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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104608

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104608

mercredi 5 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104608
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre
Avocat requérantALLER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 avril et 23 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Aller, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour en France pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une carte de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans le délai d'un mois suivant le jugement à intervenir ou, à défaut, procéder au réexamen de la demande dans le même délai en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée de vice de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été précédée de la saisine pour avis de la commission du titre de séjour ;

- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;

- elle est entachée d'erreurs de fait quant à la durée de sa présence habituelle en France, son statut marital, la communauté de vie avec son épouse et sa contribution à l'entretien de ses enfants ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

- elle est privée de base légale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et ce motif ne pouvait légalement fonder une interdiction de retour dans son principe et dans sa durée la décision d'interdiction de retour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête de M. B.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant,

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme F a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant égyptien né le 7 décembre 1986, déclare être entré en France le 5 août 2008 et y avoir résidé depuis cette date. Le 23 janvier 2019, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 25 février 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour en France pour une durée de deux ans. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les concluions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

2. Par arrêté n° 2020-2175 du 2 octobre 2020, publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis le 5 octobre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à Mme D C, cheffe du pôle refus de séjour et interventions, en cas d'absence ou d'empêchement de la directrice des migrations et de l'intégration et du chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour, pour signer les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ et du pays de destination et interdiction de retour. Dès lors qu'il n'est pas établi que les autorités précitées n'auraient pas été absentes ou empêchées lorsque l'arrêté en cause a été pris, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueurs : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans () ".

5. Si M. B soutient résider en France depuis l'année 2008, donc depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté attaqué, il ne verse pas suffisamment de pièces justificatives au dossier pour attester sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, en particulier au titre du second semestre de l'année 2013, pour lequel il ne produit que des relevés bancaires non mouvementés à l'exception de prélèvements automatiques et une demande de carte d'aide médicale d'Etat non signée, pour l'année 2014, pour laquelle il ne produit aucune pièce permettant d'établit sa résidence habituelle en France entre le 13 mai et le 3 octobre, et enfin pour l'année 2019, pour laquelle il ne justifie pas de sa résidence habituelle en France pour les mois de février à octobre. Il s'ensuit que M. B n'est pas fondé à soutenir que du fait de sa résidence habituelle depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, le 25 février 2021, celle-ci ne pouvait intervenir sans saisine préalable de la commission du titre de séjour. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de fait en relevant qu'il ne justifiait pas de sa présence continue en France depuis l'année 2008.

6. En troisième lieu, d'une part, le requérant, qui soutient être présent de façon habituelle en France puis l'année 2008 sans toutefois l'établir ainsi qu'il a été dit au point précédent, se prévaut de la présence en France de son épouse de nationalité égyptienne et de ses quatre enfants, dont deux étaient nés à la date de la décision litigieuse (en 2013 et 2017). Toutefois, alors qu'il est constant que son épouse, qui l'a rejoint en France en 2017, est en situation irrégulière, M. B ne justifie d'aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reconstruise en Egypte, pays dans lequel résident au demeurant ses parents selon les mentions non contestées de l'arrêté attaqué. En outre, M. B ne démontre pas avoir noué en France des liens personnels d'une particulière intensité, ni ne justifie d'une insertion particulière. D'autre part, le requérant, qui soutient travailler comme ouvrier du bâtiment, se borne à faire état de remises de chèques et d'espèces figurant sur ses relevés bancaires, et n'établit ainsi ni la qualité ni l'intensité de son insertion professionnelle ni ne justifie d'une perspective réelle d'embauche. Ainsi, les circonstances alléguées par le requérant ne peuvent suffire à le faire regarder comme justifiant de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 313-14 précité doit être écarté.

7. En quatrième lieu, si c'est à tort que le préfet a relevé que M. B était célibataire, et à supposer même que le préfet ait entaché d'une erreur de fait en relevant qu'il ne justifiait pas de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, il ressort de ce qui a été dit au point précédent que ces erreurs ont été sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que le préfet aurait pris la même décision s'il ne les avait pas commises. Par suite, les moyens tirés du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant et de l'erreur de fait doivent être écartés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, M. B n'établissant pas que le refus de délivrance d'un titre de séjour serait illégal, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondée et doit, en conséquence, être écartée.

9. En deuxième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous les éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande et il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de le mettre à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

10. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B n'aurait pas été mis à même de faire valoir tout élément utile tenant à sa situation personnelle à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour et au cours de son instruction. Il suit de là que le moyen tiré de ce que le préfet aurait privé M. B de son droit d'être entendu préalablement à l'édiction de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doit être écarté.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I- L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / () 5° Si le document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou l'autorisation provisoire de séjour qui avait été délivré à l'étranger lui a été retiré ou si le renouvellement de ces documents lui a été refusé ; / () 7° Si le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ".

12. Pour obliger M. B à quitter le territoire français, le préfet s'est fondé sur les 3° et 5° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il a visés dans l'arrêté attaqué, mais a également relevé que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public dès lors qu'il était connu au fichier du traitement des antécédents judiciaires pour des faits de fraude ou de fausse déclaration pour l'obtention de prestations sociales. Cependant, M. B conteste la matérialité de ces faits et il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que ces faits aient donné lieu à des poursuites pénales. Dans ces conditions, les faits retenus par le préfet à son encontre et figurant au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) ne sauraient suffire à établir que le comportement de l'intéressé constituerait, à la date du refus de titre de séjour en litige, une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Toutefois, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur la seule circonstance que l'intéressé s'était vu refuser la délivrance d'un titre de séjour prévue au 3° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, les tribunaux des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

14. Eu égard à la situation relevée au point 6, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Elle n'est pas d'avantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

15. Aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / () / Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence du cas prévu au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français./()/ La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

16. En premier lieu, la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français vise les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que " l'examen d'ensemble de la situation de l'intéressé a été effectué relativement à la durée de l'interdiction de retour, au regard notamment du huitième alinéa dudit III ". Le préfet, qui développe dans son arrêté l'ensemble des éléments relatifs à la durée de présence de l'intéressé sur le territoire français, la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et précise que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, doit être regardé comme ayant fait état, de manière suffisamment circonstanciée, des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels il a arrêté la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

17. En second lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. B n'établit pas sa présence habituelle sur le territoire français depuis 2008, et ne justifie pas de la réalité de ses liens avec la France. Dans ces conditions, eu égard à ce qui a été dit au point 6, le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait pu légalement prendre la même décision s'il ne s'était pas fondé sur les motifs tirés de ce que sa présence constituait une menace pour l'ordre public. Par suite, en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a ni méconnu les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour en France pour une durée de deux ans. Par voie de conséquence, doivent être rejetées ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 14 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Romnicianu, président,

Mme Dupuy-Bardot, première conseillère,

M. Khiat, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2022.

La rapporteure,

N. F

Le président,

M. E

La greffière,

S. Le Bourdiec

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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