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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2102553

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2102553

jeudi 6 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2102553
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 février, 30 juin et 23 novembre 2021, M. D A, représenté par Me Giraudet et Me Jami, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 août 2020, par lequel le maire de la commune des Lilas a accordé un permis de construire à M. C, pour la démolition partielle, la réhabilitation et la surélévation d'un immeuble sur une parcelle cadastrée E 14 située au 54, avenue Faidherbe, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux reçu en mairie le 26 octobre 2020 ;

2°) de mettre à la charge de la commune des Lilas la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Dans le dernier état de ses écritures, le requérant soutient que :

- il a intérêt à agir, produit son titre de propriété et a notifié les recours conformément aux dispositions de l'article R. 600-1 ; par ailleurs, les pièces ont été transmises par fichiers distincts ;

- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière car des pièces ont été déposées après les avis émis par les services instructeurs ;

- le dossier de permis de construire est incomplet dès lors que le plan de masse et le plan de situation ne mentionnent pas les points et les angles des prises de vue, contrairement à l'article R. 431-10 d), que la notice architecturale ne comporte pas les précisions mentionnées par l'article R. 431-8 et que les attestations prévues par le f) et le j) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme ne figurent pas au dossier ;

- la décision attaquée méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- la décision attaquée méconnaît les articles Uds 10, Uds 12, Uds 7 et Uds 11 du plan local d'urbanisme ;

- la décision attaquée méconnaît le plan d'aménagement de développement durable en ce qui concerne la valorisation des sentes.

Par un mémoire enregistré le 31 mai 2021, M. E C, représenté par Me Rougeot, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à lui verser une somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 9 août 2021, la commune des Lilas, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait usage des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de justice administrative et à ce que le requérant soit condamné à lui verser une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,

- les conclusions de M. Löns, rapporteur public ;

- et les observations de Me Lafaye, représentant M. A, de Me Rougeot, représentant M. C, et de Me Baron, représentant la commune des Lilas.

Une note en délibéré, produite par M. C, a été enregistrée le 22 septembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 27 août 2020, le maire des Lilas a accordé à M. C un permis de construire pour, après démolition partielle du bâtiment existant, la réhabilitation et la surélévation, avec suppression d'un logement et extension en sous-sol, la modification des façades, le ravalement et l'isolation thermique par l'extérieur ainsi que la création d'une clôture, d'un immeuble situé sur un terrain cadastré E 14 au 54, avenue Faidherbe. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux reçu en mairie le 26 octobre 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévues par les lois ou règlements en vigueur. "

3. Il est constant que le dossier de demande de permis de construire déposé le 4 décembre 2019 a été complété postérieurement aux avis rendus notamment par ENEDIS, portant sur le raccordement au réseau électrique, par la direction de la prévention et de la valorisation des déchets de l'établissement public territorial Est Ensemble, par la direction de l'eau et de l'assainissement du département et par l'architecte des bâtiments de France. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté, que ces modifications et précisions limitées n'ont pu être de nature à influer sur les avis rendus. Par suite, le moyen tiré de ce que la commune des Lilas aurait dû procéder à une nouvelle consultation des personnes et services intéressés doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

5. D'une part, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, " Le projet architectural comprend une notice précisant : ()/ 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants () ". L'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dispose : " Le projet architectural comprend également : () d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

6. Si la notice du projet, qui porte essentiellement sur la réhabilitation d'un immeuble existant, ne précise pas les partis retenus pour assurer son insertion dans l'environnement, le dossier de permis de construire comporte plusieurs planches photographiques faisant apparaître l'environnement du projet, ainsi que des représentations graphiques permettant d'apprécier son intégration dans le paysage. Par ailleurs, l'absence d'indication des points et angles de prise de vues sur les plans n'a pas pu fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative dès lors que les autres documents produits, et notamment les documents graphiques et les différentes photographies permettent d'apprécier l'insertion du projet de construction dans son environnement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le dossier de demande était, sur ce point, insuffisant.

7. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles () à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception () j) Lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées à l'article R. 111-20 du code de la construction et de l'habitation, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 111-20-1 de ce code, et pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 dudit code () ".

8. Si le requérant soutient que la construction projetée est subordonnée à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation par un plan de prévention des risques naturels prévisibles, il n'apporte aucun élément au soutien de cette assertion. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du f) de l'article R. 431-16 précité ne peut qu'être écarté comme n'étant pas assorti des précisions permettant d'en apprécir le bien fondé. Par ailleurs, dès lors qu'il est constant que le maître d'ouvrage a joint au dossier de permis de construire un document attestant la prise en compte de la réglementation thermique, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions du j) de ce même article seraient méconnues.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.

10. Si le requérant fait valoir que le projet litigieux est de nature à porter atteinte à la sécurité publique du fait des caractéristiques du terrain d'assiette, il n'apporte aucun élément quant à la réalité des risques de mouvement de terrain invoqués, à la probabilité de leur réalisation et à la gravité de leurs conséquences. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 précité ne peut qu'être rejeté.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article Uds 10-1 du plan local d'urbanisme de la commune des Lilas, " Définition : La hauteur des constructions est mesurée en tout point à partir du sol existant jusqu'au sommet du bâtiment, ouvrages techniques et autres superstructures compris, à l'exception des cheminées. Les installations techniques telles que gaines de ventilation et extracteurs peuvent déroger aux règles de hauteur en cas de contrainte technique avérée, et sous réserve qu'elles ne soient pas visibles conformément à l'article 11. Lorsque le terrain est en pente, les façades des bâtiments sont divisées en sections égales n'excédant pas 12 mètres de longueur et la hauteur est prise au milieu de chacune d'elles. Dans les cas d'une façade ayant une longueur inférieure à 12 mètres, la hauteur est mesurée au milieu de ladite façade ". L'article Uds 10-2 de ce même plan dispose : " Règle générale : la hauteur maximale des constructions est fixée à 7,50 mètres (). Toutefois, une hauteur supérieure à 7,50 m et n'excédant pas 9 mètres est admise pour 40% de l'emprise au sol de la ou des constructions présentes sur le terrain (existantes ou faisant l'objet du projet). Une superficie de 55 m² est admise dans tous les cas (). " Enfin, l'annexe du règlement du plan local d'urbanisme précise que la hauteur à l'égout est, pour les toitures plates, mesurée en partie supérieure de la toiture sur les limites extérieures par rapport au terrain naturel et que le terrain naturel doit être regardé comme celui qui existe à la date de l'autorisation de la construction avant travaux d'adaptations liés à cette autorisation.

12. D'une part, il ressort du plan de coupe CC' que le terrain naturel au droit de la façade, d'une longueur inférieure à 12 mètres, est situé entre les cotes NGF 19,85 et 21,4, soit à la cote 20,62 au milieu de la façade, et que la partie supérieure de la toiture atteint la cote NGF 29,24. Il s'ensuit que la hauteur de la construction s'établit à 8,61 mètres.

13. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas soutenu, que la partie du projet située entre 7,5 et 9 mètres de hauteur dépasserait 40% de l'emprise au sol des constructions présentes sur le terrain ou 55 m².

14. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le permis litigieux méconnaît les dispositions de l'article Uds 10 du plan local d'urbanisme de la commune des Lilas.

15. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article Uds 12-1 du plan local d'urbanisme relatif aux prescriptions en matière de stationnement automobile, " Lors de travaux de rénovation, surélévation, aménagement, changement de destination et/ou extension d'une construction existante, il est exigé la réalisation d'un nombre de places correspondant au nombre de nouveaux logements créés ". Il est constant que le projet litigieux procède à la suppression d'un logement au sein du bâtiment situé au 54, avenue Faidherbe. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer la circonstance qu'aucune place de stationnement ne serait prévue en méconnaissance des prescriptions générales du plan local d'urbanisme.

16. D'autre part, aux termes de l'article Uds 12-2 du plan local d'urbanisme relatif aux prescriptions en matière de stationnement pour les vélos, " Lors de toute opération de construction, d'extension, de surélévation ou de changement de destination de locaux, de création de logements supplémentaires et/ou de création de surface de plancher, des espaces dédiés au stationnement sécurisé des vélos doivent être réalisés. Les normes ci-dessous sont définies en fonction de la nature de la construction. Il est exigé au moins : Pour les constructions à destination d'habitation de plus de 2 logements () Pour les constructions à destination de bureaux () Pour les bâtiments à destination de résidences étudiantes ou de résidences seniors () Pour les commerces () Pour les établissements scolaires ". Il est constant que le projet litigieux, qui prévoit la création d'un local vélo, est à destination d'habitations individuelles et ne comporte pas plus de deux logements. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article Uds 12-2 du plan local d'urbanisme seraient méconnues.

17. En sixième lieu, aux termes de l'article Uds 7-1 relatif aux règles générales d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, " 7-1-1 Les constructions peuvent s'implanter en limites séparatives ou en retrait. Lorsque la façade (ou une partie distincte de la façade) comporte un ou plusieurs éléments créant des vues (voir définition en annexe), le retrait est obligatoire. / 7-1-2 Modalités de calcul du retrait : La distance comptée horizontalement de tout point de la construction au point le plus proche de la limite séparative, doit être au moins égale à la moitié de la hauteur du bâtiment (L=H/2), mesurée à l'égout du toit, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres./De plus lorsque la façade (ou une partie distincte de la façade) comporte une ou plusieurs éléments créant des vues (), la distance minimale entre la façade () au droit des ouvertures et la limite séparative en vis-à-vis est au moins égale à 6 mètres. " L'article 7-2, relatif aux règles particulirèes, prévoit notamment "7-2-1 : Dans le cas d'une construction existante implantée irrégulièrement, sa surélévation dans le prolongement de l'existant est admise, sous réserve de ne pas créer de nouvel élément générant des vues et dans la mesure où elle respecte les autres articles du présent règlement ". L'annexe au règlement précise que " sont considérés comme des éléments constituant des vues au sens du présent règlement : () les balcons d'une profondeur supérieure à 0,80 m ()/ Ne sont pas considérés comme constituant des vues au sens du présent règlement : () les marches et palier des escaliers extérieurs ".

18. Il n'est pas sérieusement contesté que le projet prévoit l'implantation de balcons filants en limite séparative de la propriété du requérant à une distance inférieure à 6 mètres. Toutefois, il résulte de l'article 6 de la décision litigieuse que celle-ci prescrit la mise en place de pare-vues d'une hauteur minimale de 1,90 m sur l'ensemble des balcons, lesquels ne peuvent, par suite, être regardés comme créant des vues. Par conséquent, dès lors qu'il n'est pas soutenu que ces balcons seraient implantés à moins de trois mètres de la limite séparative, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance des dispositions précitées.

19. En septième lieu, aux termes de l'article UdS 11 du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions, " 11-1 Introduction : Par leur volume, leur architecture, les matériaux employés, les couleurs, les constructions doivent être intégrées de manière harmonieuse dans le paysage urbain dans lequel elles sont situées (). 11-2-2 Les éléments décoratifs : () des modénatures et des éléments de marquage qui s'harmonisent avec les constructions avoisinantes : tels que les bandeaux, corniches, encadrements de fenêtres, chaînes d'angle etc. doivent être prévus () ".

20. Il ressort des pièces du dossier que les constructions avoisinantes, qui sont constituées aussi bien de pavillons en R+1+C que de petits collectifs en R+2 et de collectifs de dimension plus importante de R+4 à R+8, sont caractérisées par une grande diversité, en ce qui concerne leur architecture, la composition de leurs façades et notamment la présence et la nature des balcons et éléments décoratifs, les matériaux et couleurs employés, la forme et la taille des baies ainsi que les toitures. Dans ces conditions, si elle accroît la taille des ouvertures et prévoit des balcons filants et un escalier extérieur, la construction projetée, en R+2 et dont la forme et la couleur de façade sont sobres, ne peut être regardée comme méconnaissant les dispositions précitées. A cet égard, si la décision attaquée recommande au pétitionnaire, sans toutefois le lui prescrire expressément, d'intégrer l'escalier à l'intérieur de la construction, cette circonstance n'est pas, à elle seule, de nature à démontrer que le projet autorisé ne s'intègrerait pas de manière harmonieuse dans le paysage urbain l'entourant.

21. Enfin si le requérant invoque le projet d'aménagement et de développement durable de la commune prévu par l'article L. 151-2 du code de l'urbanisme, un tel document n'est pas directement opposable aux demandes d'autorisation de construire.

22. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 août 2020 par lequel le maire des Lilas a accordé à M. C un permis de construire, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non recevoir soulevée en défense, ses conclusions doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme que demandent M. C et la commune des Lilas sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune des Lilas, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser à M. A la somme que ce dernier demande au titre des frais de justice.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune des Lilas et M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à M. C et à la commune des Lilas.

Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

- Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,

- Mme Jasmin-Sverdlin, première conseillère,

- Mme Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.

La présidente-rapporteure,

Signé

K. Weidenfeld

La première assesseure,

Signé

I. Jasmin-Sverdlin

La greffière,

Signé

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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