lundi 10 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2102416 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | FONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires enregistrés les 22 février 2021, 3 novembre 2022, 17 juillet 2023 et 22 mars 2024 M. B A, représenté en dernier lieu par Me Blanchard (SELARL Impact Public avocat), demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'article 2 de la décision n° 35819 du 7 juillet 2020 le rappelant à l'activité à compter du 1er août 2020 à l'issue de son congé de longue durée pour maladie ainsi que la décision n° 50181 du 31 juillet 2020, portant ordre de mutation, prononçant son affectation à la section service général du groupement de sécurité et d'appui de Rosny-sous-Bois à compter du 1er septembre 2020, et la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire formé le 14 octobre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête n'est pas tardive ;
- la décision du 31 juillet 2020 est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de formuler ses souhaits concernant sa nouvelle affectation, en méconnaissance des dispositions de l'article 1.5 de l'instruction n° 1267 du 5 mars 2013 relative à la mobilité et aux mutations des sous-officiers de gendarmerie ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 3.1 de la circulaire n° 970980 du 3 septembre 2015 relative à la gestion des sous-officiers de gendarmerie affectés outre-mer ;
- elle est entachée de détournement de pouvoir et procède d'une volonté de l'administration de le pousser à la démission dans un contexte de harcèlement moral et de discrimination en raison de son orientation sexuelle, de son état de santé et de ses origines ;
- la décision du 7 juillet 2020 est illégale en tant qu'elle préconise, en son article 2, la prise en compte des recommandations contenues dans le certificat de visite du 12 mai 2020, lesquelles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il était inapte à servir en outre-mer sur un poste administratif.
Par deux mémoires enregistrés les 24 mai 2023 et 27 mars 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive et, par suite, irrecevable ;
- les moyens qu'elle contient sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la défense ;
- l'arrêté du 12 septembre 2016 fixant les conditions physiques et médicales d'aptitude exigées des personnels militaires de la gendarmerie nationale et des candidats à l'admission en gendarmerie ;
- l'instruction n° 1267 GEND/DPMGN/SDGP/BPSOGV du 5 mars 2013 relative à la mobilité et aux mutations des sous-officiers de gendarmerie ;
- la circulaire n° 970980 du 3 septembre 2015 relative à la gestion des sous-officiers de la gendarmerie affectés outre-mer ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Maele ;
- les conclusions de Mme de Bouttemont, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est sous-officier de gendarmerie au grade de gendarme. Le 1er juin 2013, il a été affecté au groupement de sécurité et d'appui (GSA) d'Issy-les-Moulineaux, au poste de sécurité. Par un avis en date du 16 février 2016, le conseil régional de santé du service de santé des armées de Saint-Germain-en-Laye l'a estimé apte à servir par dérogation aux normes médicales, sous réserves des restrictions suivantes : " inapte port d'arme, inapte VL, inapte service externe de jour et de nuit, inapte OPEX / MCD et OM ". Souffrant de troubles anxiodépressifs, il a été placé en congé maladie ordinaire en janvier 2016, puis en congé de longue durée pour maladie à compter du 4 janvier 2017. Durant ce congé, il a été autorisé à résider dans la collectivité d'outre-mer de la Réunion, dont il est originaire, et, par une décision du 21 mars 2018 portant ordre de mutation, il a été rattaché à la suite non active du commandement de la gendarmerie de la Réunion. Par un certificat médical de visite du 12 mai 2020, le médecin en chef de l'antenne médicale de Saint-Pierre l'a déclaré apte à la reprise sur un emploi sédentaire, sous réserve des mêmes inaptitudes que celles précédemment citées dans l'avis du 16 février 2016. Par une décision du 7 juillet 2020 du ministre de