jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2107804 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP TIRARD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 juin et 24 novembre 2021, la société civile de construction vente (SCCV) HB 65, représentée par Me Tirard-Rouxel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Gagny a refusé de lui délivrer le permis de construire portant sur la construction d'un immeuble de 22 logements sur un terrain situé 63-65 avenue Henri Barbusse à Gagny ;
2°) d'enjoindre au maire de Gagny de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Gagny le versement d'une somme de 4 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que les motifs de refus du permis sollicité ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 novembre 2021 et 12 janvier 2022, la commune de Gagny, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce que la société requérante soit condamnée à lui verser la somme de 3 000 euros, en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée le 11 juillet 2022 par une ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jasmin-Sverdlin, rapporteure,
- les conclusions de M. Löns, rapporteur public,
- et les observations de Me Tirard-Rouxel, représentant la SCCV HB 65 et de Me Alibay, représentant la commune de Gagny.
Une note en délibéré, présentée par la SCCV HB 65, a été enregistrée le 23 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. La SCCV HB 65 a déposé le 5 février 2021, sous le numéro PC 093 032 21 C0010, une demande de permis de construire un immeuble comprenant 22 logements, d'une surface de plancher de 1 388 m2, sur un terrain situé 63-65 avenue Henri Barbusse à Gagny. Par un arrêté du 27 avril 2021, le maire de Gagny a refusé de délivrer ce permis. La SCCV HB 65 Barbusse demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " Pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, il appartient à l'autorité compétente en matière d'urbanisme, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
3. En vertu de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
4. D'une part, si le projet ne prévoit pas d'aire de présentation des bacs de collectes d'ordures ménagères, il ne ressort, en tout état de cause, pas des pièces du dossier que des prescriptions spéciales n'auraient pas suffi à pallier le risque pour la sécurité publique invoqué par la commune de Gagny en raison de la présence de conteneurs sur le trottoir les jours de collecte.
5. D'autre part, il ressort de l'avis défavorable rendu le 5 mars 2021 par le service " prévention et gestion des déchets " de l'établissement public territorial Grand Paris Grand Est que le projet ne prévoit pas de local de stockage des encombrants d'au moins 6 m2 en rez-de-chaussée, ni de local de stockage des ordures ménagères d'au moins 12 m2 en sous-sol. Toutefois, la commune de Gagny, qui ne conteste pas que la dimension du local prévu pour le stockage des ordures ménagères est suffisante, ne justifie pas que sa localisation en rez-de-chaussée et que l'absence d'un local spécifique pour le stockage des encombrants génèreraient à elles seules un risque de nature à porter atteinte à la salubrité publique tel que le permis de construire sollicité n'aurait pu être accordé, le cas échéant, assorti de prescriptions.
6. Enfin, dès lors qu'il n'est pas soutenu que la situation ou les caractéristiques du parc de stationnement en lui-même seraient dangereuses, la seule circonstance que les pièces graphiques produites à l'appui du dossier de permis de construire ne représentent pas de système de désenfumage n'est pas de nature à établir l'existence d'un risque pour la salubrité ou la sécurité publique au sens des dispositions précitées.
7. Par suite, la SCCV HB 65 est fondée à soutenir que le maire de Gagny a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation, en refusant de lui délivrer le permis sollicité au motif d'une violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme : " L'alimentation en eau potable et l'assainissement des eaux domestiques usées, la collecte et l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ainsi que l'évacuation, l'épuration et le rejet des eaux résiduaires industrielles doivent être assurés dans des conditions conformes aux règlements en vigueur ".
9. Il ressort des mentions de la décision attaquée que le maire de Gagny, qui ne pouvait opposer l'incomplétude du dossier de permis de construire au pétitionnaire, s'est borné à estimer que le dossier de demande présenté par le pétitionnaire ne permet pas de vérifier la conformité du projet aux dispositions de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme en ce qu'il ne comporte pas de note de calcul précisant les modalités de gestion des eaux pluviales, ni un plan d'assainissement, sans opposer effectivement la méconnaissance de ces dispositions. Il s'ensuit que la SCCV HB 65 est fondée à soutenir que le maire de Gagny a irrégulièrement fondé sa décision sur la non-conformité du projet à ces dispositions.
10. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics () de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés () ". Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics, sans prise en compte des perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité, et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement. Un permis de construire doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, lorsque l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
11. D'autre part, une modification de la consistance d'un des réseaux publics de distribution d'eau, d'électricité ou d'assainissement ne peut être réalisée sans l'accord de l'autorité administrative compétente. L'autorité compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité pour un projet qui exige une modification de la consistance d'un réseau public qui, compte tenu de ses perspectives d'urbanisation et de développement, ne correspond pas aux besoins de la collectivité ou lorsque des travaux de modification du réseau ont été réalisés sans son accord.
12. Pour refuser à la SCCV HB 65 le permis de construire sollicité, la commune de Gagny lui a opposé la circonstance, d'une part, que le projet nécessitait une extension du réseau électrique d'une longueur de 114 mètres sur le domaine public et, d'autre part, que la commune, " débitrice de la contribution financière liée à l'extension du réseau électrique " n'était " pas en mesure d'indiquer dans quel délai elle pourrait faire réaliser les travaux d'extension nécessaires, qu'elle n'a, à ce jour, pas inscrit au nombre des dépenses prévues ".
