vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2107125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | DUBOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 18 mai 2021, 9 août 2022 et 17 octobre 2022, M. B C et Mme E A épouse C, représentés par Me Dubois, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) à titre principal d'annuler les titres exécutoires n° 967 du 12 mars 2021 et n° 1291 du 9 avril 2021 par lesquels la commune de Saint-Denis a mis à leur charge une somme totale de 143 947,47 euros ainsi que la décision du 13 avril 2021 par laquelle le maire de cette commune a rejeté leur recours gracieux dirigé contre ces titres ;
2°) à titre subsidiaire, de réformer les titres exécutoires n° 967 du 12 mars 2021 et n° 1291 du 9 avril 2021 ;
3°) de prononcer la décharge des sommes mentionnées dans les titres exécutoires des 12 mars 2021 et 9 avril 2021 ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- en ce qui concerne l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2019 : il n'est pas établi que sa signataire aurait disposé d'une délégation de signature ; il est dépourvu de fondement, en raison du refus du préfet d'accorder le concours de la force publique pour libérer les lieux ; la mise en demeure qu'il édicte est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne les titres exécutoires : ils sont irréguliers à défaut d'être signés ; la mention des bases de liquidation est insuffisante ; ils sont illégaux dès lors que l'arrêté du 11 juillet 2019 sur lequel ils sont fondés est illégal ; les travaux prescrits se sont révélés inefficaces ; ils sont dépourvus de base légale ou, à tout le moins, entachés d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour l'administration d'avoir garanti l'efficience des travaux ; la créance invoquée par la commune est injustifiée, dès lors qu'elle repose sur une seule facture qui n'est en outre pas détaillée ; le montant facturé est excessif, dès lors qu'il ne pouvait être supérieur à 26 400 euros toutes taxes comprises, et qu'il comprend des prestations qui ne sont pas prévues par l'arrêté du 11 juillet 2019 ; ils sont entachés d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juillet 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la contestation de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2019 est tardive ;
- l'arrêté du 11 juillet 2019 a été régulièrement signé et fait une exacte application de l'article L. 1311-4 du code de la santé publique.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 septembre 2022, la commune de Saint-Denis, représentée par Me Gauch, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 16 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 5 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Combes, rapporteur public,
- et les observations de Me Dubois, représentant M. et Mme C et F représentant la commune de Saint-Denis.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C sont les propriétaires, depuis l'année 2006, d'un terrain situé 32/34 rue Jean-Baptiste Clément dans la commune de Saint-Denis (93200). Par un arrêté n° 19-0184 HI URG JBH constatant un danger imminent pour la santé publique et disposant de mesures d'urgence, édicté le 11 juillet 2019, le préfet de la Seine-Saint-Denis les a mis en demeure de débarrasser ce terrain des épaves et déchets qui y étaient entreposés et de dératiser et désinsectiser les lieux, dans un délai de deux jours à compter de la notification de cet arrêté. Par deux titres exécutoires n° 967 du 12 mars 2021 et n° 1291 du 9 avril 2021, le maire de commune de Saint-Denis a mis à la charge des requérants les sommes respectives de 54 947,47 euros et de 89 000 euros, consécutivement à cet arrêté. Les requérants demandent, à titre principal, l'annulation des deux titres exécutoires mentionnés ci-dessus ainsi que de la décision du 13 avril 2021 rejetant leur recours gracieux dirigé contre ces titres et, à titre subsidiaire, la réformation de ces titres.
Sur la régularité des titres exécutoires :
2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé () ".
