'examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal territorial par visioconférence ;
- son préjudice économique est évalué à 31 651,60 euros et son préjudice moral à 10 000 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 janvier et 28 juin 2022, le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conditions de l'engagement de la responsabilité sans faute et pour faute ne sont pas réunies.
Par ordonnance du 29 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 15 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- l'ordonnance n °2020-351 du 27 mars 2020 relative à l'organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire née de l'épidémie de la covid 19 ;
- le décret n° 2020-437 du 16 avril 2020 pris pour l'application des articles 5 et 6 de l'ordonnance n° 2020-351 du 27 mars 2020 relative à l'organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire née de l'épidémie de la covid-19 ;
- l'arrêté du 25 mai 2020 portant ouverture au titre de l'année 2020 d'un examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal territorial ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Salzmann, rapporteure ;
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public ;
- et les observations de Me Lecourt, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, responsable de la médiathèque au sein de la communauté , a été candidate à l'examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal pour la session 2020. Mme B, après avoir obtenu la note de 19/20 à l'épreuve écrite, n'a pas été admise, en raison de son absence à l'épreuve orale d'admission. La requérante demande l'annulation de la décision du 19 novembre 2020 par laquelle le président du jury l'a déclarée non admise.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2014457 et n° 2117382 présentées par Mme B concernent la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a été testée positive à la covid-19 le 27 octobre 2020 et n'a pas pu se présenter à l'épreuve orale d'admission à l'examen professionnel d'accès au grade de bibliothécaire principal en date du 4 novembre 2020. Si l'intéressée soutient que par courriel du 29 octobre 2020 elle a demandé au Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'organiser l'épreuve orale d'admission par visioconférence, il est constant que par un courriel du 30 octobre 2020, soit postérieur à la demande de recours à la visioconférence, la requérante a confirmé sa présence physique à l'épreuve orale d'admission du 4 novembre 2020. Par conséquent, la requérante ne pouvait plus être regardée comme sollicitant le recours à la visioconférence pour l'épreuve orale d'admission. Au surplus, il ressort des termes du courriel en date du 30 octobre 2020, que le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France a proposé à la requérante de reporter la date de l'épreuve orale d'admission au 6 novembre 2020 sous réserve de la production d'un certificat médical. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle a été victime d'une discrimination en raison de son état de santé.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
5. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée n'étant pas entachée d'illégalité, le Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Mme B n'est donc pas fondée à rechercher l'engagement de la responsabilité de Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France sur le terrain de la responsabilité pour faute.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
6. Eu égard à ce qui a été dit au point 3, Mme B a renoncé à sa demande tendant à la mise en œuvre d'un dispositif de visioconférence et elle ne saurait, en tout état de cause, se prévaloir d'un lien de causalité direct entre le préjudice allégué et la rupture de l'égalité devant les charges du service public. Par suite, la requérante n'est pas fondée à rechercher l'engagement de la responsabilité de Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France sur le terrain de la responsabilité sans faute.
Sur les frais liés à l'instance :
7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Salzmann, présidente,
Mme de Bouttemont, première conseillère,
M. L'hôte, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
La Présidente-rapporteure,
Signé
M. Salzmann
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
M. de BouttemontLa greffière,
Signé
A. Espeisses
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2014457
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026