vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2104269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | LANGLOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 mars 2021 et le 29 mai 2022, M. B A, représenté par Me Langlois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 novembre 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement, sous la même astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour : elle est entachée d'une incompétence de son signataire; elle est insuffisamment motivée ; sa demande n'a pas été correctement examinée ; elle est entachée d'erreurs de droit à défaut de prise en compte des critères de la circulaire du 28 novembre 2012, qui est opposable à l'administration, en ce qu'elle est fondée sur l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique pas aux ressortissants algériens et en ce que le préfet a méconnu l'étendue de sa compétence ; elle est entachée d'erreur de fait ; l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ; l'article 6, paragraphe 5, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnus ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire : elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ; elle est entachée d'erreur de droit ; l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales a été méconnu ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire : elle n'est pas motivée ; elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur une décision de refus de titre de séjour et une décision portant obligation de quitter le territoire français illégales ; il n'est pas établi que sa situation aurait été examinée ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est prononcé sur la demande d'admission exceptionnelle au séjour du requérant pouvait être fondée sur l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont dispose le préfet pour apprécier l'opportunité d'une mesure de régularisation, en lieu et place, par substitution de base légale, des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par une ordonnance du 13 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- et les observations de Me Langlois, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 8 juin 1987 à Taourga, a déposé le 30 décembre 2019 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 4 novembre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2020-2175 du 2 octobre 2020, publié au bulletin d'informations administratives du 5 octobre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme D C, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer les décisions contenues dans cet arrêté, en cas d'absence ou d'empêchement des agents la précédant dans l'ordre des délégataires. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment les dispositions de l'accord franco-algérien susvisé, expose avec une précision suffisante les éléments relatifs à la situation du requérant pris en compte par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, sans qu'il ait été nécessaire d'y faire mention des éléments invoqués dans la requête. Par suite, le refus de titre de séjour attaqué, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivé. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit dès lors être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige n'aurait pas été précédée d'un examen de la demande de titre de séjour du requérant.
5. En quatrième lieu, le requérant soutient que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur l'article L. 313-14, qui n'est pas applicable aux ressortissants algériens.
6. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code, dans sa rédaction applicable au litige " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France.
7. S'il en résulte qu'un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, les stipulations de l'accord franco-algérien n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
8. Dans ces conditions, si en l'espèce le préfet de la Seine-Saint-Denis a fondé illégalement sa décision sur l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de substituer à ce fondement celui relatif au pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour régulariser, en opportunité, la situation de tout étranger, dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver le requérant des garanties de procédure qui lui sont offertes par la loi et que le préfet dispose du même pouvoir d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir général de régularisation que lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, M. A soutient que depuis le mois de juillet 2012, il séjourne continuellement en France, où résident plusieurs membres de sa famille et où il est inséré professionnellement. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant serait entré depuis la Belgique en France, où il ne justifie avoir été domicilié qu'à compter du mois de juin 2013. Il n'apporte pas d'éléments établissant de manière probante qu'il aurait séjourné habituellement sur le territoire français au cours de la période antérieure à cette domiciliation, alors que dans l'arrêté en litige le préfet conteste l'ancienneté de séjour en France dont il se prévaut. En outre, le requérant déclare posséder des attaches familiales en France, sans apporter d'élément au soutien de ses allégations, alors que l'arrêté attaqué, non contesté sur ce point, mentionne qu'il est célibataire, sans charge de famille et que ses parents et sa fratrie vivent en Algérie. Enfin, si M. A établit avoir été employé depuis le mois de décembre 2013 dans le secteur de la restauration en tant qu'employé de cuisine, il ressort des pièces du dossier qu'il a occupé le plus souvent des emplois à temps partiel correspondant à une période d'activité cumulée à temps plein d'environ trois années à la date de l'arrêté attaqué. De surcroît il n'apporte aucune preuve de l'exercice d'une activité du mois de septembre 2018 au mois de novembre 2019 inclus. Ainsi, il ne peut ne prévaloir d'une insertion professionnelle très intense. Par ailleurs, il ne justifie pas de perspectives de bénéficier d'un véritable emploi, ainsi que le révèle au demeurant le contrat à durée indéterminée qu'il a conclu le 1er juillet 2021, qui porte, comme son précédent engagement, sur un emploi comportant environ 87 heures de travail par mois. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas méconnu l'étendue de sa compétence ni commis d'erreur de fait, n'a pas entaché son arrêté d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de l'intéressé ne répondait pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour, dans le cadre de son pouvoir de régularisation.
10. En sixième lieu, en instituant le mécanisme de garantie de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration, le législateur n'a pas permis de se prévaloir d'orientations générales dès lors que celles-ci sont définies pour l'octroi d'une mesure de faveur au bénéfice de laquelle l'intéressé ne peut faire valoir aucun droit, alors même qu'elles ont été publiées sur l'un des sites mentionnés à l'article D. 312-11 de ce code. S'agissant des lignes directrices, le législateur n'a pas subordonné à leur publication sur l'un de ces sites la possibilité pour toute personne de s'en prévaloir, à l'appui d'un recours formé devant le juge administratif. Par suite, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, le requérant ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de ces dispositions, des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. Il suit de la que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
11. En septième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui énonce notamment que " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance " ainsi que de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui énonce que " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () " et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation du requérant doivent être écartés pour les mêmes motifs relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle de l'intéressé que ceux mentionnés au point 9.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait prononcé la décision en litige sans exercer pleinement sa compétence. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
13. En second lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour qui aurait pour effet de priver de base légale la décision d'éloignement ne peut qu'être écarté.
14. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 11.
Sur la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours :
15. En premier lieu, dès lors que le délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français constitue un délai équivalent au délai de droit commun le plus long susceptible d'être accordé en application des dispositions de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008, l'absence de prolongation de ce délai n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, distincte de celle du principe même de ladite obligation, à moins que l'étranger ait expressément demandé le bénéfice d'une telle prolongation ou justifie d'éléments suffisamment précis sur sa situation personnelle. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis une prolongation de ce délai et l'intéressé ne justifie pas que le délai de trente jours prévu par la décision attaquée ne serait pas approprié à sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision en litige doit être écarté.
16. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige n'aurait pas été précédée d'un examen de la situation du requérant.
17. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainerait l'illégalité de la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire ne peut qu'être écarté.
18. En quatrième lieu, eu égard à la situation personnelle, familiale et professionnelle en France du requérant, telle que décrite au point 9, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
19. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que cette décision serait privée de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.
Le rapporteur,
D. E
La présidente,
J. JimenezLa greffière,
S. Saibi
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026