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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2109267

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2109267

mardi 20 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2109267
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
PublicationD
Avocat requérantNUNES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n°1810796 du 20 février 2019 rectifié le 26 février 2019, le tribunal administratif de Montreuil a notamment condamné l'Etat à verser à Me Nunes, avocat de Mme B A, une somme de 500 euros en application de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.

Par une lettre, enregistrée le 22 septembre 2020, Mme B A, représentée par Me Nunes, demande l'exécution de l'article 3 du jugement n°1810796 relatif à la condamnation de l'Etat mentionnée ci-dessus dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par une ordonnance en date du 2 avril 2021, le président du tribunal administratif de Montreuil a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution de l'article 3 du jugement n°1810796 du 20 février 2019 rectifié le 26 février 2019 susvisé.

Par un jugement du 21 octobre 2021, le tribunal administratif de Montreuil a enjoint à l'Etat de procéder au versement de la somme de 500 euros en exécution de l'article 3 du jugement n°1810796 rectifié, assortie des intérêts au taux légal à compter du 26 février 2019, dans un délai de trente jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par une lettre enregistrée le 30 avril 2022, Me Nunes demande l'exécution du jugement du 21 octobre 2021 et la liquidation de l'astreinte prononcée par ce jugement à la somme de 15 900 euros.

Par un mémoire, enregistré le 24 juin 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le tribunal qu'il a fait le nécessaire dès le 8 novembre 2021 pour verser les sommes dues à Me Nunes mais que ce dernier avait fourni un relevé d'identité bancaire afférent à un compte clôturé. Il indique, en outre, qu'un relevé d'identité bancaire valable ayant été transmis à la préfecture au mois de mai 2022 la somme de 500 euros, assortie des intérêts légaux courant jusqu'au 8 novembre 2021, soit 75,23 euros, a été versée à Me Nunes.

Par un courrier du 29 juin 2022, Me Nunes maintient ses conclusions au motif que les intérêts légaux ne lui auraient pas été versés.

Vu :

- le jugement n° 1810796 du 20 février 2019 rectifié le 26 février 2019 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ".

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée ".

3. D'une part, il résulte de l'instruction que tant la somme de 500 euros que les intérêts légaux dus par l'Etat en exécution des jugements des 20 février 2019 et 21 octobre 2021 ont été versés à Me Nunes. Par suite, les conclusions tendant au versement à son profit de la somme 500 euros, assortie des intérêts légaux, sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

4. D'autre part, il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que le préfet de la Seine-Saint-Denis a procédé aux diligences nécessaires pour effectuer ce versement dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement du 21 octobre 2021 et que ce versement n'a pas pu intervenir du seul fait de Me Nunes, qui avait fourni un relevé d'identité bancaire relatif à un compte clôturé. Par suite, aucune inexécution ne pouvant être reprochée au préfet de la Seine-Saint-Denis, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée par jugement du 21 octobre 2021.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de Me Nunes tendant à l'exécution de l'article 3 du jugement n° 1810796 rectifié du 20 février 2019, rappelé par l'article 1er du jugement du 21 octobre 2021.

Article 2 : Les conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte prononcée par l'article 2 du jugement du 21 octobre 2021 sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Me Nunes et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Montreuil, le 20 septembre 2022.

La présidente de la 2ème chambre,

Signé

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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