mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2107658 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP EVODROIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juin 2021 et 29 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Dutheil-Lecouve, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite, née le 8 avril 2021, par laquelle le maire de la commune de Tremblay-en-France a rejeté son recours administratif tendant au versement d'une prime exceptionnelle d'un montant de 660 euros en raison du maintien de son activité pendant l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Tremblay-en-France la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation, alors qu'il a sollicité la communication des motifs sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision est dépourvue de base légale en ce que la délibération du conseil municipal du 25 juin 2020 est dépourvue de précision sur les modalités d'attribution de la prime exceptionnelle concernant le service des sports ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en tant que le maire de la commune a estimé qu'il n'était pas éligible à la prime instituée par la délibération du conseil municipal du 25 juin 2020 en application du décret n° 2020-570 du
14 mai 2020 ;
- la décision méconnaît le principe d'égalité ;
- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 30 juin et 29 août 2022, la commune de Tremblay-en-France, représentée par Me Peru, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Par ordonnance du 2 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 18 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 ;
- le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Truilhé,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- et les observations de Me Astre, substituant Me Peru, pour la commune de Tremblay-en-France.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 25 juin 2020, le conseil municipal de la commune de Tremblay-en-France a institué une prime exceptionnelle pour les agents de la commune mobilisés durant l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans les conditions fixées par le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 et confrontés à un surcroît significatif de travail, en présentiel ou en télétravail, pendant l'état d'urgence sanitaire, soit du
24 mars au 10 juillet 2020, le montant de la prime étant fixé à 660 euros pour les agents permanents qui ont principalement continué durant cette période leur activité partiellement en télétravail et partiellement en présentiel sur les missions essentielles du plan communal de continuité des activités. Par un courriel du 17 juillet 2020, M. A B, fonctionnaire public territorial titulaire affecté depuis 2016 aux fonctions de responsable de la planification et de la réservation des équipements sportifs au sein de la commune de Tremblay-en-France, s'est vu refuser le bénéfice de cette prime aux motifs qu'il n'avait été en situation de télétravail qu'une seule fois au cours de la période concernée, le 23 avril 2020, et que son activité syndicale ne pouvait être prise en compte au titre du plan communal de continuité des activités. Par un recours administratif en date du 4 février 2021, reçu par les services de la commune le 8 du même mois, M. B a réitéré auprès du maire de la commune sa demande de versement de la prime en cause. Ce recours administratif a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, enregistrée le 7 juin 2021, l'intéressé demande au tribunal d'annuler la décision implicite, née le 8 avril 2021, par laquelle le maire de la commune de Tremblay-en-France a rejeté son recours administratif tendant au versement d'une prime exceptionnelle d'un montant de 660 euros en raison du maintien de son activité pendant l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19.
Sur l'étendue du litige :
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours administratif en date du 4 février 2021 doivent ainsi être regardées comme dirigées contre la décision initiale du 17 juillet 2020 lui refusant le bénéfice de la prime exceptionnelle d'un montant de 660 euros au titre du maintien de son activité pendant l'état d'urgence sanitaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article 1er du décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 relatif au versement d'une prime exceptionnelle à certains agents civils et militaires de la fonction publique de l'Etat et de la fonction publique territoriale soumis à des sujétions exceptionnelles pour assurer la continuité des services publics dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19 : " () le présent décret détermine les conditions dans lesquelles l'Etat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics et groupements d'intérêt public () peuvent verser une prime exceptionnelle à ceux de leurs agents particulièrement mobilisés pendant l'état d'urgence sanitaire déclaré en application de l'article 4 de la du 23 mars 2020 susvisée afin de tenir compte d'un surcroît de travail significatif durant cette période () ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Sont considérés comme particulièrement mobilisés au sens de l'article 1er les personnels pour lesquels l'exercice des fonctions a, en raison des sujétions exceptionnelles auxquelles ils ont été soumis pour assurer la continuité du fonctionnement des services, conduit à un surcroît significatif de travail, en présentiel ou en télétravail ou assimilé ". Aux termes de l'article 8 dudit décret : " Pour les agents relevant de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, les modalités d'attribution de la prime exceptionnelle sont définies par délibération de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou de son établissement public dans la limite du plafond fixé à l'article 4. / Les bénéficiaires de la prime, le montant alloué et les modalités de versements sont déterminés par l'autorité territoriale ".
4. Aux termes de l'article 2 de la délibération du 25 juin 2020 portant création d'une prime exceptionnelle pour les agents de la commune mobilisés durant l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19, le conseil municipal de Tremblay-en-France a décidé l'" attribution d'une prime de 660 euros pour les agents permanents () qui ont principalement continué durant la période de l'état d'urgence sanitaire liée au covid-19 leur activité partiellement en télétravail et partiellement en présentiel sur les missions essentielles du plan communal de continuité des activités ".
5. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que, pour déterminer si un agent de la commune a principalement continué durant la période de l'état d'urgence sanitaire liée au covid-19 son activité partiellement en télétravail et partiellement en présentiel et est, par suite, éligible à la prime exceptionnelle susdécrite, il appartient à l'autorité territoriale de procéder à une qualification juridique des faits, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir limité à celui de l'erreur manifeste.