3. Les titres exécutoires en litige comportent la mention des prénom, nom et qualité de leur auteur. En outre, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales que ces titres n'avaient pas à être signés par ce dernier. Il suit de là, alors qu'il n'est pas allégué que le bordereau de titres de recettes correspondant ne serait pas régulièrement signé, que le moyen tiré du défaut de signature des titres exécutoires en litige doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
5. Les titres exécutoires en litige n° 967 et 1291 comportent respectivement les mentions : " 32-34 rue Jean-Baptiste Clément (report) opération n° 73 - arrêté du 11 juillet 19 " et " 32-34 rue Jean-Baptiste Clément (report) ". Ces seules mentions ne constituent pas une indication suffisante des bases de liquidation de la créance de la commune de Saint-Denis. Toutefois, il résulte de l'instruction que la commune a adressé aux requérants deux correspondances, l'une, en date du 17 février 2020, les informant qu'elle avait fait procéder d'office et à leur frais, au cours de la période du 16 décembre 2019 au 31 janvier 2020, aux travaux prescrits par l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2019 et leur précisant le montant total des dépenses correspondantes qu'elle avait engagées et dont ils étaient redevables, l'autre, en date du 24 décembre 2020, valant titre exécutoire, à laquelle était joint un état des sommes dues. Ainsi, les titres exécutoires en litige constituent la simple réitération du titre en date du 24 décembre 2020, excepté la correction d'une erreur matérielle de quelques centimes dans le montant de la somme mentionné sur ce dernier titre. Dans ces conditions, les requérants, qui ont au demeurant contesté le titre exécutoire en date du 24 décembre 2020 par un recours gracieux en date du 22 février 2021, ont été régulièrement informés de la nature et de l'objet de la somme mise à leur charge par la commune de Saint-Denis. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des titres exécutoires attaqués doit être écarté.
Sur la créance de la commune :
En ce qui concerne le fait générateur de la créance :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1311-4 du code de la santé publique : " En cas d'urgence, notamment de danger ponctuel imminent pour la santé publique, le représentant de l'Etat dans le département peut ordonner l'exécution immédiate, tous droits réservés, des mesures prescrites par les règles d'hygiène prévues au présent chapitre. / Lorsque les mesures ordonnées ont pour objet d'assurer le respect des règles d'hygiène en matière d'habitat et faute d'exécution par la personne qui y est tenue, le maire ou, le cas échéant, le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou à défaut le représentant de l'Etat dans le département y procède d'office aux frais de celle-ci. / La créance de la collectivité publique qui a fait l'avance des frais est alors recouvrée comme en matière de contributions directes () ".
7. L'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
8. Ainsi qu'il a été dit, les titres exécutoires en litige mettent à la charge des requérants des dépenses engagées par la commune de Saint-Denis pour réaliser d'office des mesures prescrites par l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 11 juillet 2019 sur le fondement de l'article L. 1311-4 du code de la santé publique. Il résulte de l'instruction que l'arrêté du 11 juillet 2019 comportait la mention régulière des voies et délais de recours et a été notifié aux requérants le 16 août 2019. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'illégalité de cet arrêté, qui été soulevé par les requérants après l'expiration du délai de recours contre cet arrêté est irrecevable, et ne peut qu'être écarté.
9. En deuxième lieu, dès lors que les titres exécutoires en litige se rapportent à l'exécution d'office par la commune de Saint-Denis de mesures prescrites sur le fondement de l'article L. 1311-4 du code de la santé publique, le moyen tiré de l'exercice illégal du pouvoir de police du maire ne peut qu'être écarté.
10. En troisième lieu, la commune de Saint-Denis établit avoir supporté le coût, d'un montant total de 143 947,47 euros, des travaux de déblaiement et de nettoyage du terrain mentionné au point 1 réalisés par la SARL 1921OKV. Si cette somme a donné lieu à une unique facture de cette société en date du 31 janvier 2020, alors que la commune en a demandé le paiement par les deux titres exécutoires en litige, cette circonstance est par elle-même sans influence sur le bien-fondé de la créance de cette dernière.
11. En quatrième lieu, les requérants ne contestent pas que les travaux facturés le 31 janvier 2020 ont été réalisés. Par suite, ils ne peuvent utilement se prévaloir de la circonstance que le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'accorder le concours de la force publique pour faire procéder à l'évacuation des occupants sans titre du terrain. En outre, s'ils contestent l'efficacité de ces travaux en faisant valoir qu'aucune mesure n'a été prise pour prévenir les désordres, une telle circonstance n'est pas davantage de nature à priver de fondement les titres exécutoires en litige.
