LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104097

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104097

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104097
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELMI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mars 2021 et deux mémoires enregistrés le 15 juin 2021, M. B A, représenté par Me Oumayma demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, une autorisation provisoire de séjour et de supprimer son inscription au système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le refus de lui délivrer un titre de séjour est entaché d'incompétence ;

- cette décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'identité des signataires de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et qu'il n'est pas possible de s'assurer de l'authenticité des signatures figurant sur l'avis ni de ce que le dispositif d'apposition des signatures est conforme aux dispositions de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005, de l'article 1367 du code civil, du décret n°2017-1416 du 28 septembre 2017 et du règlement UE n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 ;

- elle méconnaît les dispositions du 11° l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du 10°) de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui a produit l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'intégration et de l'immigration.

Par ordonnance du 22 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au

30 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement UE n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives.

- le décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Gauchard, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient pas présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant bangladais né le 10 octobre 1982 à Munshiganj, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé le 7 décembre 2020. Par un arrêté du 25 février 2021, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné.

2. Par deux arrêtés n° 2021-0371 du 10 février 2021 et n° 2021-0372 du

22 février 2021, publiés au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis respectivement les 11 février 2021 et 24 février 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration, ainsi qu'en cas d'absence ou d'empêchement de cette dernière à M. H, chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour, et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier à Mme G F, signataire de l'arrêté litigieux, à l'effet de signer, notamment, les arrêtés portant refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de renouvellement de titre de séjour serait entaché d'incompétence doit être écarté.

2. L'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne constituant pas une décision, le requérant ne peut utilement faire valoir qu'il n'aurait pas été signé dans des conditions conformes aux dispositions de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005. Il ressort des termes mêmes de l'avis du 5 février 2021, produit par le préfet de la Seine-Saint-Denis, qu'il a été rendu par trois médecins, au vu d'un rapport médical établi par un quatrième médecin, qui n'a pas siégé lors de la réunion du collège ayant statué sur la demande de M. A. Par ailleurs, l'avis comporte l'indication du nom des médecins l'ayant signé et, à supposer même que le procédé par lequel l'avis a été signé ne puisse bénéficier de la présomption de fiabilité posée par l'article 1367 du code civil et l'article 1er du décret susvisé du 28 septembre 2017, la seule circonstance que les signatures figurant sur l'avis soient numérisées ne suffit pas à faire douter de l'identité des signataires ou de l'authenticité de leur signature. Ainsi, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure à raison de ce que l'avis du collège de médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration serait lui-même entaché d'irrégularités, doit être écarté.

3. Aux termes des dispositions, alors en vigueur, du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : " A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

4. Pour rejeter la demande de titre de séjour de M. A, le préfet de la Seine-Saint-Denis a estimé, au vu de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, un traitement approprié est disponible dans son pays d'origine. Si M. A, qui souffre notamment de diabète insulino dépendant et de rétinopathie diabétique, produit d'assez nombreux certificats médicaux, des ordonnances médicales et des comptes rendus d'examens de biologie médicale et d'hospitalisation, seul un certificat d'un médecin généraliste, en date du 7 juin 2021, évoque la nécessité d'un suivi régulier en France et qualifie, sans autre précision, le suivi de l'intéressé dans son pays de " difficile ". Ainsi, les pièces médicales produites par le requérant ne sont pas de nature à établir l'indisponibilité du traitement au Bangladesh ni à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet. Par ailleurs, le requérant, qui n'apporte aucune indication ni précision sur ce point et se borne à indiquer que dans ce pays le prix des médicaments qui lui sont prescrit constituerait pour lui une charge démesurée, n'établit dès lors pas qu'il ne pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour litigieux méconnaîtrait les dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de ce que la mesure d'éloignement attaquée méconnaîtrait les dispositions, alors applicables, du 10°) de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles l'étranger résidant habituellement en France ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Pour les mêmes motifs, il en va également de même du moyen, qui n'est d'ailleurs opérant qu'à l'encontre de la décision distincte fixant le pays de destination de M. A, tiré de ce qu'à raison de l'impossibilité d'y recevoir des soins, le retour au Bengladesh l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence de ses conclusions aux fins d'injonction et de celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gauchard, président,

M. E, magistrat honoraire, faisant fonction de premier conseiller,

M. Breuille, conseiller,

Lu en audience publique le 9 mars 2023.

Le président-rapporteur,

L'assesseur le plus ancien,

L. GauchardJ F E

Le greffier,

S Jarrin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2104097

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions