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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2104660

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2104660

jeudi 22 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2104660
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantVANNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 avril 2021, M. B E, représenté par Me Vannier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre à cette autorité de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui remettre, durant toute la durée de la procédure, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle a été prise en l'absence de procédure contradictoire préalable et en méconnaissance du droit d'être entendu ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, en l'absence de saisine de la " commission nationale de l'admission exceptionnelle au séjour " et en méconnaissance de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur de fait ;

- elle méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale par voie d'exception ;

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle a été prise en l'absence de procédure contradictoire préalable et en méconnaissance du droit d'être entendu ;

- elle est entachée d'erreur de droit, dès lors qu'il peut prétendre de plein-droit à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'un défaut de base légale.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 19 avril 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant indien né le 5 avril 1969, régulièrement entré en France le 24 avril 2014, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du

16 juillet 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. M. E demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs au refus de séjour et à la mesure d'éloignement :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2019-1067 du 29 avril 2019, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme D A, directrice de l'immigration et de l'intégration, pour signer les arrêtés refusant ou retirant un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme A, signataire des décisions litigieuses, doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et analyse notamment suffisamment la vie privée et familiale du requérant, quand bien même il n'examine pas expressément la demande de titre de séjour de l'intéressé sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'est pas visé et sur lequel le requérant n'établit pas avoir formulé sa demande, l'arrêté en litige ne mentionnant qu'une demande d'admission exceptionnelle au séjour sans davantage de précision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, en tant qu'il porte refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Selon le paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; (). ". En vertu du paragraphe 1 de l'article 51 de la même charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. (). ". Le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées du paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui s'adressent non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Il peut néanmoins utilement se prévaloir du principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, garantissant à toute personne le droit d'être entendue.

5. L'étranger qui sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour est conduit, à l'occasion du dépôt de sa demande, qui doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle en préfecture, à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui est également loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire ou élément nouveau. Le droit de l'intéressé d'être entendu avant que n'intervienne le refus de titre de séjour est ainsi assuré par la procédure prévue. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant n'aurait pas pu faire valoir tout élément utile tenant à sa situation personnelle à l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour et au cours de l'instruction de sa demande. Il suit de là que le moyen tiré de ce que le préfet de la Seine-Saint-Denis l'aurait privé de son droit à être entendu préalablement à l'édiction des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres au refus de séjour :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 () peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. () ". Dès lors qu'il est constant que le requérant, entré régulièrement en France en 2014, ne réside pas en France depuis au moins dix ans, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était pas tenu de saisir, pour avis, la commission du titre de séjour. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.

7. En deuxième lieu, si M. E verse au dossier des pièces de nature à démontrer sa résidence habituelle en France dès 2014, notamment une demande d'aide médicale de l'Etat, une carte ouvrant droit à l'aide médicale de l'Etat et un relevé de compte bancaire, le préfet de la Seine-Saint-Denis, en se bornant dans la décision en litige à relever que l'intéressé n'apportait devant lui pas d'éléments suffisamment probants pour justifier de sa présence en France depuis son arrivée, notamment pour l'année 2014 où il précise que le requérant n'a produit qu'un justificatif de domicile, sans que l'intéressé n'établisse ni même n'allègue dans sa requête avoir transmis aux services de la préfecture d'autres pièces, n'a commis aucune erreur de fait. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit par suite être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne s'est jamais trouvé en situation régulière sur le territoire français, qu'il réside en France avec son épouse de même nationalité, également en situation irrégulière, et que ce couple peut donc poursuivre sa vie familiale en Inde, avec leurs enfants nés en Inde, en dépit de leur scolarisation en France. Le requérant ne justifie d'aucune autre attache familiale en France ou d'une intégration particulièrement intense, ni d'aucune activité professionnelle. Par suite, la décision contestée n'est pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni ne porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées au point 8 doivent donc être écartés.

10. En quatrième lieu, le requérant ne démontre aucune considération humanitaire. Il ne dispose pas d'attaches familiales en France autres que son épouse, également en situation irrégulière et de même nationalité, de même que leurs trois enfants, dont deux sont mineurs, qui ont vocation à les accompagner en cas de retour en Inde. Par ailleurs, il ne justifie pas de l'exercice d'une activité professionnelle, M. E se prévalant seulement d'une promesse d'embauche postérieure à l'arrêté en litige. Par suite, malgré une relative ancienneté de séjour, la décision en litige n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation doivent donc être écartés.

11. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10, la décision en litige n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation du requérant.

12. Il résulte de ce qui précède, d'une part, que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant refus de séjour contenues dans l'arrêté du 16 juillet 2020 doivent être rejetées, d'autre part, que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision qui lui refuse la délivrance d'un titre de séjour au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la mesure d'éloignement litigieuse. En tout état de cause, compte tenu de ce qui a été dit au point 9, le moyen tiré de ce que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de droit en l'obligeant à quitter le territoire français alors qu'il pouvait bénéficier d'un titre de ce séjour sur le fondement de ces dispositions doit être écarté.

14. En deuxième lieu, la décision contestée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer le requérant de son épouse, ou de les séparer de leurs enfants, les intéressés étant tous deux en situation irrégulière et l'ensemble de la famille, de nationalité indienne, ayant vocation à repartir ensemble en Inde. Ainsi qu'il a été dit précédemment, le requérant ne justifie pas d'autres attaches familiales en France, ni d'une intégration particulière. Par suite, la décision contestée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

15. En troisième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". La décision contestée n'a pas pour effet de séparer l'intéressé de ses enfants, l'intéressé ne démontrant aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans leur pays d'origine. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que ses enfants ne pourraient être scolarisés en Inde. Par suite, la décision contestée ne porte pas atteinte à leur intérêt supérieur, protégé par le 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance de cette stipulation doit par suite être écarté.

16. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 12 à 15 du présent jugement que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision qui lui fait obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays à destination duquel il sera éloigné et à soutenir qu'elle serait entachée d'un défaut de base légale.

Sur le surplus :

17. Le présent jugement, lequel rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. E doivent être rejetées.

18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre ainsi que sur le fondement de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991 par M. E doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gauchard, président,

Mme Caron-Lecoq, conseillère,

M. Breuille, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

L. C

Le président,

Signé

L. Gauchard La greffière,

Signé

S. Jarrin

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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