l'intérieur, il a été rappelé à l'activité à compter du 1er août 2020, puis, par une décision du 31 juillet 2020, il a été affecté à la section service général du GSA de Rosny-Sous-Bois, en qualité de secrétaire, à compter du 1er septembre 2020. Le requérant, qui avait sollicité une affectation à la Réunion, a formé un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de ces deux décisions devant la commission de recours des militaires, qui en a accusé réception le 14 octobre 2020 et l'a implicitement rejeté le 14 février 2021. Par la requête susvisée, M. A demande l'annulation de la décision du 7 juillet 2020 en tant qu'elle prévoit la prise en compte des préconisations contenues dans le certificat médical de visite du 12 mai 2020 pour la détermination de son affectation (article 2), ainsi que de la décision du 31 juillet 2020 ordonnant sa mutation à la section service général du GSA de Rosny-sous-Bois à compter du 1er septembre 2020, ensemble le rejet de son recours administratif préalable obligatoire.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes du I de l'article R. 4125-1 du code de la défense : " Tout recours contentieux formé par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle est précédé d'un recours administratif préalable, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. / Ce recours administratif préalable est examiné par la commission des recours des militaires, placée auprès du ministre de la défense. / Le recours administratif formé auprès de la commission conserve le délai de recours contentieux jusqu'à l'intervention de la décision prévue à l'article R. 4125-10. () ". Aux termes de l'article R. 4125-10 du même code : " Dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine, la commission notifie à l'intéressé la décision du ministre compétent, ou le cas échant, des ministres conjointement compétents. La décision prise sur son recours, qui est motivée en cas de rejet, se substitue à la décision initiale. () L'absence de décision notifiée à l'expiration du délai de quatre mois vaut décision de rejet recours formé devant la commission ". Aux termes de l'article R. 4125-19 de ce code : " Lorsqu'elle statue sur un recours formé à l'encontre d'un acte pris par le ministre de l'intérieur, la commission des recours des militaires adresse sa recommandation à ce ministre. / La décision sur le recours est prise par le ministre de l'intérieur ".
3. L'institution par les dispositions précitées d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision du ministre prise à la suite du recours devant la commission des recours des militaires se substitue à la décision initiale. M. A ayant formé un recours administratif préalable, le 14 octobre 2020, contre les décisions en litige des 7 et 30 juillet 2020, ses conclusions aux fins d'annulation de ces deux décisions doivent être rejetées comme irrecevables et sa requête regardée comme étant seulement dirigée contre la décision implicite du ministre de l'intérieur, intervenue le 14 février 2021, prise sur ce recours.
4. Il résulte de ce qui précède que les moyens développés par M. A à l'encontre des décisions des 7 et 20 juillet 2020 doivent être regardés comme étant dirigés contre la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire née le 14 février 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 1.5 de l'instruction n° 1267 GEND/DPMGN/SDGP/BPSOGV du 5 mars 2013 relative à la mobilité et aux mutations des sous-officiers de gendarmerie : " L'examen des desiderata, exprimés en principe au moyen d'une fiche de voeux, est un préalable indispensable au dialogue précédant toute mutation. / Le sous-officier de gendarmerie fait ainsi valoir tous les éléments de nature à éclairer la décision du gestionnaire et doit ainsi exprimer ses attentes comme ses contraintes professionnelles, personnelles ou familiales. Il peut opportunément faire mention des demandes similaires déjà formulées et du nombre de celles-ci. / Le commandant de la formation administrative sollicitée prend en compte ces informations et apprécie, au regard de l'intérêt du service, l'opportunité de la suite à donner. () ".
