jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2103787 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | CABINET FRANCOIS JACQUOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 mars 2021, l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme ", représentée par Me Jacquot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la directrice de l'établissement public de santé " Ville Evrard " a refusé de lui communiquer la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'établissement portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ainsi que du rapport annuel de l'établissement rendant compte pour l'année 2018 des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention, établis en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique ;
2°) d'enjoindre à la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " de lui communiquer les documents demandés sans occultation de l'identifiant anonymisé des patients ni des mentions portant sur les débuts et fins de période des mesures d'isolement et de contention, le cas échéant en procédant à l'anonymisation des données des patients, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le refus d'accès aux documents sollicités porte une atteinte injustifiée à la liberté d'expression et d'association ;
- les documents sollicités sont communicables, la communication devant être effectuée, en ce qui concerne le registre des mesures d'isolement et de contention, sans occultation de l'identifiant anonymisé des patients, sauf à porter une grave atteinte aux libertés fondamentales et, dans le cas où ce registre comporterait les noms des patients, après mise en oeuvre par l'établissement de santé d'une procédure préalable d'anonymisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 novembre 2022, l'établissement public de santé " Ville Evrard ", représenté par Me Français, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le refus de communication est légalement justifié par le respect du secret médical des patients ainsi que de la vie privée des patients et des professionnels de santé et le risque important de dévoiement des informations contenues dans les documents sollicités, conformément aux articles L. 1110-4 du code de la santé publique et L. 322-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la demande de communication se heurte à une impossibilité matérielle dès lors qu'il ne dispose pas d'un document unique et informatisé retraçant l'ensemble des mesures d'isolement et de contention prescrites durant l'année 2018 et que l'élaboration d'un tel document ferait peser sur l'établissement une charge de travail déraisonnable.
Par une ordonnance du 6 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'avis favorable de la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) en date du 25 juin 2020.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Charageat, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique,
- le rapport de M. Charageat, magistrat désigné ;
- les conclusions de M. Combes, rapporteur public,
- et les observations de Me Jacquot, représentant l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme ", l'établissement public de santé " Ville-Evrard " n'étant ni présent, ni représenté.
Une note en délibéré présentée pour l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " a été enregistrée le 19 juin 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courriel du 27 décembre 2019, l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " a demandé à la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " de lui communiquer la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'établissement portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ainsi que du rapport annuel de l'établissement rendant compte pour l'année 2018 des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention, établis en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique. Compte tenu du silence gardé par cet établissement, elle a saisi la CADA par un courrier enregistré le 20 mars 2020. Cette commission a émis le 25 juin 2020 un avis favorable à la communication des documents demandés, sous réserve de l'occultation de certaines mentions couvertes par le secret. La requête de l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " doit être regardée comme tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant plus de deux mois par l'établissement public de santé " Ville-Evrard " consécutivement à sa saisine de la Commission d'accès aux documents administratifs en date du 20 mars 2020, conformément à l'article R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, (), quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public (). Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques () ". Aux termes de l'article L. 311-1 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes de l'article L. 311-5 de ce code : " Ne sont pas communicables : () 2° Les autres documents administratifs dont la consultation ou la communication porterait atteinte : () / d) A la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations () / h) Ou sous réserve de l'article L. 124-4 du code de l'environnement, aux autres secrets protégés par la loi. ". Aux termes de l'article L. 311-6 de ce code : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs : / 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée, au secret médical () / 3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice. () ". Aux termes de l'article L. 311-7 de ce code : " Lorsque la demande porte sur un document comportant des mentions qui ne sont pas communicables en application des articles L. 311-5 et L. 311-6 mais qu'il est possible d'occulter ou de disjoindre, le document est communiqué au demandeur après occultation ou disjonction de ces mentions. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction applicable au litige : " L'isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision d'un psychiatre, prise pour une durée limitée. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte confiée par l'établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin. / Un registre est tenu dans chaque établissement de santé autorisé en psychiatrie et désigné par le directeur général de l'agence régionale de santé pour assurer des soins psychiatriques sans consentement en application du I de l'article L. 3222-1. Pour chaque mesure d'isolement ou de contention, ce registre mentionne le nom du psychiatre ayant décidé cette mesure, sa date et son heure, sa durée et le nom des professionnels de santé l'ayant surveillée. Le registre, qui peut être établi sous forme numérique, doit être présenté, sur leur demande, à la commission départementale des soins psychiatriques, au Contrôleur général des lieux de privation de liberté ou à ses délégués et aux parlementaires. / L'établissement établit annuellement un rapport rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention, la politique définie pour limiter le recours à ces pratiques et l'évaluation de sa mise en œuvre () ".
4. Le registre et le rapport dont l'établissement est prévu par l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique constituent des documents administratifs régis par les dispositions du livre III du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, les articles L. 311-6 et L. 311-7 de ce code subordonnent leur communication aux tiers à la condition que soient occultées ou disjointes les mentions dont la communication porterait atteinte à la vie privée ou au secret médical des patients. Doivent également l'être les mentions permettant d'identifier les soignants, afin d'éviter que la divulgation d'informations les concernant puisse leur porter préjudice. Au demeurant, dans ses écritures, l'association requérante déclare que sa demande de communication de documents ne porte pas sur les mentions permettant d'identifier les membres du personnel, dont elle sollicite l'occultation.