13. Toutefois, il ressort notamment de l'avis rendu par Enedis le 5 mars 2021, d'une part, que les frais de renforcement et d'extension du réseau de distribution d'électricité qui s'élèvent à 11 279,24 euros hors taxe, seront pris en charge par la collectivité en charge de l'urbanisme (CCU) et, d'autre part, que le délai d'exécution de ces travaux sera de quatre à six mois après l'ordre de service de la CCU et l'accord du client au sujet des devis respectifs. Il s'ensuit que la commune de Gagny était en mesure d'indiquer à la société pétitionnaire dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public les travaux d'extension du réseau d'électricité devaient être exécutés. Par ailleurs, la commune ne soutient pas que la modification du réseau d'électricité exigée par le projet ne correspondrait pas à ses besoins compte tenu de ses perspectives d'urbanisation et de développement. Dans ces conditions, la commune ne saurait faire valoir qu'elle pouvait s'opposer aux travaux litigieux dans le but d'intérêt général de lui éviter d'être contrainte, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension du réseau. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas allégué, que le coût de l'équipement projeté serait hors de proportion avec les ressources de la commune, au sens de l'article R. 111-13 du code de l'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré de ce que le maire de la commune de Gagny a entaché sa décision d'une illégalité doit être accueilli.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme :
" Le permis () peut imposer la réalisation d'installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux caractéristiques du projet () ".
15. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit vingt places de stationnement, dont trois places de stationnement commandées, réparties de la manière suivante : deux places chacun, pour trois des appartements T4 (une place directe et une place commandée), une place pour l'un des T4 et les neuf appartements T3 et 4 places pour les neuf appartements T1 ou T2. Si la commune de Gagny fait valoir que cette prévision est insuffisante car cinq appartements ne disposeront pas de place de stationnement, elle n'apporte aucun élément de nature à établir son caractère erroné, alors que le projet est situé à moins de 700 mètres de la gare RER et à proximité de divers arrêts de bus, dans un quartier urbanisé. Par suite, le motif tiré de ce que le projet n'aurait pas pris les mesures suffisantes pour assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules est entaché d'illégalité.
16. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
17. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'environnement bâti du projet est principalement constitué, à l'est, de maisons individuelles de gabarit R+1+C et, à l'ouest, d'immeubles collectifs de gabarit allant du R+3 au R+6. Il ne résulte d'aucun élément versé aux débats que le projet, qui vise à l'édification d'un immeuble de gabarit R+3+C, implanté à l'alignement comme l'immeuble jouxtant le terrain d'assiette du projet, en R+3, situé au 67 rue Henri Barbusse, et avec le même recul à l'alignement que le pavillon voisin, en R+1+C, situé au 61 de la même rue, alors que les toitures des constructions situées à proximité sont de formes différentes, porte atteinte, par ses dimensions et son aspect extérieur, au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. Il s'ensuit que la société requérante est fondée à soutenir que le maire a entaché sa décision d'erreur d'appréciation en se fondant sur un tel motif.
18. En sixième et dernier lieu, dès lors que le projet n'est pas situé aux abords d'un monument historique, le maire de Gagny ne pouvait, sans méconnaître l'étendue de sa compétence, opposer un refus à la demande de permis sollicité en se fondant sur les préconisations émises par l'Architecte des Bâtiments de France dans son avis du 29 mars 2021, recommandant " un projet plus mesuré, en surélévation/extension des dispositions existantes, préservant ainsi le joli jardin et la maison associée ". En outre, la circonstance que les espaces verts collectifs seront accessibles par un local de stockage ne l'entache pas d'illégalité au regard du règlement national d'urbanisme.
19. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Aucun autre moyen n'est susceptible de fonder, en l'état du dossier, l'annulation de la décision attaquée.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la SCCV HB 65 est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2021 rejetant sa demande de permis de construire n° PC 093 032 21 C0010.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". Et aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. /Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / () ".
22. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
23. En l'espèce, il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des motifs fondant l'arrêté du 27 avril 2021 sont entachés d'illégalité. Par ailleurs, en l'état du dossier, il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent d'accueillir les conclusions à fin d'injonction de délivrer le permis de construire sollicité présentées par la société requérante pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ni qu'un changement des circonstances de fait y fasse obstacle. Par suite, le présent jugement implique nécessairement la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée, en l'assortissant, le cas échéant, de prescriptions, notamment en ce qui concerne les modalités de gestion des eaux pluviales et le plan d'assainissement. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre à la commune de Gagny de délivrer à la SCCV HB 65 le permis de construire qu'elle a sollicité dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCCV HB 65, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Gagny lui réclame sur ce fondement.
25. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Gagny la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la SCCV HB 65, et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Gagny PC 093 032 21 C0010 du 27 avril 2021 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Gagny de délivrer le permis de construire sollicité par la SCCV HB 65, le cas échéant assorti de prescriptions, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Gagny versera à la SCCV HB 65 la somme de 2 000 (deux mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Gagny au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV HB 65 et à la commune de Gagny.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Katia Weidenfeld, présidente,
- Mme Irène Jasmin-Sverdlin, première conseillère,
- Mme Marjorie Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
I. Jasmin-Sverdlin
La présidente,
Signé
K. Weidenfeld
La greffière,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026