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir été déclaré apte à la reprise de son service par un certificat médical du 12 mai 2020, M. A a adressé un courrier à l'administration, le 15 mai 2020, pour demander son affectation dans un poste administratif au sein de la gendarmerie de la Réunion. Par un courriel du 18 mai 2020, l'administration l'a informé qu'il ne pouvait pas être affecté en poste à la Réunion compte-tenu de l'inaptitude outre-mer mentionnée dans le certificat médical susvisé, et l'a invité à formuler de nouveaux desiderata pour son retour en activité, ce que M. A n'a pas fait. Par suite, le requérant ayant été mis en mesure de formuler des desiderata avant l'édiction de la décision contestée l'affectant au GSA de Rosny-sous-Bois, il n'est pas fondé à soutenir que l'administration a méconnu les dispositions de l'article 1.5 de l'instruction du 5 mars 2013 précitée. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure manque en fait et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3.1 de la circulaire n° 970980 du 3 septembre 2015 relative à la gestion des sous-officiers de la gendarmerie affectés outre-mer : " La durée initiale des séjours dans les départements et les collectivités d'outre-mer, pour les militaires relevant du régime " commun ", est fixée à trois ans, congé de fin de campagne exclu. / Les sous-officiers, dont le CIMM a été reconnu dans un DOM-COM, bénéficient, quant à eux, d'une affectation pour une durée initiale de séjour de six ans dans la collectivité considérée ".
8. Le requérant soutient qu'il disposait du droit à bénéficier d'une affectation de six ans à la Réunion, soit jusqu'au 2 février 2024, en application des dispositions précitées, compte-tenu de son affectation à la gendarmerie de la Réunion à compter du 2 février 2018 par l'ordre de mutation du 21 mars 2018 et de la reconnaissance de l'existence du centre de ses intérêts matériels et moraux dans cette collectivité d'outre-mer, par une décision de l'administration du 30 juin 2016. Il ressort toutefois des pièces du dossier que son affectation à la suite " non active " de la gendarmerie de la Réunion a été prononcée pour des raisons de bonne administration de son dossier médical et administratif, dès lors qu'il avait été autorisé à résider dans cette collectivité durant son congé de longue durée pour maladie. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'application des dispositions citées au point précédent, applicables à la situation des sous-officiers bénéficiant d'une affectation outre-mer en service actif. En tout état de cause, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ses dispositions dès lors que la décision contestée est fondée sur son inaptitude à servir sur tout poste en outre-mer. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes du I de l'article 1er de l'arrêté du 12 septembre 2016 fixant les conditions physiques et médicales d'aptitude exigées des personnels militaires de la gendarmerie nationale et des candidats à l'admission en gendarmerie : " Les militaires de la gendarmerie nationale doivent présenter une aptitude médicale conforme aux exigences et aux contraintes inhérentes aux fonctions qu'ils exercent ". Aux termes de l'article 2 du même arrêté : " L'aptitude physique et mentale des personnels militaires de la gendarmerie nationale et des candidats à l'admission en gendarmerie nationale est contrôlée à l'occasion du recrutement ou au cours des visites médicales périodiques. Elle est définie sous la forme d'un profil médical chiffré minimum et d'exigences particulières adaptées aux impératifs de la fonction. " Aux termes de l'article 3 de cet arrêté : " Sept sigles définissent le profil médical. Ils correspondent respectivement : S : à la ceinture scapulaire et aux membres supérieurs. / I : à la ceinture pelvienne et aux membres inférieurs. / G : à l'état général. / Y : aux yeux et à la vision (sens chromatique exclu). / C : au sens chromatique./ O : aux oreilles et à l'audition. / P : au psychisme. / Les sigles S, I, G, Y, O peuvent être affectés de 6 coefficients (de 1 à 6), le sigle C peut être affecté de 5 coefficients de (1 à 5) et le sigle P peut être affecté de 6 coefficients (0 à 5). / () ". Aux termes de l'article 8 du même arrêté : " Les conditions médicales et physiques d'aptitude applicables aux militaires de carrière de la gendarmerie nationale au cours de leur carrière sont fixées en annexe III. / () ". A cet égard, l'annexe III de l'arrêté fixe les normes d'aptitude médicale requises des sous-officiers de gendarmerie en cours de carrière, comme suit : " S = 2 / I = 2 / G = 3 / Y = 5 / C = 4 / O = 3 / P = 1 ". Enfin, l'annexe IV de l'arrêté prévoit des critères complémentaires pour pouvoir être affecté en outre-mer et à l'étranger, parmi lesquels figurent notamment " l'absence d'antécédents psychopathologiques " et " l'absence de pathologie chronique susceptible de compromettre la disponibilité opérationnelle ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A souffre d'un état anxio-dépressif chronique, présente une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), pour laquelle il est traité depuis en 2007, ainsi qu'une hypersensibilité au froid, accentuée par son infection au VIH. S'il a également été présumé épileptique à la suite d'un malaise le 7 mars 2014, ce diagnostic a été toutefois été définitivement écarté par un avis du neurologue de l'Hôpital des instructions des armées de Percy du 19 décembre 2016. Alors qu'il était placé en congé de longue durée pour maladie depuis le 4 janvier 2014, le médecin en chef de l'antenne médicale de Saint-Pierre la Réunion l'a estimé apte à la reprise sur un poste sédentaire par un certificat médical de visite du 12 mai 2020, sous réserve toutefois d'une série d'inaptitudes, listées dans l'avis, parmi lesquelles figure une inaptitude " OPAX/ MCD et OM ", déjà présente dans l'avis médical rendu le 16 février 2016 par le conseil régional de santé. M. A conteste le fait qu'il serait inapte sur une poste administratif en outre-mer et se prévaut à cet égard, notamment, de ce que le médecin neurologue de l'Hôpital des instructions des armées de Percy du 19 décembre 2016 a écarté le diagnostic d'épilepsie, par un avis du 19 décembre 2016, et de ce que le médecin en chef du service de psychiatrie de l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, bien qu'ayant confirmé son classement en " P2 ", a toutefois estimé qu'il ne présentait " aucune contre-indication, d'un point de vue psychiatrique, pour une affectation sur un poste administratif en outre-mer ". Toutefois, cette expertise ne porte que sur le classement P (Psychisme 2), qui constitue seulement l'un des éléments du profil médical minimum SYGICOP, auquel s'ajoutent des critères complémentaires spécifiques à l'emploi. Or, il résulte des dispositions citées au point 9 que l'affectation en outre-mer est une spécificité d'emploi dont les conditions d'aptitude sont fixées à l'annexe IV du décret du 12 septembre 2016. Et en l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant remplirait, eu égard à son état de santé et ses diverses pathologies, les critères complémentaires mentionnés à cette annexe relatifs à l'absence de pathologie chronique susceptible de compromettre la disponibilité opérationnelle et à l'absence d'antécédents psychopathologiques. Dans ces conditions, l'administration n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que M. A ne pouvait prétendre à une affectation sur un poste à la Réunion, compte-tenu de son inaptitude aux fonctions de sous-officier de gendarmerie en outre-mer retenue par l'avis médical du 12 mai 2020. Par ailleurs, si M. A se prévaut de son hypersensibilité au froid, résultant de son infection au VIH, cette circonstance n'est pas de nature à établir que son affectation en qualité de secrétaire au GSA de Rosny-sous-Bois serait entachée d'une erreur d'appréciation.
11. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision contestée, qui est légalement justifiée pour les motifs de droit et de fait exposés plus haut, serait entachée de détournement de pouvoir. En particulier, la circonstance que l'administration a ultérieurement engagé à l'encontre du requérant, en avril 2021, une procédure de désertion qu'elle a abandonnée au mois de juin suivant dès qu'elle a eu connaissance de son hospitalisation en hôpital psychiatrique, n'est pas de nature à établir qu'elle aurait eu pour but de le pousser à la démission. Il n'est pas davantage établi que la décision contestée ferait suite à une situation de harcèlement moral ou à une discrimination en raison des origines du requérant, de son orientation sexuelle ou de son état de santé.
12. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite du ministre de l'intérieur née le 14 février 2021, rejetant son recours administratif préalable obligatoire. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions présentées par le requérant aux fins d'annulation de cette décision ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il présente à fin d'injonction de réexamen de sa situation et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2024.
La rapporteure,
S. Van Maele
La présidente,
N. Ribeiro-Mengoli La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026