5. En ce qui concerne les patients, dans le cas où leur identité a fait l'objet d'une pseudonymisation, laquelle ne permet l'identification des personnes en cause qu'après recoupement d'informations, il appartient au juge administratif d'apprécier si, eu égard à la sensibilité des données en cause et aux efforts nécessaires pour identifier les personnes concernées, leur communication est susceptible de porter atteinte à la protection de la vie privée et au secret médical. En l'espèce, compte tenu de la nature des informations en cause, qui touchent à la santé mentale des patients, et du nombre restreint de personnes pouvant faire l'objet d'une mesure de contention et d'isolement, facilitant ainsi leur identification, alors au demeurant que les autorités énumérées à l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique peuvent accéder à l'ensemble des informations figurant sur les registres et contrôler l'activité des établissements concernés, l'identifiant dit " anonymisé " figurant dans ces registres, y compris s'il s'agit d'un identifiant spécialement défini par l'établissement, doit être regardé comme une information dont la communication est susceptible de porter atteinte à la protection de la vie privée et au secret médical. Cet identifiant n'est donc communicable qu'au seul intéressé en vertu des dispositions de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration.
6. Dans ces conditions, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que l'identifiant des patients devrait lui être communiqué en ce qu'il permet de garantir la traçabilité des mesures prises à l'égard des patients et que son occultation porterait atteinte à des droits et objectifs garantis par la Constitution. En outre, l'objet social de cette association n'est pas susceptible d'écarter les limites au droit de communication mentionnées ci-dessus, lesquelles en tout état de cause ne portent pas atteinte à la liberté d'expression et d'association.
7. Dans ses écritures, l'établissement public de santé " Ville-Evrard " se prévaut cependant de deux circonstances faisant obstacle à la communication des documents sollicités. Il invoque en premier lieu l'impossibilité matérielle de transmettre ces documents en faisant valoir que la tenue du registre de mesures d'isolement et de contention résulte d'une obligation récente. Toutefois, il est constant que ce dispositif a été introduit par la loi du 26 janvier 2016. En outre, si l'établissement allègue qu'aucun registre unique automatisé et informatisé n'a été mis en place pour l'année 2018, les dispositions législatives alors en vigueur n'imposaient pas que le registre soit établi sous forme numérique et cet établissement reconnaît d'ailleurs que les mesures d'isolement et de contention sont répertoriées dans des registres " papiers ". Par ailleurs, ce dernier ne justifie d'aucune circonstance ayant pu justifier que le rapport annuel rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention ne soit pas établi. Il invoque, en second lieu, le risque de dévoiement des informations communiquées en faisant valoir que compte tenu des buts qu'elle s'est fixés, l'association requérante, qui est liée à un mouvement sectaire, utiliserait les données en vue de " campagnes de dénigrement de la psychiatrie auprès des pouvoirs publics comme de la population ". Toutefois, les mesures d'occultation mentionnées aux paragraphes 4 et 5 ci-dessus sont de nature à garantir le respect des secrets protégés par la loi. En tout état de cause, l'association requérante devra se conformer aux dispositions de l'article L. 322-1 du code des relations entre le public et l'administration qui énoncent que sauf accord de l'administration " la réutilisation des informations publiques est soumise à la condition que ces dernières ne soient pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées " ce qu'il sera loisible à l'établissement public de santé de rappeler au moment de la communication.
8. Il résulte de tout ce qui précède que les documents sollicités peuvent être communiqués à l'association requérante, sous réserve de l'occultation préalable de l'identifiant " anonymisé " du patient ainsi que des mentions permettant d'identifier les personnels soignants. Par suite, la décision par laquelle la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " a implicitement refusé de communiquer à l'association requérante la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'établissement portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ainsi que du rapport de l'établissement rendant compte pour l'année 2018 des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention, établis en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique que la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " communique à l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme ", après occultation de l'identifiant " anonymisé " des patients ainsi que des mentions permettant d'identifier les personnels soignants, la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'établissement portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 et la copie du rapport de l'établissement rendant compte pour l'année 2018 des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention établis en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de procès :
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " la somme que l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par l'établissement public de santé " Ville-Evrard " soient mises à la charge de l'association requérante, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " a implicitement rejeté la demande de communication de documents administratifs de l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la directrice de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " de communiquer à l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme ", après occultation de l'identifiant " anonymisé " des patients et des mentions permettant d'identifier les personnels soignants, la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'établissement portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ainsi que la copie du rapport de l'établissement rendant compte pour l'année 2018 des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention établis en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de l'établissement public de santé " Ville-Evrard " tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association " commission des citoyens pour les droits de l'homme " et à l'établissement public de santé " Ville-Evrard ".
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
Le magistrat désigné,
D. Charageat Le greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103787
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026