jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2104186 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | ACHACHE ALICE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mars 2021 et un mémoire complémentaire enregistré le 2 mars 2022, M. D A, représenté par Me Achache, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de séjour mention " salarié ", dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ; à titre subsidiaire, d'enjoindre à cette autorité de réexaminer sa demande de titre de séjour mention " salarié " dans un délai de deux semaines à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant du refus de séjour :
- la décision est entachée d'incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors qu'il aurait dû se voir délivrer un titre de séjour ;
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'interdiction de retour :
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête n'est pas fondée.
Des pièces demandées à M. A le 30 septembre 2022, sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, ont été enregistrées le 3 octobre 2022 et communiquées au préfet des Hauts-de-Seine.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 octobre 2022 :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Achache, représentant M. A, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 25 août 2002, fait valoir être entré en France en octobre 2018. Après avoir été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance en novembre 2018, il a sollicité le 25 août 2020, soit à sa majorité, son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette demande a été enregistrée le 13 octobre 2020. M. A demande l'annulation de l'arrêté du 1er février 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme C F, chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui disposait d'une délégation de signature à cette fin, consentie par un arrêté PCI n° 2020-157 du 29 décembre 2020, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine le 30 décembre 2020, l'autorisant à signer en cas d'empêchement de Mme B, directrice des migrations et de l'intégration. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B n'aurait pas été absente ou empêchée lorsque l'arrêté attaqué a été signé. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour, qui vise les dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables et analyse la situation de l'intéressé au regard de ces dispositions, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait insuffisamment examiné la situation de l'intéressé. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen doivent ainsi être écartés.
4. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et doit, pour ce motif, être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " A titre exceptionnel et sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire prévue aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " peut être délivrée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, à l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le respect de la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigé ".
6. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
7. Le préfet a, pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, considéré que l'intéressé n'avait pas été suffisamment assidu au cours de l'année scolaire 2019-2020 et en a déduit, en dépit des résultats satisfaisants obtenus par l'intéressé, que le caractère réel et sérieux de la formation n'est pas avéré. Il a par ailleurs retenu qu'un rapport social faisait état d'une attitude irrespectueuse et d'un comportement déplacé de la part de M. A vis-à-vis des professionnels des services de l'aide sociale à l'enfance. Il a également considéré que l'intéressé ne démontrait pas avoir rompu les liens avec sa famille restée dans son pays d'origine, alors qu'il a déclaré avoir quitté la Guinée au motif que ses parents n'avaient plus les moyens de le scolariser.
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance à compter du 11 décembre 2018, et qu'il y a été placé provisoirement par une ordonnance du 20 juin 2019 du tribunal pour enfants de la cour d'appel de Versailles, puis jusqu'au 25 août 2020 par une décision du 4 juillet 2019 rectifiée par une ordonnance du 8 juillet 2019. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le requérant a préparé le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) " Maintenance des bâtiments des collectivités " à compter de septembre 2019. Cependant, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a cumulé 122 (90 + 32) heures d'absences au cours de l'année 2019-2020, dont 24 (7 + 17) sont injustifiées, ainsi que d'ailleurs 25 heures d'absence dont 4 sont injustifiées pour le premier semestre de l'année 2020-2021, quand bien même le directeur du centre de formation des métiers atteste, le 10 février 2021, du sérieux et de son investissement dans ses études. Par ailleurs, il est constant que la mère du requérant réside encore dans son pays d'origine, tout comme un frère et deux sœurs et il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A n'aurait conservé aucun lien avec eux, le requérant soutenant sans verser à cet égard aucune pièce que son père serait décédé avant son arrivée en France. Enfin, il ressort de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de l'intéressé dans la société française, en dépit d'autres notes versées par le requérant, que ce dernier a eu par deux fois un comportement irrespectueux avec certains professionnels de cette structure en octobre et en novembre 2019. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions précitées au point 5, et les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent par suite être écartés.
9. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de séjour ni à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Cependant, le requérant ne peut utilement se prévaloir d'un droit à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et il ressort en tout état de cause de ce qui a précédemment été dit au point 8 que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrant un titre de séjour sur ce fondement. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment développés au point 8, le requérant, qui est par ailleurs célibataire et sans enfant, qui ne réside en France que depuis la fin de l'année 2018 et qui est mentionné au fichier du traitement d'antécédents judiciaires pour des faits du 5 novembre 2020 de détention non autorisée, d'usage illicite et d'offre ou de cession non autorisée de stupéfiants, en tant qu'auteur, n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale normale et méconnaîtrait ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ni à se prévaloir, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'encontre de la décision lui faisant interdiction de retour.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
14. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " III. ' L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. () / Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence du cas prévu au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. () / La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
15. En premier lieu, l'arrêté vise le III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, mentionne plus particulièrement ses quatrième et huitième alinéas, et, en ce qui concerne tant le principe que la durée de l'interdiction de retour, les éléments pris en compte au titre des critères mentionnés par les dispositions précitées au point 14, à savoir les circonstances que l'intéressé est présent en France depuis deux ans et un mois, qu'il est célibataire, sans enfant et que ses attaches sur le territoire français ne sont pas intenses. Le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision portant interdiction de retour doit donc être écarté.
16. En second lieu, au regard des éléments mentionnés aux points 8 et 12, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a, en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, entaché cette décision d'erreur d'appréciation ou a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. Il suit de là que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour et que ses conclusions à fin d'annulation doivent donc être rejetées.
Sur le surplus :
18. Le présent jugement, lequel rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent être rejetées.
19. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre ainsi que sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Achache et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gauchard, président,
Mme Renault, première conseillère,
M. Breuille, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
L. E
Le président,
Signé
L. Gauchard La greffière,
Signé
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026