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. Compte tenu du simple pouvoir de qualification juridique des faits imparti à l'autorité territoriale pour déterminer l'éligibilité d'un agent de la commune à la prime exceptionnelle instituée par le conseil municipal au titre du maintien de l'activité durant la période de l'état d'urgence sanitaire, une décision de refus du versement de cette prime doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions pour l'obtenir et comme soumise, par suite, à une obligation de motivation.
8. En l'espèce, le courriel adressé le 17 juillet 2020 à M. B comporte l'énoncé des motifs du refus de versement de la prime exceptionnelle d'un montant de 660 euros au titre du maintien de son activité pendant l'état d'urgence sanitaire, à savoir principalement la circonstance que l'intéressé n'a été en situation de télétravail qu'une seule fois au cours de la période concernée, le 23 avril 2020. Ainsi, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
9. En deuxième lieu, le contrôle exercé par le juge administratif sur un acte qui présente un caractère réglementaire porte sur la compétence de son auteur, les conditions de forme et de procédure dans lesquelles il a été édicté, l'existence d'un détournement de pouvoir et la légalité des règles générales et impersonnelles qu'il énonce, lesquelles ont vocation à s'appliquer de façon permanente à toutes les situations entrant dans son champ d'application tant qu'il n'a pas été décidé de les modifier ou de les abroger. Le juge administratif exerce un tel contrôle lorsqu'il est saisi, par la voie de l'action, dans le délai de recours contentieux. En outre, en raison de la permanence de l'acte réglementaire, la légalité des règles qu'il fixe, comme la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir doivent pouvoir être mises en cause à tout moment, de telle sorte que puissent toujours être sanctionnées les atteintes illégales que cet acte est susceptible de porter à l'ordre juridique. Après l'expiration du délai de recours contentieux, une telle contestation peut être formée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure prise pour l'application de l'acte réglementaire ou dont ce dernier constitue la base légale. Si, dans le cadre de cette contestation, la légalité des règles fixées par l'acte réglementaire, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre du recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'acte réglementaire lui-même et introduit avant l'expiration du délai de recours contentieux.
10. D'une part, il résulte de ce qui précède que M. B ne saurait utilement invoquer, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 17 juillet 2020 par laquelle le maire de la commune de Tremblay-en-France a refusé de lui verser une prime exceptionnelle d'un montant de 660 euros, le moyen tiré du vice de forme de la délibération du conseil municipal du 25 juin 2020 tenant à son absence de précision sur les modalités d'attribution de la prime exceptionnelle concernant le service des sports, dès lors qu'il n'est pas contesté que ladite délibération était définitive à la date d'introduction de la requête. D'autre part, et en tout état de cause, la délibération par laquelle un conseil municipal institue une prime exceptionnelle ne présente pas le caractère d'une décision administrative individuelle et ne saurait, dès lors, entrer dans le champ d'application des articles L. 211-1 à L. 211-8 du code des relations entre le public et l'administration relative à la motivation des actes administratifs. Par suite, le moyen invoqué, qui est à un double titre inopérant, ne peut qu'être écarté.
11. En troisième lieu, M. B soutient que le maire de la commune de Tremblay-en-France a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui verser une prime exceptionnelle de 660 euros au titre du maintien de son activité pendant l'état d'urgence sanitaire. Toutefois, alors qu'il est constant que les équipements sportifs de la commune, dont le requérant a la responsabilité de la planification et de la réservation, étaient inaccessibles durant la période d'urgence sanitaire et que l'intéressé ne conteste pas sérieusement n'avoir été en situation de télétravail qu'une seule fois au cours de la période du 24 mars au
10 juillet 2020, le 23 avril 2020, il n'établit pas, par la seule production de l'ensemble des courriels reçus sur sa messagerie ou bien émis par l'adresse générique " réservation équipements sportif ", avoir eu un surcroît significatif de travail, au sens de l'article 3 du décret du 14 mai 2020, en vue d'assurer les missions essentielles du plan communal de continuité des activités. Si l'intéressé fait par ailleurs valoir que ses heures de délégation syndicale doivent être prises en compte au titre de sa charge de travail, il n'établit pas que celles-ci auraient donné lieu à un surcroît de travail au cours de la période du 24 mars au 10 juillet 2020. Dans ces conditions,
M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. En quatrième lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée méconnaît le principe d'égalité au motif qu'il est le seul agent de la commune à ne pas avoir perçu la prime exceptionnelle instituée par le décret du 14 mai 2020 et la délibération du conseil municipal du 25 juin 2020, les pièces qu'il produit ne permettent pas d'établir que ladite prime aurait été octroyée à un agent exerçant des fonctions et un niveau de responsabilité comparables au sien. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En cinquième et dernier lieu, si M. B soutient que le maire de la commune de Tremblay-en-France a refusé de lui attribuer cette prime compte tenu de sa qualité de représentant syndical, il ne produit aucun élément au soutien de cette allégation. Le moyen tiré du détournement de pouvoir doit dès lors être écarté.
14. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Tremblay-en-France, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Tremblay-en-France.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président-rapporteur,
M. L'hôte, premier conseiller,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
Le président-rapporteur,
J. C. Truilhé L'assesseur le plus ancien,
F. L'hôteLa greffière,
A. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026