12. En cinquième lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
En ce qui concerne le montant de la créance :
13. En premier lieu, ainsi que le soutiennent les requérants, les travaux d'élagage, de tronçonnage d'arbres et d'enlèvement des déchets verts réalisés par la SARL 1921OKV ne figurent pas parmi les mesures prescrites par l'arrêté du 11 juillet 2019. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que ces travaux étaient indispensables pour exécuter ces mesures. Par suite, la commune de Saint-Denis ne pouvait légalement mettre à la charge des requérants le montant de ces travaux.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que les requérants ne justifient pas qu'ils n'étaient pas tenus de supporter le coût des travaux réalisés par la SARL 1921OKV dès lors que ces travaux étaient prescrits par l'arrêté du 11 juillet 2019, à l'exception de ceux mentionnés au point 13. Dans ces conditions, ils ne sont pas fondés à soutenir qu'aucune somme ne pouvait être mise à leur charge au titre de la réalisation d'office par la commune de Saint-Denis des mesures prescrites par l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2019.
15. En troisième lieu, les requérants devant supporter une partie des travaux réalisés d'office par la commune, il y a lieu d'examiner leurs conclusions subsidiaires tendant à ce que le montant des dépenses susceptibles de leur être facturées n'excède pas la somme de 26 400 euros toutes taxes comprises conformément à un devis établi le 7 septembre 2019 par l'entreprise Débarras Services. Si la commune de Saint-Denis fait valoir que ce devis est trop sommaire et n'inclut pas certaines prestations, telles que la mise en sécurité du site et l'installation de barrières, la facture établie le 31 janvier 2020 par la SARL 1921OKV ne comporte aucun chiffrage détaillé des travaux réalisés et la commune ne fournit aucun autre élément permettant de chiffrer avec précision les différentes prestations réalisées. Dans ces conditions, le devis transmis par les requérants doit être regardé comme apportant des éléments suffisants pour calculer la créance de la commune. En revanche, ce devis ayant été établi sur la base d'une durée de travaux de vingt jours, alors que les opérations réalisées par la SARL 1921OKV ont nécessité une durée de six semaines, ainsi que le mentionne la facture établie par cette société, sans que les requérants le contestent sérieusement, le montant des dépenses recouvrable par la commune doit être calculé en prenant en compte cette dernière durée. Il suit de là que ce montant doit être réduit à la somme de 55 440 euros.
16. Il résulte de tout ce qui précède, d'une part, que les titres exécutoires en litiges doivent être annulés en tant que leur montant total excède la somme de 55 440 euros et qu'il y a lieu d'annuler dans cette limite la décision de la commune de Saint-Denis en date du 13 avril 2021, d'autre part, que les requérants doivent être déchargés de l'obligation de payer la somme de 88 507,47 euros.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions des articles L.761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative :
17. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas, pour l'essentiel, la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Saint-Denis demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
18. D'autre part, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions des requérants et de la commune de Saint-Denis tendant au versement des dépens doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les titres exécutoires n° 967 du 12 mars 2021 et n° 1291 du 9 avril 2021 sont annulés en tant que leur montant total excède la somme de 55 440 euros.
Article 2 : La décision de la commune de Saint-Denis en date du 13 avril 2021 est annulée dans la limite mentionnée à l'article 1er ci-dessus.
Article 3 : Les requérants sont déchargés de l'obligation de payer la somme de 88 507,47 euros.
Article 4 : La commune de Saint-Denis versera à M. C et Mme A épouse C une unique somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Les conclusions la commune de Saint-Denis tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au versement des dépens sont rejetées.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et Mme E A épouse C, à la commune de Saint-Denis et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
Le rapporteur,
D. D
La présidente,
J. Jimenez La greffière,
S. Saibi
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026