mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2108595 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SAS ITRA CONSULTING |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juin 2021, M. A B, représenté par Me Traore, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 20033 du 8 septembre 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a interdit de conduire sur le territoire français pour une durée de six mois, ensemble la décision ayant " confirmé " cette suspension reçue " par sms en mai 2021 " ;
2°) de suspendre cette décision ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lever son interdiction de conduite jusqu'à ce qu'il soit statué au fond ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient :
- que la décision litigieuse est insuffisamment motivée ;
- qu'elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas tenu compte de l'avis favorable rendu par la commission médicale en application de l'article R. 221-10 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2021 et dont le requérant a pris connaissance le 18 octobre suivant, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté et, à titre subsidiaire, à son rejet.
Il soutient :
- à titre principal, que la requête est tardive en ce que la décision litigieuse a été régulièrement notifiée à M. B le 15 septembre 2020, et qu'aucune procédure relative à l'interdiction de conduite n'implique l'envoi d'un sms ;
- à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Et aux termes de l'article R. 421-5 de ce même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
3. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En outre, il résulte de la combinaison des dispositions des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative précitées que le destinataire d'une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d'un délai de deux mois à compter de sa notification qui n'est opposable qu'à la condition que les délais et les voies de recours aient été indiqués dans cette notification.
4. En l'espèce, le préfet de la Seine-Saint-Denis soulève une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'accusé de réception produit par le préfet de la Seine-Saint-Denis, lequel a été enregistré par ses services le 18 septembre 2020, que la décision litigieuse portant interdiction à M. B de conduire en France pour une durée de 6 mois lui a été notifiée au plus tard le 18 septembre 2020 par courrier recommandé avec accusé de réception, M. B n'établissant ni même n'alléguant ne pas avoir reçu notification de ladite décision. Par suite, la décision litigieuse doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée au plus tard le 18 septembre 2020. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la décision litigieuse comportait la mention des délais et voies de recours, de sorte que M. B disposait, conformément aux dispositions rappelées au point 2, d'un délai de recours de deux mois à compter de la notification de cette décision, délai qui a par conséquent expiré au plus tard le 18 novembre 2020. Enfin, si M. B fait valoir qu'il aurait reçu " par SMS en mai 2021 " la notification d'une décision de maintien de sa suspension à l'expiration du délai de suspension de six mois, il ne produit aucun élément de nature à établir l'existence d'une telle décision, laquelle au demeurant serait purement confirmative.
5. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Saint-Denis est fondé à soutenir que la requête de M. B, laquelle n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 24 juin 2021, est tardive et, par suite, manifestement irrecevable. Il s'ensuit que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et celles relatives au frais du litige, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 17 janvier 2023.
Le président de la 10ème chambre,
Signé
B. Auvray
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026