LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104168

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104168

mercredi 17 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104168
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantCHEMIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2021, M. F E, représenté par Me Chemin, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 30 décembre 2020 par lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné, lui a fait interdiction de retourner en France pendant une durée de deux ans et l'a informé de ce qu'il fait l'objet d'un signalement dans le système d'information Schengen ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale ", ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'intervalle une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai d'un mois suivant la date de la décision à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision qui rejette sa demande de titre de séjour et celle qui lui fait obligation de quitter le territoire français sont insuffisamment motivées ;

- ces décisions sont entachées d'incompétence ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions du 7°) de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur sa vie privée et familiale ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est bien fondé à exciper de l'illégalité de la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision qui lui accorde un délai de trente jours pour satisfaire à cette mesure d'éloignement et de celle fixant le pays à destination duquel il sera éloigné ;

- la décision lui accordant un délai de trente jours est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa vie personnelle ;

- la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La procédure a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit d'observations en défense.

Par une ordonnance du 13 avril 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gauchard,

- et les observations de Me Chemin, représentant M. E.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant sri lankais né le 6 novembre 1983 à Inuvil (Sri Lanka), qui serait entré en France le 10 décembre 2012, a, le 14 février 2013, présenté une demande d'asile. Cette demande a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatride (OFPRA) du 24 septembre 2015, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 8 novembre 2016. Sa première demande de réexamen a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 12 janvier 2017, confirmée par la CNDA le 15 mai suivant. Par un jugement n° 1800582 du 16 février 2018, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du 8 janvier précédent par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de l'admettre au séjour au titre de l'asile en vue d'une deuxième réexamen de sa demande d'asile. M. E demande l'annulation des décisions du 30 décembre 2020 par lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée le 16 juin 2020, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné, lui a fait interdiction de retourner en France pendant une durée de deux ans et l'a informé de ce qu'il fait l'objet d'un signalement dans le système d'information Schengen.

2. Si le préfet a, par l'article 6 de l'arrêté litigieux, informé M. E de ce qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, une telle information portée à la connaissance du requérant n'entraîne pas, par elle-même, son signalement. Dès lors, cette information ne fait pas grief. Il suit de là que les conclusions tendant à l'annulation de la " décision " par laquelle le préfet a informé le requérant de son signalement au système d'information Schengen, qui ne sont d'ailleurs assorties d'aucun moyen venant à leur soutien, ne peuvent qu'être rejetées. De même, si M. E demande l'annulation de la décision qui lui fait interdiction de retourner en France pendant une durée de deux ans, il n'articule aucun moyen au soutien de telles conclusions aux fins d'annulation.

3. Par un arrêté n° 2020-2175 du 2 octobre 2020, publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis le 5 octobre suivant, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné à Mme C B, attachée d'administration de l'Etat, signataire des décisions litigieuses, délégation à l'effet de signer de telles décisions, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D A, directrice des migrations et de l'intégration, elle-même titulaire d'une telle délégation en vertu d'un arrêté préfectoral n° 2020-1515 du 31 juillet précédent, régulièrement publié le même jour au bulletin précité. Il n'est pas établi, ni même allégué que Mme A n'aurait pas été absente ou empêchée à la date à laquelle les décisions litigieuses ont été prises. Il suit de là que le moyen tiré de ce que le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français seraient entachées d'incompétence doit être écarté.

4. L'arrêté litigieux vise notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ses articles 3 et 8 et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle l'état civil et la nationalité du requérant, indique que ce dernier ne se prévaut d'aucun motif exceptionnel ou humanitaire, qu'il ne peut se prévaloir d'une durée de présence en France antérieure au 16 mars 2018, qu'il ne justifie pas de liens personnels et familiaux en France alors qu'il est père de quatre enfants vivants dans son pays d'origine, ainsi que son épouse et sa mère, que s'il présente une demande d'autorisation de travail il ne justifie pas d'une insertion professionnelle effective et stable ni de perspective d'embauche, que sa demande d'asile a été rejetée, qu'il s'est soustrait à une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre et qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements prohibés par les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les décisions litigieuses comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait sur la base desquelles elles ont été prises. Il suit de là, alors que M. E ne peut utilement contester, au soutien d'un tel moyen, le bien fondé des motifs de faits retenus par le préfet, que le moyen tiré du défaut de motivation des décisions litigieuses doit être écarté.

5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E aurait demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions, alors applicables, du 7°) de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas examiné sa demande de titre de séjour au regard de ces dispositions. Dans ces conditions, le moyen tiré de leur méconnaissance ne peut qu'être écarté comme inopérant.

6. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ". L'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, dispose : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article

L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

7. M. E, qui ne justifie pas de la date à laquelle il serait entré en France, ne produit aucune pièce le concernant antérieurement au 14 février 2013. Dans ces conditions, si le préfet de la Seine-Saint-Denis a relevé, à tort, que le requérant ne peut être regardé comme ayant séjourné en France antérieurement au 16 mars 2018, à l'expiration du délai pour quitter le territoire courant de la date du jugement précité du tribunal administratif de Montreuil du 16 février 2018, en tout état de cause, la durée de présence en France du requérant, limitée à une durée de l'ordre de sept années et dix mois à la date des décisions attaquées, ne constitue pas, en elle-même, un motif exceptionnel d'admission au séjour au sens des dispositions législatives précitées. Si le requérant produit des bulletins de salaires de deux employeurs dont il ressort qu'il a travaillé en qualité de plongeur, à mi-temps de février 2016 à mars 2017, soit pendant un peu plus d'une année, puis à plein temps entre avril 2017 et octobre 2020, soit pendant une durée de trois années et six mois, il ne produit pas de contrat de travail. En tout état de cause, une telle durée ne caractérise pas plus un motif exceptionnel d'admission au séjour. M. E, qui se borne à se prévaloir de ses très bonnes relations avec ses collègues de travail, ne se prévaut ainsi d'aucune attache personnelle et familiale en France. Il ne conteste pas les termes de l'arrêté critiqué selon lesquels, sa mère, son épouse et leurs quatre enfants vivent dans son pays d'origine et ne peut dès lors être regardé comme étant dépourvu d'attaches familiales dans ce pays. Dans ces conditions, le moyen, qui n'est opérant qu'à l'encontre du refus de titre de séjour litigieux, tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il en va de même, alors qu'au regard des buts en vue desquels elles ont été prises, ces décisions n'ont pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du moyen tiré de leur méconnaissance et du moyen tiré de ce que ces décisions seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur la vie personnelle de l'intéressé. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce qu'en lui accordant un délai de trente jours le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa vie personnelle doit être écarté.

8. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant à trente jours le délai qui lui est accordé pour satisfaire à cette mesure d'éloignement et de la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné.

9. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants. " ;

10. En se bornant à faire valoir qu'il appartient à la " minorité tamoule " et à mentionner des activités politiques sur lesquelles il n'apporte aucune précision, le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée, n'établit pas qu'il risque d'être soumis à des traitements prohibés par les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au Sri Lanka. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné, doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le requérant sur leur fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 20 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gauchard , président,

Mme Caron-Lecoq, première conseillère,

M. Breuille, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.

Le rapporteur,

L. Gauchard

L'assesseur le plus ancien,

C. Caron-Lecoq La greffière,

S. Jarrin

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions