LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2100071

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2100071

vendredi 22 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2100071
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre (JU)
Avocat requérantITSOUHOU-MBADINGA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 5 janvier 2021, enregistrée le 5 janvier 2021 au greffe du tribunal, la présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal la requête présentée par M. A B.

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 1er janvier 2021, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 31 décembre 2020, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union Européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

Il soutient qu'il craint d'être exposé à une atteinte grave du fait des autorités bangladaises et d'un voisin membre de la ligue Awami et en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son refus de céder ses terres à ce dernier. Il fait valoir que son père était un simple membre du Bangladesh Nationalist Party (BNP) depuis 1992 et que lui-même l'était également depuis 1996. En mai 2015, l'ancien leader local de la Ligue Awami a pris possession de ses terrains agricoles après avoir fait une proposition d'achat qu'il a refusée. En 2016, le requérant et son père ont tenté de faire valoir leurs droits de propriété devant le conseil du village. Ils ont tenté de porter plainte en vain. Dans ce contexte, il a quitté le Bangladesh le 20 janvier 2017 et il est arrivé en France le 10 avril 2017. Après son départ du pays, il a appris que son épouse avait été enlevée et agressée et les membres de sa famille sont persécutés injustement et harcelés sans relâche. En cas de retour dans son pays d'origine, il sera emprisonné. La situation générale au Bangladesh est très dégradée en raison de grèves et de manifestations et la Ligue Awami utilise l'administration pour réprimer ses opposants.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatif au statut des réfugiés ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-le code de justice administrative.

Le président du Tribunal administratif de Montreuil a désigné M. C, pour se prononcer sur les litiges mentionnés aux articles L. 776-1, L. 776-2, L. 771-1 à L. 777-3 et R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 avril 2021 :

- le rapport de M. C,

- les observations orales de Me Itsouhou-Mbadinga, avocat, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ; il soutient en outre que l'arrêté contesté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il séjourne depuis quatre ans en France, où il a développé des liens personnels, que sa situation justifiait qu'un délai de départ volontaire lui soit accordé dès lors qu'il n'a jamais troublé l'ordre public ni ne s'est précédemment soustrait à une mesure d'éloignement et que la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre est illégale dès lors que M. B peut se prévaloir de circonstances humanitaires faisant obstacle à une telle mesure ;

- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté ;

- M. B n'étant pas présent à l'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant bangladais, né le 5 mai 1978, est entré en France le 10 avril 2017 selon ses déclarations. Il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile auprès des services de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 26 juin 2017, qui l'a rejetée par une décision du 24 novembre 2017. Son recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a été rejeté le 17 septembre 2019. Par un arrêté du 31 décembre 2020, pris notamment sur le fondement des dispositions du 6° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. B à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable au présent litige : " I.- L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un État membre de l'Union européenne, d'un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () 6° Si la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 743-1 et L. 743-2, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Lorsque, dans l'hypothèse mentionnée à l'article L. 311-6, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la mesure peut être prise sur le seul fondement du présent 6° ; / () ".

3. En premier lieu, aux termes aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable au présent litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 7° À l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la république () ".

4. Si le conseil de M. B a fait valoir à la barre que le centre des intérêts privés de l'intéressé se trouve aujourd'hui en France, aucune pièce du dossier ne caractérise l'existence des fortes attaches personnelles alléguées et prétendument nouées depuis son arrivée sur le territoire en 2017, lesquelles n'ont pu davantage être précisées à l'audience, tenue en l'absence du requérant. Ainsi M. B ne justifie pas, à supposer même établie la durée et la continuité du séjour qu'il invoque, avoir en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées doivent être écartés.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable au présent litige : " () / II. ' L'étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l'obligation de quitter le territoire français. () / Toutefois, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, décider que l'étranger est obligé de quitter sans délai le territoire français : / 1° Si le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° S'il existe un risque que l'étranger se soustraie à cette obligation. Ce risque peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / d) Si l'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / h) Si l'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français / () " ;

6. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne expressément le h) du 3° du II de l'article L. 511-1 cité ci-dessus, que pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. B, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé " a explicitement déclaré lors de son audition par les services de police qu'il n'envisageait pas un retour au pays d'origine et ne se conformera donc pas à la mesure d'éloignement ". En se bornant à soutenir que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il n'a pas précédemment fait l'objet d'une mesure d'éloignement à laquelle il se serait soustrait, le requérant ne conteste pas utilement la décision attaquée dès lors qu'à supposer même établies ses allégations, cette décision n'est fondée ni sur le 1° ni sur le d) du 3° du II de l'article L. 511-1 cité ci-dessus. Par suite, et alors que le requérant ne fait état d'aucune circonstance particulière de nature à renverser la présomption de risque de fuite instituée dans le cas prévu au h) du 3° du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de ce que le refus de délai de départ volontaire litigieux reposerait sur une erreur dans l'appréciation du risque que M. B se soustraie à son obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 513-2, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (). Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

8. En l'espèce, M. B, absent à l'audience, soutient qu'il risque de subir de traitements contraires à ces stipulations et dispositions en cas de retour au Bangladesh, en raison d'un différend foncier avec un dirigeant local de la Ligue Awami auquel il aurait refusé de céder ses terrains agricoles, de la qualité de membre du Bangladesh Nationalist Party (BNP) de son père et de sa propre appartenance à ce parti et évoque l'enlèvement et l'agression de son épouse. Toutefois, et alors que son récit n'a pas convaincu les instances en charge de l'asile et de la protection subsidiaire, l'argumentation développée devant le tribunal, n'est assortie d'aucun commencement de preuve et s'appuie en outre sur des considérations générales, tenant à la situation politique ainsi qu'à la violence de la répression des mouvements sociaux au Bangladesh, qui ne sauraient suffire à établir la réalité des menaces alléguées, non plus d'ailleurs que l'incapacité des autorités locales à assurer au requérant leur protection. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des textes cités au point précédent ne peut qu'être écarté.

9. En dernier lieu, 1.aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de l'ordonnance n°2020-1733 du 16 décembre 2020 : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ou lorsque l'étranger n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. / () La durée de l'interdiction de retour mentionnée au premier alinéa du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

10. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. La durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés au III de l'article L. 511-1, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

11. En l'espèce, compte-tenu de ce qui a été exposé au point 8 du présent jugement, M. B ne justifie pas de circonstances humanitaires faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français en se bornant à soutenir qu'il encourrait en cas de retour au Bangladesh, de manière personnelle, certaine et actuelle, des menaces quant à sa vie ou sa personne, ou des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, c'est à bon droit que le préfet des Hauts-de-Seine a décidé d'assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire prise à l'encontre de M. B, d'une telle interdiction.

12. Il résulte de toute ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 31 décembre 2020, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union Européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

L. CLe greffier,

Signé

T. TIMERA

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2100071

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions