vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2106638 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | BOUNDAOUI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mai 2021, Mme A B, représentée par Me Boundaoui, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification du jugement, à défaut, de réexaminer sa situation le même délai et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 392 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation par ce dernier à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- en ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour : elle est insuffisamment motivée ; sa situation personnelle n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux ; les stipulations de l'article 6, paragraphe 5, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ; elle est entachée d'erreur de droit au regard du motif retenu par le préfet pour écarter son ancienneté de séjour de dix ans en France ; elle méconnait l'article 6, paragraphe 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant a été méconnu ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire, la décision fixant le pays de renvoi et la décision d'interdiction de retour sur le territoire français : elles sont illégales pour les mêmes motifs que le refus de titre de séjour.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 18 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 7 décembre 2022.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Boundaoui, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante algérienne née le 15 mars 1993 à Oran, a déposé le 1er août 2019 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 6 juillet 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise notamment les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui constituent le fondement de la demande de titre de séjour. En, outre, cet arrêté expose de manière suffisante, sans présenter de caractère stéréotypé, les éléments relatifs à la situation de la requérante pris en compte par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité. Par suite, le refus de titre de séjour attaqué, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivé. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de la requérante.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Mme B soutient qu'elle réside depuis l'année 2008 en France, où elle est entrée à l'âge de quatorze ans accompagnée de sa mère et où séjournent tous les membres de sa famille et fait valoir qu'elle est la mère d'un enfant né en 2015 dont le père est un compatriote. Toutefois, si la requérante établit avoir été présente sur le territoire français au cours de l'année 2009, elle n'apporte aucun justificatif de sa présence du mois d'avril 2010 au mois de novembre 2010 inclus et les pièces qu'elle produit pour justifier de sa présence du mois de juin au mois de décembre 2012 inclus sont insuffisamment probantes à cet égard, s'agissant notamment des relevés bancaires des mois de juillet à octobre qui ne font apparaître aucun mouvement sur le compte, de la lettre d'un organisme bancaire datée du 3 août 2012 lui enjoignant d'approvisionner un compte, ainsi que du relevé de prestations d'assurance maladie qui porte en ce qui la concerne que sur des actes médicaux effectués en 2011. Ainsi, Mme B résiderait habituellement en France depuis au plus tôt le mois de janvier 2013. En outre, si le père de son enfant a obtenu la délivrance d'un certificat de résidence d'une durée de validité d'un an à compter du 23 juillet 2022, il ressort des pièces du dossier qu'il n'était pas titulaire d'un titre de séjour à la date de l'arrêté attaqué quand bien même le refus de titre de séjour dont il a fait l'objet le 12 février 2020 a été annulé, la requérante alléguant que celui-ci ne pourrait retourner en Algérie, sans en préciser le motif. Par ailleurs, elle fait valoir que son père réside en France en se bornant à produire une attestation dont l'auteur déclare qu'il n'a pas pu la reconnaître comme étant sa fille. Enfin, si la requérante établit avoir été salariée au cours des années 2013 à 2017, elle a alors occupé de manière discontinue des emplois à temps partiel et ne justifie pas avoir exercé une activité professionnelle ultérieurement. Il suit de là, compte tenu notamment de la situation familiale de la requérante et du jeune âge de son enfant, que la décision de refus de titre de séjour en litige n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi par cette décision. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées du paragraphe 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le refus de titre de séjour en litige n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6, paragraphe 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté. Mme B ne peut, dès lors, alléguer que le préfet a commis une erreur de droit dans le calcul de son ancienneté de séjour en France alors qu'elle sollicitait la délivrance d'un titre de séjour en se prévalant d'une ancienneté de séjour de dix ans. En tout état de cause, si l'inexécution d'une mesure d'éloignement n'implique pas de retrancher l'ancienneté de séjour en France qui l'a précédée et qu'ainsi le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est mépris sur les conséquences de la soustraction de l'intéressée à la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 17 juillet 2013, il résulte de ce qui est dit au point 5 qu'il aurait pris la même décision s'il n'avait pas commis cette erreur.
7. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 susvisée : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
8. Il résulte de ce qui est dit au point 5, et notamment du jeune âge de l'enfant de la requérante, qu'il n'existait pas d'obstacle, à la date de l'arrêté attaqué, à ce que la cellule familiale de l'intéressée se reconstitue en Algérie. Ainsi, la décision attaquée n'aurait pas pour conséquence de séparer l'enfant de l'un de ses parents. Par suite, cette décision ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant ni, dès lors, ne méconnaît les stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, la décision attaquée, qui fait suite à un refus de titre de séjour, a été prise sur le fondement des dispositions du 3° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur. Ainsi, en application des dispositions du dixième alinéa du même article, elle n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, dont il a été dit précédemment qu'elle était suffisamment motivée.
10. En second lieu, les moyens tirés du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de la requérante, de la méconnaissance des stipulations de l'article 6, paragraphes 1 et 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur de droit commise par le préfet dans le calcul de l'ancienneté de séjour, de la méconnaissance de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que précédemment.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, l'arrêté du 6 juillet 2020, qui vise notamment les articles L. 513-1 à L. 513-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce avec une précision suffisante les éléments de fait qui constituent le fondement de cette décision, en précisant que la requérante est une ressortissante algérienne et qu'elle pourra être éloignée d'office à destination du pays dont elle a la nationalité ou de tout autre pays où elle serait légalement admissible. Cette décision répond ainsi aux exigences de motivation prévues notamment par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
12. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de la requérante.
13. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 6, paragraphe 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que de l'erreur de droit commise par le préfet dans le calcul de l'ancienneté de séjour de la requérante sont inopérants à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
14. En quatrième lieu, Mme B n'apporte aucun élément susceptible d'établir que la décision en litige méconnaîtrait, par elle-même, les stipulations de l'article 6, paragraphe 5, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " () l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. () / La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
16. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. L'autorité administrative doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme présentant une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
17. L'arrêté attaqué vise les dispositions du quatrième alinéa du III de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre cet arrêté expose avec une précision suffisante les éléments relatifs aux conditions du séjour de l'intéressée en France, notamment en ce qui concerne sa situation personnelle et familiale et en faisant référence à une précédente mesure d'éloignement non exécutée. Ainsi, l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent et est suffisamment motivée tant dans son principe que dans sa durée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision ne peut donc qu'être écarté.
18. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de la requérante.
19. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 6, paragraphe 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que de l'erreur de droit commise par le préfet dans le calcul de l'ancienneté de séjour de la requérante sont inopérants à l'encontre de la décision en litige.
20. En quatrième lieu, au regard des conditions du séjour en France de Mme B, telles que décrites au point 5, c'est sans méconnaitre les stipulations précitées de l'article 6, paragraphe 5, de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.
Le rapporteur,
D. C
La présidente,
J. JimenezLe greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026