LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2101887

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2101887

lundi 21 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2101887
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème Chambre
Avocat requérantBUFFETEAU BENOIT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2100285 du 10 février 2021, le président du tribunal administratif de Nîmes a transmis la requête de M. B au tribunal administratif de Montreuil territorialement compétent.

Par sa requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 27 janvier 2021 et

13 juin 2022, M. A B, représenté par la Selarl Bretlim Fortuny, demande au

tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti pour les années 2015 et 2016, ainsi que des majorations et intérêts de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'administration fiscale ne pouvait faire application des dispositions de l'article L. 155 A du code général des impôts dès lors que les stipulations de la convention fiscale signée le 5 octobre 1989 entre la France et l'Italie font obstacle à la double imposition qui résulterait de l'application de ces dispositions.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 février 2022, le directeur du contrôle fiscal Sud-Est-Outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les sommes versées par la société Sormfat à la société Tecno-med sont imposables en France en application des dispositions de l'article 155 A du code général des impôts dès lors que M B est contrôlé par le prestataire, la société Tecno-Med, " SRL unipersonale " en Italie dont il est le représentant légal et associé à 100% et qu'il n'a pas d'activité industrielle ou commerciale prépondérante autre que la prestation de services en cause ;

- la convention franco-italienne visant à éviter la double imposition des résidents fiscaux entre les deux pays lui permettra de demander un crédit d'impôt sur l'imposition initialement établie en Italie.

Par une ordonnance du 4 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 juin 2022 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention fiscale signée le 5 octobre 1989 entre la France et l'Italie, ensemble la loi n° 90-456 du 1er juin 1990 qui a autorisé son approbation, et le décret n° 92-422 du 4 mai 1992 qui en a autorisé la publication ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Thébault, conseiller ;

- les conclusions de Mme Therby-Vale, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. L'administration fiscale a estimé que les sommes versées en 2015 et 2016 par la société Sormfat, localisée en France, à la société Tecno-Med, société italienne à responsabilité limitée unipersonnelle dont M. B est l'associé unique, étaient imposables au nom de M. B dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux en application des dispositions du I de l'article 155 A du code général des impôts, dès lors que ce dernier devait être regardé comme ayant réalisé les prestations de services ayant donné lieu à de telles rémunérations. Par la présente requête, M. B demande la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016.

Sur le bien-fondé des impositions litigieuses :

2. Si une convention bilatérale conclue en vue d'éviter les doubles impositions peut, en vertu de l'article 55 de la Constitution, conduire à écarter, sur tel ou tel point, la loi fiscale nationale, elle ne peut pas, par elle-même, directement servir de base légale à une décision fondant l'imposition. Par suite, il incombe au juge de l'impôt, lorsqu'il est saisi d'une contestation relative à une telle convention, de se placer d'abord au regard de la loi fiscale nationale pour rechercher si, à ce titre, l'imposition contestée a été valablement établie et, dans l'affirmative, sur le fondement de quelle qualification. Il lui appartient ensuite, le cas échéant, en rapprochant cette qualification des stipulations de la convention, de déterminer en fonction des moyens invoqués devant lui ou même, s'agissant de déterminer le champ d'application de la loi d'office, si cette convention fait ou non obstacle à l'application de la loi fiscale.

S'agissant de l'application de la loi fiscale :

3. Aux termes du I de l'article 155 A du code général des impôts : " Les sommes perçues par une personne domiciliée ou établie hors de France en rémunération de services rendus par une ou plusieurs personnes domiciliées ou établies en France sont imposables au nom de ces dernières : - Soit, lorsque celles-ci contrôlent directement ou indirectement la personne qui perçoit la rémunération des services ; - Soit, lorsqu'elles n'établissent pas que cette personne exerce, de manière prépondérante, une activité industrielle ou commerciale, autre que la prestation de services ; - Soit, en tout état de cause, lorsque la personne qui perçoit la rémunération des services est domiciliée ou établie dans un État étranger ou un territoire situé hors de France où elle est soumise à un régime fiscal privilégié au sens mentionné à l'article 238 A. ". Les prestations dont la rémunération est ainsi susceptible d'être imposée entre les mains de la personne qui les a effectuées correspondent à un service rendu pour l'essentiel par elle et pour lequel la facturation par une personne domiciliée ou établie hors de France ne trouve aucune contrepartie réelle dans une intervention propre de cette dernière, permettant de regarder ce service comme ayant été rendu pour son compte.

4. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a relevé que les factures adressées par la société Tecno-med précisaient que les prestations d'assistance à la gestion des ressources humaines et au développement du chiffre d'affaires pour l'agence sud-ouest au profit de la société Sormfat avaient été réalisées par M. A B et, sans que celui-ci le conteste, qu'il avait le contrôle de cette société. Ce dernier n'apporte aucun élément permettant d'établir que la facturation de ces prestations par cette dernière société aurait trouvé une contrepartie réelle dans une intervention qui lui aurait été propre et de regarder le service ainsi rendu comme l'ayant été pour son compte. Il suit de là que l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve que les rémunérations versées par la société Sormfat à la société Tecno-med pouvaient être regardées comme entrant dans le champ d'application de

l'article 155 A du code général des impôts.

S'agissant de l'application de la convention franco-italienne :

5. M. B se prévaut de la méconnaissance des stipulations de la convention fiscale franco-italienne relative à la prévention de la double imposition. Toutefois, le moyen ainsi soulevé par B, qui ne précise pas quels articles de la convention auraient ainsi été méconnus, ni mêmes quelles stipulations particulières l'auraient été, n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, et doit donc être écarté.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des majorations et intérêts de retard y afférents auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les frais exposés en cours d'instance et non compris dans les dépens soient mis à la charge de l'Etat, qui, dans la présente instance, n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur du contrôle fiscal Sud-Est-Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Charret, président,

Mme Nguër, première conseillère,

M. Thébault, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

P. Thébault

Le président,

Signé

J. Charret

La greffière,

Signé

I. Serveaux

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2101887

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions